Critique : Steppin’

Par Lucile Bellan
14 mai 2007
MAJ : 20 octobre 2018
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Un adage culinaire dit que c'est dans les vieux pots qu'on fait la meilleure soupe. Mais qu'en est-il des films de danse ? Vous ne voyez pas le rapport, c'est pas grave, moi non plus, mais toujours est-il que contrairement à ce qu'annonce l'affiche, Steppin' ne révolutionne ni le hip-hop, ni la danse, ni le cinéma. Une histoire qui tient sur un post-it, un couple d'amoureux beaux et jeunes et surtout une succession de numéros impressionnants. Heureusement, ce que le film fait avec naïveté, il le fait aussi avec générosité, et donc, contrairement à l'indulgence dont il faut faire preuve pour regarder Sexy Dance, le divertissement est ici calibré pour en prendre plein les yeux.

 

Que ce soit au travers des démos de step, un dérivé de la boot dance africaine, des impros du héros D.J. (le génial Colombus Short, multicartes puisque chorégraphe, danseur et acteur) ou des battles, la réalisation surexcitée et audacieuse de Sylvain White prend une ampleur qu'on ne lui connaissait pas (Souviens toi… l'été dernier 3 il faut dire) et qui rassure un peu pour la future adaptation du Ronin de Frank Miller. Pas de révolution donc, mais du spectacle maîtrisé, qui réussit aussi son pari grâce à un scénario qui ne s'embarrasse pas de sous-intrigues inintéressantes et qui s'éclaire par moments d'un propos engagé, et presque subtil, sur les communautés afro-américaines au sein des universités et leur rayonnement dans toute la société.

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