Le Monde de Narnia : Chapitre 3 - L'Odyssée du passeur d'aurore : critique enneigée

Tatiana Ducrocq | 7 mars 2015
Tatiana Ducrocq | 7 mars 2015

Deux ans et demi après Le Monde de Narnia 2, les enfants Pevensie reviennent sur nos écrans (accessoirement sous la bannière Fox, Disney ayant jeté l'éponge après le succès très relatif du numéro 2), accompagnés à nouveau par le prince Caspian, introduit dans le précédent volet. Mais cette fois-ci, exit les aînés de la famille, seuls les plus jeunes, Edmund et Lucy, retournent au pays d'Aslan, avec comme nouvel acolyte leur cousin Eustache, un spécimen récalcitrant du genre morveux arrogant. 

Ces bouleversements concernant les protagonistes (calqués sur ceux du livre) sont plutôt réjouissants car ils apportent une dose de renouveau à la saga : un souffle comique grâce au personnage du cousin insupportable (il faudra toutefois des nerfs d'acier pour ne pas avoir envie de le claquer dans les 20 premières minutes du récit), et une présentation un peu plus fouillée des héros, ceux-ci n'étant plus que deux au lieu de quatre. Les talents d'actrice de la jeune Georgie Henley bénéficient d'ailleurs grandement de ce surplus d'exposition.

 


L'intrigue de ce troisième opus est, à l'image des autres, bien rythmée (au vu des standards actuels du divertissement familial type Harry Potter), relativement simple et à caractère moral. Les deux cadets sont confrontés à un brouillard maléfique qui réveille leurs démons intérieurs, en l'occurrence le ressentiment d'avoir jusque là vécu dans l'ombre de leur grand frère et grande sœur. Ils devront donc apprendre à faire table rase des jalousies et à s'affirmer. L'histoire se suit avec intérêt, sans ennuyer et sans trop de redondance, et les nombreux passages de combats et d'aventures sont lisibles et bien menés. Logique si l'on considère que le réalisateur Michael Apted a déjà l'expérience d'un James Bond et de la série Rome derrière lui. On retiendra notamment de belles séquences avec un dragon et une attaque spectaculaire d'un monstre marin, clou du spectacle en terme d'action.

 

 

 

 

Résumé

Bien sûr, on retrouve ces fameux animaux qui parlent, un étalage de bons sentiments et une morale qui pourra fortement lasser ou agacer. Mais Narnia 3 est l'un de ces films qui ne s'apprécie que si l'on a gardé son âme d'enfant. Une expression utilisée à tort et à travers mais qui se justifie pleinement ici. 

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(2.6)

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