Films

Ultimate Game : critique

Par Vincent Julé
20 juillet 2009
MAJ : 7 juin 2021
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Par les réalisateurs de Hyper tension.

photo, Gerard Butler

A force de tourner autour du pot, plutôt deux fois qu’une, avec Hyper tension, il fallait bien que Brian Taylor et Mark Neveldine réalisent enfin leur adaptation cinéma de jeu vidéo. Bon, il ne s’agit pas d’un jeu officiel, de GTA ou de Counter Strike, mais ça en a tout l’air. Se rappelant à Running Man et Strange Days, le duo créé une réalité alternative, où le virtuel et le vidéoludique règnent en maîtres. Chaque humain est un joueur potentiel, à la différence près que son avatar est lui aussi humain. Ainsi dans leur simulation de guerre (Slayers) et de vie (un ersatz de Sims 3), le gosse de riches tête à claque ou le gros geek dégoulinant contrôlent des êtres de chair et de sang, qu’ils soient taulards, putes, marginaux et autres laissés pour compte.

 

photo, Gerard Butler

Si l’on a du mal à appréhender les codes de ce film-jeu et à savoir quand commence l’emprise du joueur et se termine la liberté du joué, Taylor / Neveldine ne semblent pas prêts à nous aider. En effet, ils jettent les bases d’un univers qu’ils ne vont jamais approfondir, pour lui préférer une imagerie punk et destroy. Mais attention, punk et destroy dans les années 80 ! Leur version 2009 des Sims est donc perruques roses fluo et combinaisons latex moulantes, boîtes de nuit bruyantes et séances de touche-pipi. Rien de surprenant de la part de ceux qui ont commis Hyper tension me direz-vous, oui, mais en fait, rien de surprenant du tout. S’ils s’en sortent mieux dans la mise en scène de leur FPS bourrin, elle n’a rien non plus d’inventive ou d’originale, à quelques clins d’œil hardcore gamers près.

 

photo, Gerard Butler

Si l’énergie des réalisateurs est intacte, elle se révèle ici complètement vaine. A vouloir raconter une histoire un tant soit peu ambitieuse (et encore), ils se prennent déjà trop sérieux, ou plutôt, ils ne semblent pas capable de l’assumer et d’atteindre une quelconque ampleur. A l’instar de leur héros, un Gerard Butler bien bouffi et sans intérêt. Pourtant, au détour de scènes sorties de nulle part ou du personnage de psychopathe de Michael C. Hall, Ultimate Game rappelle ce qu’il aurait pu (dû ?) être. Ah… mais ce film existe, et il s’appelle Hyper tension 2 !

 

Affiche française

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