Avengers : Infinity War - critique pré-Endgame

Geoffrey Crété | 26 avril 2018 - MAJ : 09/03/2021 15:58
Geoffrey Crété | 26 avril 2018 - MAJ : 09/03/2021 15:58

Avant Avengers : Endgame (notre critique par ici).. Dix-neuf films, dix ans, des milliards de dollars et de fans : si aucun méchant n'a réussi à dominer le monde dans l'univers des Avengers, le studio Marvel a clairement pris le contrôle d'une grande partie du paysage hollywoodien, comme Black Panther l'a encore confirmé. Point d'orgue d'un combat vendu dès Avengers en 2012 avec Thanos, Avengers : Infinity War, avec notamment Robert Downey Jr., Chris Evans, Scarlett Johansson et Chris Hemsworth, est donc un événement massif, attendu et redouté depuis des années. Et le studio a mis le paquet pour satisfaire le public.

L'ÈRE DE L'ACTION

Il suffira de quelques minutes pour annoncer la couleur. Destruction, domination, désillusion : Avengers : Infinity War n'est pas là pour plaisanter, pas plus que Thanos. Après un Avengers qui a définitivement lancé la machine du MCU dans des cris d'enthousiasme et un Avengers : l'Ère d'Ultron nettement moins réussi et solide, Avengers 3 redresse la barre avec une épopée épique de 2h35, condensé d'action à peu près ininterrompue.

Apparu dans la scène post-générique d'Avengers et dans Les Gardiens de la Galaxie, Thanos avait annoncé à la fin d'Avengers : l'Ère d'Ultron que les choses sérieuses commençaient. Le Titan Fou allait venir récupérer lui-même les Pierres d'Infinité, disséminées dans le MCU au fil des films. La Pierre de l'Espace alias Tesseract dans Captain America, Avengers puis Thor : Ragnarok ; la Pierre de la Réalité apparue dans Thor : Le monde des ténèbres et laissée au Collectionneur des Gardiens de la Galaxie ; la Pierre du Pouvoir dans Les Gardiens de la Galaxie ; la Pierre de l'Esprit dans Avengers : l'Ère d'Ultron ; la Pierre du Temps, détenue par Doctor Strange ; sans oublier la Pierre de l'Âme encore mystérieuse : telle est donc la mission du super-vilain créé par Jim Starlin, et ainsi la feuille de route du blockbuster, qui a la gentillesse de ne pas se perdre en exposition et circonvolutions. 

Infinity War est l'histoire de Thanos qui cherche les pierres, prêt à écraser quiconque se place sur sa route, avec l'aide de ses sbires et de ses immenses pouvoirs. Et le film se résume alors à une course inexorable contre l'inévitable catastrophe, autour d'une bande de super-héros dépassés par l'ampleur d'un chaos absolu.

 

Photo Benedict Cumberbatch, Robert Downey Jr., Mark Ruffalo, Benedict WongDoctor Strange, Iron Man, Hulk et l'autre là

 

L'AMOUR À MORT

Attendu au tournant après des années de méchants interchangeables devenus monnaie courante chez Marvel, Thanos est la grande réussite du film. Techniquement impressionnant, le Titan fou est porté par l'interprétation de Josh Brolin et surtout une écriture solide. Si Avengers premier du nom était un film sur les héros, plus que leur ennemi, Infinity War est l'inverse.

Iron Man, Captain America, Thor, Black Widow, Black Panther, Spider-Man, les Gardiens de la Galaxie et compagnie sont tous familiers, et occupés à coexister pour la première fois dans plusieurs bulles d'univers différentes. Thanos, lui, a le champ libre pour régner, et c'est le cas. Rarement un archétype de super-vilain aura été si fort et noble, mû par des intentions crédibles, doté d'une vraie humanité, tiraillé par des émotions palpables, tout en ayant une puissance que le film n'a pas peur de manier. Il y a au moins une scène fantastique, qui définit de manière magnifique et noire ce personnage, et marquera durablement les esprits, tout en donnant une couleur nouvelle au MCU.

Une comparaison facile avec X-Men : Apocalypse, lui aussi articulé autour d'un gros machin violet quasi divin, sert parfaitement la superproduction Marvel, qui n'a pas peur de son grand méchant. L'humour a beau être omniprésent, avec une poignée de répliques irrésistibles, c'est la guerre infiniment terrifiante de Thanos qui habille le film dans un nuage de fin du monde.

