Hitman - critique

Julien Foussereau | 24 décembre 2007 - MAJ : 05/02/2020 17:43
Julien Foussereau | 24 décembre 2007 - MAJ : 05/02/2020 17:43

Hitman, le tueur à gages le plus chauve de l'histoire des jeux vidéo déboule sur nos écrans alors même que la dinde aux marrons n'a pas encore coulé. Joyeux Noël, les gamers ? Joyeux nanar surtout...

...et suite de la saga des transpositions ciné bancales de plaisirs vidéoludiques. Certes, on pourrait brocarder comme à notre habitude le style beauf de ce dernier né du détaillant EuropaCorp (il fait honneur à la maison, après tout). Allons y plus franchement, alors : Hitman est mauvais. A tous niveaux et avec une telle intensité qu'il faudrait presque du génie pour en arriver là. En vue d'ensemble, le film ferait presque office de produit jetable efficace. A y regarder de plus près, son abyssale nullité laisse pantois. A l'image de cette éternelle histoire du vieux loup de mer s'apercevant qu'il a été piégé pour les besoins d'une conspiration politique. Vengeance, découverte d'une sociabilité enfouie grâce au contact de la traditionnelle pétasse "bessonienne", bla, bla, bla.

 

photo, Timothy Olyphant


Enoncé comme ça, ce résumé ressemble furieusement à Shooter qui, sans être un grand film, avait au moins le mérite de s'acquitter du minimum syndical de divertissement tout en étant relativement marrant. Le premier gros problème de Hitman, film aussi arrogant que celui de Fuqua, réside dans son insistance à balancer son pognon sur l'écran comme un nouveau riche là où Shooter n'en faisait pas état. Comme cette surmultiplication de plans seins nus ou à hauteur de fessier sur la mannequin Olga Kurylenko. Gens dissimule comme il peut le charisme d'endive cuite de Timothy Olyphant mais la manœuvre est un peu grosse... deuxième problème donc.

 

photo

Le dernier, le plus grave, est incontestablement une mise en boîte de kéké. Les exemples sont nombreux tel le fait de ne pas s'être posé la question clé : le passage d'un medium à un autre. Comment réprimer un sarcasme face à cette scène de sabre, régurgitation de Kill Bill en plus craignos (on remarquera d'ailleurs que la station ferroviaire de St Petersbourg ressemble à s'y méprendre à la gare Montparnasse) ? Avec Hitman, Gens confirme que, à trop avoir les mains empêtrés dans le joypad et le nez collé sur l'écran, le n'importe quoi l'emporte. Les accros de la console pourront pleurer...nous aussi, mais de rire !

 

 

Affiche française

Résumé

Lecteurs

(5.0)

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