Humains : Critique

Laurent Pécha | 20 avril 2009
Laurent Pécha | 20 avril 2009

Il y a les bonnes intentions et... Il y a les tournages où tout se passe bien et...Il y a un bon scénario et...Il y a des acteurs convaincants et...Il y a des cinéastes préparés et...Il y a des bons films et...il y a Humains !

Soit un nouvel édifice sur l'autel du désœuvrement artistique du cinéma de genre français. Mais quel édifice ! Le mot nanar prend ici tout son sens tant tout concourt à faire d'Humains une catastrophe filmique exceptionnelle. Et par conséquent, une œuvre incontournable, de celle qu'il faut aller voir entres potes pour faire fructifier le bon dicton « plus on est de fous, plus on rit ». Et ce coup-ci, les fous ne seront pas forcement que dans la salle puisqu'il en faut, même inconsciemment, de la folie pour accoucher d'un tel récit qui défie toutes les lois du bon goût cinématographique. Sauf une qui prend ici tout son sens : le culte du n'importe quoi :

 

 

- Lorànt Deutsch, ses 4 poils sur le menton et Sara Forestier, ses grosses lunettes = Experts en paléontologie !

- Un accident de voiture =  L'art des SFX fait un bon en arrière de plus de 30 ans !

- Une traversée d'un torrent grâce à une corde = La scène d'action que Spielberg aurait aimé tourner dans Indiana Jones et le temple maudit...ou presque !

- Des dialogues qui disent tout haut ce que vous pensez tout bas, assis dans votre fauteuil = « Y'en marre », « J'en peux plus », « Il faut s'arrêter maintenant »,...

- Des hommes préhistoriques = La magie de Ron Perlman et La Guerre du feu évaporées en une fraction de seconde.

- Un rythme soutenu = 5 minutes où les comédiens se demandent ce qu'ils vont faire...pour finir par roupiller !

- Une direction artistique impressionnante = Les prisons des hommes préhistoriques que tout le monde peut ouvrir (suffit de lever le bâton) sauf bien sûr les pauvres détenus !

- Dominique Pinon = Un festival de hurlements qui a du effrayer les autochtones pour les décennies à venir.

- Une scène de « repas », aka la scène du pain = on ne peut rien dire...il faut juste la « voir ».

 

Voici quelques uns des grands moments, mais ils ne sont pas seuls, heureux spectateurs (« on a essayé de me pêcher ») qui vous attendent le 22 avril dans le cinéma près de chez vous.

 

Résumé

Courrez-y, Humains, c'est juste la meilleure comédie du moment. Nous aussi, quand on veut, on peut regarder dans les yeux tous les Bruno Mattei et Rats de Manhattan du monde.  

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