 

Photo, Josh Brolin Thanos, le vrai coeur du film

 

TREMBLOTTE COSMIQUE

Avengers : Infinity War est ambitieux et généreux, et multiplie les scènes d'action, d'affrontement et autres rencontres explosives. Que celui qui baille face au gris qui domine les Marvel terrestres se rassure : l'arc-en-ciel de couleurs planté par James Gunn et repris par Taika Waititi brille sur une grande partie du film, qui se déroule dans une multitude de lieux bien au-delà des habituels décors. D'où un regard régulièrement accroché par une nouvelle facette de l'univers, et un film polyphonique qui a remâché les divers courants du MCU pour tenter de leur redistribuer au sein d'un récit unique.

De la musique et éclairages pop des Gardiens de la Galaxie aux paysages du Wakanda avec leurs mélodies ancestrales, en passant par les cases urbaines incontournables, le film des frères Russo brasse large, déterminé à réunir toute l'entreprise sous forme de best of. C'est un cocktail fragile, avec ses faiblesses évidentes, que ce soit dans le montage parallèle ou le traitement de certains personnages, coincés entre le premier et le deuxième plan, ni vraiment majeurs dans l'intrigue ni véritablement abandonnés parmi les figurants (particulièrement Hulk). Le résultat demeure néanmoins efficace, le mélange offrant une bonne dynamique au film, surtout lorsque les cartes sont rebattues pour créer des équipes étonnantes. 

 

Photo Chris Hemsworth Thor, Rocket et Groot : un beau trio inattendu

 

Reste toutefois la question de la mise en scène des frères Russo. Réalisateurs de Captain America : Le soldat de l'hiver et Civil War, choisis après Joss Whedon pour diriger Infinity War et un Avengers 4 prévu pour 2019, ils ont brillé jusque là par leur aptitude à surdécouper l'action, avec un montage fébrile capable de flinguer jusqu'aux plus intéressantes idées. Le phénomène est moins extrême ici, mais continue à poser sur les séquences épiques un voile de confusion et d'approximation. Le film se rattrape par la quantité, en alignant et enchevêtrant les combats, pour emporter le spectateur dans une attraction spectaculaire, mais difficile d'isoler un moment réellement grand dans ce grand shoot d'action.

C'est d'autant plus regrettable que lors d'une première scène d'action à New York, où la caméra suit les personnages découvrir le chaos, ou dans les séquences autour de Thanos, Joe et Anthony Russo montrent qu'ils sont capables d'emballer des plans léchés, voire des moments iconiques.

 

Photo Scarlett Johansson, Chris Evans, Chadwick Boseman Wakanda Forever (ou pas)

 

LA FAIM DES FIN 

Si Avengers : Infinity War est si attendu, c'est aussi parce qu'il est censé marquer au fer rouge le MCU. Plus rien ne sera comme avant : Kevin Feige et ses soldats l'ont claironné depuis des mois, voire des années. Les pronostics sur les possibles morts se sont multipliés, tandis que la visibilité relativement limitée sur les prochaines années (seuls Spider-Man : Homecoming 2 et Les Gardiens de la galaxie 3 sont assurés après Ant-Man et la GuêpeCaptain Marvel et Avengers 4) laisse quelques portes ouvertes. 

On ne dira rien de ces surprises, de peur de recevoir un colis piégé avec le sigle Disney, en plus d'être interdit de projection sur huit générations. Mais le studio n'a pas menti sur la marchandise. Si le MCU a par le passé été bien trop doux avec ses personnages, quitte à cramer le joker des fausses morts, Avengers : Infinity War semble tourner une page (encore opaque il va sans dire), avec l'intention claire de rendre justice à Thanos et une aventure guerrière.

 

Photo Pom Klementieff De l'art de la désillusion

 

Personne ne doute que, à la manière des comics, un certain nombre de choses puissent être éventuellement défaites par la suite, et qu'un blockbuster de cette envergure obéit à un cahier des charges qui pose des limites infranchissables. La scène post-générique annonce d'ailleurs clairement où la chose ira. Avengers 3 ose néanmoins s'aventurer sur des territoires jusque là quasi-inconnus du MCU, offrant notamment l'une des fins les plus fortes de son histoire. Après un ride tonitruant de plus de deux heures, l'aventure s'achève ainsi sur une note d'une amertume déconcertante. Les sirènes du spectacle s'arrêtent le temps de quelques tableaux désespérés et mortifères, où le silence des héros remplace les cornes de brume de la guerre.

Il suffira alors du regard apeuré d'un personnage, d'un visage fermé par la douleur, d'un ultime plan aussi troublant qu'anti-spectaculaire, ou d'une variation inquiétante du thème des Avengers, pour imaginer que cet Infinity War va bel et bien changer quelque chose, à la fois dans la galaxie Marvel et dans le cœur d'un public qui suit avec passion ou curiosité ces héros depuis maintenant une décennie.

