Critique : Les Tribulations d’une caissière

Laurent Pécha | 14 décembre 2011
Laurent Pécha | 14 décembre 2011

En adoptant librement le livre qu'Anna Sam a tiré de sa propre histoire,  Pierre Rambaldi propose une comédie romantique à connotation sociale. Si d'autres cinéastes français ont récemment ou à venir choisi un angle plus sombre - on pense à Lioret et son Toutes nos envies et bientôt Cédric Khan pour Une vie meilleure - pour évoquer une France qui va mal, Rambaldi choisit la carte du conte de Noël.

Tout l'aspect social et économique véhiculé par cette histoire d'une jeune femme obligée de prendre un boulot de caissière de supermarché pour pouvoir subvenir à ses besoins et notamment prendre en charge son jeune frère, est traité de manière bien timorée. On a constamment le droit à l'esquisse alors qu'on aurait aimé voir la « big picture ». On entre ainsi en catimini dans l'antre du supermarché et très vite, les séquences s'y déroulant ne semblent exister que pour meubler la romance naissante entre Deborah François (aussi jolie que délicieuse en caissière instruite au grand cœur) et Nicolas Giraud (en prince charmant moderne). Sans parler que l'enquête orchestrée par Elsa Zylberstein pour démasquer la mystérieuse bloggeuse, n'apporte pas le sel espéré par la faute d'une absence totale de suspense.

 Reste une succession de séquences proches du simple cliché qu'une mise en scène très premier degré ne fait qu'accentuer. Maigre bilan pour des Tribulations qui ressemble au final à un Pretty woman soldé au fond d'un bac de supermarché.

Résumé

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