Transformers 2 : La Revanche - critique

Laurent Pécha | 15 juin 2009 - MAJ : 12/12/2018 13:30
Laurent Pécha | 15 juin 2009 - MAJ : 12/12/2018 13:30

Michael Bay l'avait crié sur tous les toits : il prendrait en considération les reproches faits à Transformers pour sa suite, à commencer par la « relative » absence d'affrontements entre Autobots et Decepticons. Michael Bay a sacrement tenu sa parole. 

Transformers 2 est LE blockbuster le plus généreux de l'année, un festival pyrotechnique monstrueux où les robots sont les vedettes absolues du récit et se foutent sur la gueule au moindre prétexte.

Hasbro va être content, avec un tel défilé de machines sur grand écran, ils vont en vendre du jouet à tous les enfants de la terre. A ce titre, les 40 dernières minutes de Transformers 2 se situant en Egypte constituent un point de non retour dans la surenchère visuelle où une bonne trentaine de robots, des dizaines de militaires et leurs hélicos, avions, chars se font la guerre en explosant tous les décors dans une absence de subtilité qui fait plaisir à nos rétines bourrines. Du Michael Bay au sommet de sa forme !

 

 

Avant ce plat de résistance relevé par une Megan Fox et son tee-shirt moulant courant  sans cesse au ralenti la bouche ouverte, le réalisateur d'Armageddon n'aura pas pour autant pris son temps, puisque la première séquence post-générique nous invite à découvrir comment Autobots et Decepticons sont capables de détruire Shanghai en jouant à la course-poursuite en milieu autoroutier. Pas de round d'observation donc et il suffit d'une esquisse de scénario pour que Bay et ILM s'en donnent à cœur joie pour faire joujou avec leurs robots, au risque de ne jamais créer une histoire pertinente et des personnages capables de survivre à la schématisation d'usage (Shia en mode guignol, Megan en mode bombe atomique).

 

 

Avec ses 154 minutes, Transformers 2 est ainsi plus d'une fois en mode alternatif donnant l'impression d'assister à une compilation best of du savoir-faire de la boîte à Lucas, même si Bay tente en vain de créer une mythologie autour d'Optimus Prime, Megatron et Le Fallen (le grand méchant mystérieux et assez réussi du film). Mais qu'importe finalement tant le bonhomme livre ce que l'on attendait de lui : du robot, du robot, du robot.

 

 

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