 

Affiche française

Résumé

Avengers : Infinity War n'est pas qu'un spectacle généreux, tonitruant et à la hauteur des attentes en terme d'action. C'est aussi un film qui tire de l'impressionnant Thanos une brutalité, une mélancolie et une force jusque là quasi-absentes des films Marvel.

Autre avis Simon Riaux
Le film est sauvé par un ton tragique et des effets spéciaux plus solides qu'à l'accoutumée chez Marvel. Mais confier un aussi énorme film d'action à deux metteurs en scène incapables de produire du spectacle demeure un sacré handicap.
Autre avis Alexandre Janowiak
La mise en scène des frères Russo est toujours aussi fade et l'action manque énormément de lisibilité à l'écran. Cela n'empêche pas pour autant Avengers : Infinity War de nous surprendre et d'offrir une aventure épique spectaculaire développant un méchant qui bouleverse enfin véritablement la hiérarchie Marvel.
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Lecteurs

(3.8)

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commentaires
Thanosisnotthanos
14/01/2021 à 04:01

Pas complètement pourri mais difficile de s'immerger de manière adulte dans un film avec des CGI qui donnent l'impression de regarder un pixar. Thanos est modélisé au niveau de Schrek avec des textures pas mieux détaillées que certains jeux videos sortis en 2020. Pas crédible comme méchant, sa gueule me fait plus rire qu'autre chose, un peu comme certains persos du green lantern avec Ryan Reynolds (en moins pire quand même, heureusement, là j'éclatais de rire sans pouvoir m'arrêter ???? )

Du coup ça se regarde de la même manière qu'un dessin animé disney pour enfant de 8-10 ans, les blagues aidant à rester dans cette tranche d'âge. Pas mauvais du coup... mais pour un marvel je m'attends à regarder un spectacle d'adulte, pas quelque-chose qui me met le cerveau dans la même config qu'un "Vaïana, la légende du bout du monde"... en moins bien qui plus est....

Sergent Hartman
22/10/2020 à 08:11

Voilà le graal des films Marvel avec Winter Soldier, il est presque parfait ce film, j'adore comment c'est découpé comme un film d'aventure, 6 pierres, une histoire pour chacune.
Pour moi un des 3 meilleurs films du MCU, quasiment un sans faute.

Flo
31/01/2020 à 13:14

"Avengers Infinity War"… le film où presque tout le monde a une barbe. ????

Bon, maintenant que c’est bien « digéré » pour moi, bonne nouvelle, les impressions restent… Et ça reste encore, vraiment, Stupéfiant (dans le bon sens).
Alors déjà on sera clair: c’est un film Marvel de plus, un pur film de producteurs… y a de la routine mais il n’enlèvera pas le pain de la bouche de tout les autres films… si vous voulez autant de foisonnement mais avec moins de lourdeur et avec un auteur confirmé depuis longtemps, y avait encore "Ready Player One" et "L’Île aux Chiens" dans les salles d’à coté etc etc… Mais alors, pas question de vous la péter « amateur d’art machin », parce que ce serait de l’hypocrisie crasse.
Ça, c’est fait.

Ensuite bon, on a toujours ce ton de l’image très homogène, jusqu’à ne pas avoir autant de relief qu’on le voudrait – mais ça, ça vient des comics, car rappelons que leur esthétique a été originellement pensée pour une narration en 2-D. Mais avec plus de variété ici grâce à des environnements plus divers, ce qui est une bonne plus-valu, même si les mouvements d’action, quand ils sont très rapides, sont toujours durs à appréhender. Ça fait partie de leur identité, faut s’y faire – Et de toute façon, les séances 3-D « obligatoires » pour la rentabilité du film compenseront, pour ceux qui y vont…
Et oui, c’est est une longue aventure « à suivre » pour laquelle il vaut mieux avoir vu tous les autres films (sauf, disons, "IM 2" et 3, "Thor TDW" et" Ant-Man")… Et dont la structure épisodique « oblige » à toujours avoir une frustration, aucun film ne pouvant donner la pleine mesure de l’histoire d’un héros en une seule fois (amenant aussi la longévité du Genre)… alors imaginez s’il y a plein de héros dedans…
Un gros film de Guerre « All Star Cast », du genre "Le Jour le Plus Long", pensez-y comme référence.
Voila, ça c’est fait aussi…

