Underworld 3 : Le Soulèvement des Lycans - critique sanglante

Vincent Julé | 28 février 2016 - MAJ : 09/03/2021 15:58
Vincent Julé | 28 février 2016 - MAJ : 09/03/2021 15:58

Après Underworld et Underworld 2 - Evolution avec Kate Beckinsale, réalisés par Len Wiseman, L'affiche le clame haut et fort (et presque en plus gros que le titre), Underworld 3, c'est « du grand spectacle, le meilleur des trois épisodes ». Et bah oui, c'est peut-être bien l'un des meilleurs Underworld que nous offre Patrick Tatopoulos pour son premier long-métrage. Avec Rhona Mitra en haut de l'affiche.

Concepteur des créatures sur le premier, directeur artistique sur le second, il a la « lourde tâche »  de succéder à Len Wiseman derrière la caméra. Et s'il ne fait pas des miracles, il sauve au moins les meubles. Non, la vraie surprise se trouve devant la caméra. En lieu et place de la coincée Kate Beckinsale et de l'endive Scott Speedman, nous avons ainsi la sauvage et sexy Rhona Mitra et le charismatique et puissant Michael Sheen. Il suffit à la première d'enfiler une fine cotte de maille, quant au second, il paraît incroyable de ne pas se souvenir de lui dans les précédents épisodes ou même de croire qu'il s'agit du même acteur que The Queen et Frost/Nixon. Ils sont pourtant bien Sonya et Lucian, le couple maudit de la légende.

 

photo, Rhona Mitra

 

La bonne idée de ce Underworld begins est de revenir là où tout a commencé, lorsque les vampires régnaient en maîtres, que les loups-garous ne se transformaient pas et que naissait le premier lycan. L'évolution est en marche, et les enjeux sont directs, limpides, ultra efficaces. Pas de mythologie foireuse et de personnages superflus, juste quelques mauvaises intrigues de château et une jolie histoire d'amour shakespearienne. Il ne fait alors plus aucun doute que l'univers d'Underworld n'appartient pas au futur glacé et gothique qu'a essayé de nous vendre Len Wiseman, mais bien au Moyen-Âge, primitif, sale, bourrin. Fini donc les gunfights au ralenti et place aux épées tranchantes, aux empalements sanglants et surtout aux attaques de loups-garous.

 

photo, Rhona Mitra

 

De ce côté-là, Le soulèvement des lycans est assez généreux pour rééquilibrer la balance après deux films de combats de vampires. On y décèle même quelques idées de mise en scène qui font mouche, et d'autres qui se vautrent en beauté. Mais les bêtes ont une certaine gueule et feraient même de l'ombre à un Bill Nighy déchaîné, qui porte le cabotinage dans ses derniers retranchements. 

 

Affiche française

Résumé

A force de ne pas se prendre au sérieux, de ne pas essayer d'être ce qu'il n'est pas, Underworld 3 finit presque par être un vrai plaisir... même pas coupable.

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Lecteurs

(4.8)

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commentaires
lt
28/02/2018 à 23:48

moi je l'ai bien aime tout comme le 1 et le 2 a partir du 4 ça part en couille pauvre selene

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