Critique : Megamind

Laurent Pécha | 14 décembre 2010
Laurent Pécha | 14 décembre 2010

Si l'ombre de l'insurpassable Indestructibles plane sur Megamind, il serait bien injuste de trop les comparer - même si la tentation est grande - tant le dernier né de Dreamworks fait preuve d'une relecture habile de l'univers si codifié des super-héros.

En clair, Megamind parvient à créer sa propre mythologie en malaxant dans tous les sens ou presque l'adage selon lequel on n'est rien sur Terre sans son Némésis. Là, où il y a le bien, il y a forcement le mal et s'identifier face à l'autre a toujours permis de se construire et d'avancer dans la vie. Allez, on adopte et c'est parti pour 90 minutes très tendance où le héros est un méchant qui est en fait pas si méchant que ça et qui deviendra même plus gentil que le gentil (vous avez suivi ?). On retrouve bien l'art (opportuniste) de Dreamworks de se moquer de l'establishment tout en surfant malignement dessus.

Ce qui aurait pu être une simple variante de leurs succès précédents, Shrek en tête qui avait explosé les codes du conte de fées,  parvient à devenir un virevoltant divertissement (la 3D est ici un vrai plus) aux références incontournables du genre joliment mises en valeur (le Superman de Donner et la mémorable prestation de Brando en tête). Malin, le récit réussit à ne pas trop s'appuyer dessus - qu'on les saisisse ou non, l'histoire suit son cours - et enchaîne les séquences mouvementées et souvent bien spectaculaires (la « mort » de Metroman).

Et si techniquement, Megamind montre après l'excellent Dragons que Dreamworks semble prêt à rivaliser avec les meilleurs,  c'est aussi surtout grâce à son cast vocal qu'il emporte définitivement notre adhésion. Si en VF, le trio Merad-Nakache-Dubosc est déjà séduisant, que dire de son homologue US qui offre la possibilité d'entendre le « couple » (à quand un film en live ?) le plus drôle du monde : Will Ferrell et Tina Fey, associé à un certain Mr. Pitt. Will vs Brad, il n'y a que dans l'animation que l'on peut voir un tel duel et rien que pour ça, Megamind mérite le détour !

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(4.3)

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