Alors bon le coup de Gemmes d’Infinité, Macguffin intégrés au fur et à mesure pour mieux être crédibilisé une fois arrivé la réunion de toutes… Ben c’est utilisé jusqu’au bout, jamais rogné… C’est bien un pouvoir qui permet de Tout faire… à l’Infinie. Un peu mécanique aussi si on s’en tient, pour le plan de Thanos, à l’équation
– SPOILER
localiser toutes les Âmes, à travers le Temps et l’Espace, et avec suffisamment de Pouvoir, annihiler celles qu’on souhaite de la Réalité et de tous les Esprits… en gros –

Donc au moins pour les enjeux et leurs dangerosité, on ne se fiche pas de nous.
Ni même au niveau de l’Action, très très Très présente, ahurissante, remplie de moments iconique mais pour une fois un peu moins soulante – mais peut-être parce que perso, je m’étais mis dans des conditions encore meilleures pour le voir.
Dur de s’y ennuyer, même des visions sublimes y abondent. Et le montage (toujours très bon chez Marvel) se chargeant de nous garder sur les rails quand le film risque de trop dériver – on voit d’ailleurs très bien les moments qui ont été coupés pour ce rythme. Mais si on ne sait pas lesquels, ça passe.

Alors, le Concept de la Réunion de personnages divers, reposant sur des interactions diverses, inédites et amusantes (« Oh, les deux Sherlock en duo mal assorti Grosse Science vs Grosse Magie! »), passant par des petits combats, des réexplications et présentations un peu énervantes pour les habitués, beaucoup de saillies comiques et de personnages un peu largués (c’est aussi l’identité Marvelienne, pas de raison de changer les rayures du tigre)… Ça, c’est posé à nouveau très vite, on connaît, mais avec une ampleur telle que ces héros n’auront pas autant de choses à apporter à l’intrigue… On n’est pas comme dans "l’Ere d’Ultron" ou "Captain America Civil War", où chacun venait avec ses propres doutes et interrogations.
Les acteurs sont ici chez Eux, toujours très bons dans leur représentation et débordant de Charisme, rien à dire là-dessus.
Mais là, face à une donnée aussi simple que la Fin de l’Existence telle qu’on la connaît, et bien…
On a un Steve Rogers qui ne fait quasiment Rien, confirmant le fait que les Russo ont bel et bien fini son arc dramatique dans CapCW (son « Testament Final » disant qu’il ne cessera de se battre pour l’Individu). Et qui donc n’est qu’un combattant et meneur d’homme badass, limite muet – en même temps, des aliens et des évènements cosmiques, qu’est-ce qu’il y connaît lui ?
Ainsi, à part Wanda et Vision suivant leur propre arc narratif basé sur un amour impossible à tous les niveaux… Et Gamora, idem mais en étant liée plus directement au grand Vilain… tous les autres héros de réagir de la même manière que Rogers: voilà c’est la Guerre, on a des trouffions en action, agissant à leur propre manière… Certains perdus très loin, d’autres les pieds bien sur Terre, d’autre encore jouant les joyeux drilles pour ne pas perdre la tête devant l’ampleur de ce qu’ils affrontent – l’Humour est la Politesse du Désespoir, Rappelez vous-en…
et des Tony Stark et Peter Quill qui justement, ne peuvent y résister.
Le plantage est autorisé y ici, mais amenant des données inédites dans ce genre de film.

À savoir que si ces héros en apparaissent bien peu sympathiques en étant presque en mode automatique de combattants protecteurs bourrins… au final le vrai grand Héros du film n’est autre que… Thanos.
C’est à dire pas seulement l’antagoniste principal, mais aussi carrément le Protagoniste en titre au point que, comme dans les comics de Jim Starlin, c’est lui l’Axe principal du récit, lui qu’on suit dans l’explication de ces motivations – et encore, elles ne sont pas toutes révélées dans leur complexité morbides, pas encore(?)… mais en parties fidèles à ses débuts. Amenant aussi une dimension très Heroc Fantasy dans sa Quête Ultime, lui faisant rencontrer divers personnages cruciaux, dont LE Caméo de Tous les Caméos (mais il se faisait désirer depuis longtemps lui)
Bien que très « Kirbyesque », un personnage typiquement Marvelien lui aussi, c’est à dire philosophant et soliloquant beaucoup… mais avec tout de même une carrure maousse et savant jouer de coups de poings comme une brutasse totale. Rien n’est vraiment antinomique chez Marvel, c’est encore dingue à constater, surtout après Killmonger dans Black Panther.
Et visuellement, si l’excellent Josh Brolin transcende les stéréotypes bien épais qu’amènent la technologie Mocap… Son Thanos se permet aussi d’être quasiment le Meilleur Méchant « tout fabriqué » du cinéma.
Plus expressif (du visage) qu’un Vador, avec plus de motivations qu’un Darkness (de Legend), moins rachitique que le complexe Gollum, moins surdimensionné qu’un Smaug, moins artificiel que le très bon Ultron, moins imprécis qu’un Apoclaypse, plus « Tout » qu’un Steppenwolf…
Le Grand Schelem: puissance, masse, expression (jusqu’à la pilosité!!), caractérisation, jeu de l’acteur, et même émotion, subtilité et profondeur. Incroyable réussite. On se demanderait presque pourquoi le titre principal reste « Avengers » alors que…

