Plus belle la vie fait enrager Charleville-Mézières avec une polémique stupide

Christophe Foltzer | 24 février 2015
Christophe Foltzer | 24 février 2015

Plus belle la vie, généralement, on s'en cogne pas mal. Mais quand la série pour mamies crée une polémique bien ridicule, on ne peut s'empêcher d'en parler. Que voulez-vous, c'est aussi ça défendre la fiction française.

Plus belle la vie vient donc de déchaîner la fureur de pas mal d'internautes entre deux parties de Farmville et Candy Crush Saga. Dans son épisode du 12 février dernier, l'enseignante Blanche Marci a en effet déclarée à sa consoeur Coralie Blain, suite à l'annulation du voyage scolaire autour d'Arthur Rimbaud, que ce sont ses élèves qui vont être contents, "les trainer à Charleville-Mézières en plein hiver, c'est de la maltraitance".

Une blague qui n'a pas fait rire les habitants de la ville ciblée qui ont immédiatement protestés sur les réseaux sociaux, suivis par le maire lui-même, Boris Ravignon, qui s'est dit "plongé dans un abîme de perplexité" suite à cette réplique.

Il a rajouté, hors de lui comme on peut s'en douter :

"Ce n'est pas la première fois que les Ardennes y sont présentées comme une terre de relégation, tout juste bonne à accueillir des fonctionnaires mutés pour motifs disciplinaires."

Des propos qui sont remontés jusqu'aux oreilles de Stéphane Massard, conseiller des programmes de France 3, bien obligé d'entrer en mode damage-control : 

"Il faut avoir un peu d'humour avec ces images qui collent à la peau des régions. Nous avons été dépassés par l'ampleur que cela peut prendre."

Concluant par un "Bah quoi ? C'est très joli, les Ardennes !" des plus sinistres.

Tout cela nous amène à la conclusion que Jean-Pierre Pernaud a encore de beaux jours devant lui. Et, quelque part, c'est triste.

 

commentaires

Dirty Harry
24/02/2015 à 16:16

Qu'est ce qu'il a à voir Jean Pierre Pernaud là dedans ! Il a rien à voir avec ces querelles de clocher même si je rêve secrètement et de manière mouillée qu'il en fasse un reportage ! Rappelons que dans le roman de Houellebecq JPP est une vedette de l'art contemporain car il vend ses reportage consacrés à la France qui disparait ce qui devient une valeur rare (et ce qui est rare est cher...) Quelque part c'est lui qui est à l'avant garde...

Bolderiz
24/02/2015 à 12:31

Bordel il y en a qui s'emmerdent dans la vie c'est pas possible!!!!!

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