Ne te retourne pas : critique double

Sandy Gillet | 15 mai 2009 - MAJ : 04/01/2019 23:19
Sandy Gillet | 15 mai 2009 - MAJ : 04/01/2019 23:19

Scénariste de plusieurs films d'Ozon dont le poignant et très réussi Sous le sable, on avait surtout remarqué la réalisatrice Marina de Van pour ses diverses interprétations dont le complètement déjanté Sitcom (son personnage y était pour beaucoup) de Ozon déjà. C'est d'ailleurs pour cela que l'on est un peu surpris par la lourdeur de son deuxième long Ne te retourne pas, une sorte de thriller psychologique ultra mal foutu, ultra mal joué et aux effets-spéciaux improbables.   

 

 

Le fait est que l'on se tape pas mal de fous rires tout au long de cette histoire qui voit une écrivaine au prise avec des bouffées soudaines d'enfance dont elle n'avait jusqu'ici plus aucun souvenir. Leurs répétitions de plus en plus fréquentes provoquant dès lors en elle (Sophie Marceau au top du non sens scénique) des transformations internes, externes, physiques et psychologiques qui ont paraît-il nécessité un an de travail sur les SFX et fait culminer le budget du film à 12 millions d'euros.

 

 

Que l'on aurait aimé le même soin apporté à une histoire dont on comprend la finalité dès la cinquième minute et qui fait montre d'une absence totale de progression dramatique par la suite. On se dit alors que l'on va voir un peu de sexe, et bien même pas ! On aura juste droit aux tétons tout durs de Monica Bellucci sous son pull (fin le pull quand même) et une scène d'amour « torride » castrée par ses cadrages et par une Sophie Marceau (oui elles peuvent être deux dans la même séquence... Mais point « d'enflammade », tout cela restant très cérébral) qui décidément n'aura pas été aidée par ce rôle en carton tout mâché.

 

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