Amenant donc cette question métaphorique sur ce que vivent les personnages: puisqu’on en viendrait à apprécier plus le Vilain que ces Héros, à se rendre compte que le voir lui, gagner, serait vraiment plus intéressant que si c’était eux:
Et si ce film faisait l’auto-critique des productions Marvel, facilement vilipendées pour être tout le temps « les mêmes », aux enjeux prévisibles (même dans AIW, des situations sont vite « pigées »), aux héros trop plein d’action et de ce « satané humouuur » ? ????
Et qu’en les mettant dans des situations pas très agréables, même en les voyant ne pas se départir de toutes leurs caractéristiques, tenter de nous montrer que « ça y est, la Fête est finie…
Alors, content ?
Ou bien regretterez vous maintenant de les avoir bashé ? »

Une réflexion indirecte émanant de ce film somme qui ose avoir comme grande menace, une vision « écologique radicale » du monde, mais assez pertinente si on y réfléchie d’une manière plus large que humaine (le film pose d’ailleurs la question du Bien général entre Stark/Kirk et Strange/Spock).
Et si on n’était pas dans une victoire amère, façon The Dark Knight, mais dans un Fin satisfaisante ?
Autant dire au final que si vous en avez tellement marre de Marvel… Et bien ce film sera aussi pour vous, et vous pourrez vous arrêter là définitivement, voir même satisfait (mais ne restez pas jusqu’au générique de fin alors – qu’est ce que je raconte, ceux qui n’aiment pas ne le font pas ???? ).
Et si non, même avec un film finalement assez auto-contenu… rien ne finit jamais vraiment, si on choisit de ne pas s’arrêter d’aller au delà de nos envies.
Toujours aussi Incroyables dans leur façon de montrer que certaines contradictions sont complémentaires.

Mais alors, au delà de l’Infini… qu’y a-t-il ???
Ça sera encore une grande aventure à vivre… ????

sang
28/04/2019 à 20:45

Le meilleur film du MCU pour moi. Une superbe réalisation , des scenes d'actions ultra spectaculaires . Thanos est clairement le meilleur méchant du MCU mais aussi un des meilleurs méchants de marvel et du cinéma tout court . Il a des motivations crédibles , il est attachant , charismatique et josh brolin le joue à merveille : une énorme bouffé d'air. Je ne me suis jamais ennuyé , les 2 h 30 sont passées toute seule . Le scénario est bien construit , malgré le nombre de personnages le film est bien équilibré et la fin est sombre est totalement innatendu . Une fin qu'on est pas près d'oublier. Il y a quelques défauts mais pas bien méchants. J'ai plus que hate de voir endgame après avoir vue cette fin.

MystereK
28/04/2019 à 06:48

DANIEL faut peut-être voir les films avant d'en parler, parce que Thanos n'a ni détruit la Terre ni tous les super-héros.

daniel
27/04/2019 à 13:10

comment les avengers feront ils pour combattre thanos qui à détruire la terre avec tout les super héros ,,,,,

Apocalypse est une bouse
27/04/2019 à 02:41

Bon en ce qui concerne la comparaison avec apocalypse c est que Thanos fait office de meilleur " machin violet "que l autre qui est bleu et desoler de le dire mais x m'en apocalypse est une grosse bouse je sais ça fait mal mais Ç est comme ça vous avez mi 3 étoiles au film àlors qu il en merite que deux bonsoir

Eudy Mako
27/04/2019 à 02:19

Je suis Endgame, et ce sera la fin pour moi

Lola
26/04/2019 à 23:29

Un de mes préféré avec le premier avenger et x men past of futur days et. X men 1 et 2 et aussi first class ainsi que Glass de Shyamalan

Elvis
26/04/2019 à 22:57

Les frères russo avec le soldat de l hiver ( cap 2 ) ,ont fait un film de super héros à échelle humaine. Les scènes de combat sont puissantes , c est pas les lasers ou des boules de ce dans tout les sens .ils ont prouvés. Après on leur donne avengers à filmer ,mais du coup ça devient too much ,normal c est de dieux ou des extras terrestre qui se battent .bisoux

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