Chambers : on a vu les deux premiers épisodes de la série d'horreur Netflix avec Uma Thurman

Florian Descamps | 26 avril 2019
Florian Descamps | 26 avril 2019

En mars dernier, le Festival Séries Mania de Lille a diffusé une partie de Chambers, la nouvelle série horrifique de Netflix avec Uma Thurman. Est-ce une jolie surprise ? Ecran Large a vu les deux premiers épisodes et rend son premier verdict alors que l'intégralité de la série débarque sur la plateforme ce 26 avril.

 

photo, Sivan Alyra Rose

 

À COEUR BRISÉ...

Événement de SériesMania (les deux premiers épisodes de la série furent diffusés en présence d'Uma Thurman, quelques heures après sa MasterClass), Chambers avait de quoi interloquer lorsqu'elle fut annoncée. Peu habituée à quitter le grand écran, l'actrice n'entame en effet ici que sa quatrième participation à un show télévisé, et pour la première fois dans l'un des premiers rôles.

Drame horrifique, dans un état d'Arizona aride et grangréné par un déséquilibre de classes (les milieux fortunés y côtoient la situation plus complexe des réserves de natifs américains), que raconte donc la série ?

photo, Sivan Alyra RoseSasha (Sivan Alyra Rose) en mauvaise posture...

 

Créée par la jeune Leah Rachel, qui fait ses premières armes, la série repose au départ sur une idée éculée : victime d'une crise cardiaque alors qu'elle s'apprêtait à connaître sa « première fois », Sasha Yazzie se retrouve greffée in extremis du coeur de Becky Lefevre, jeune fille de bonne famille décédée dans des conditions mystérieuses. Trois mois de convalescence plus tard et suite à la rencontre d'une famille Lefevre insistante, les choses pourraient bien se compliquer...

Levons au plus tôt les doutes : si la lecture de ce synopsis pourrait inquiéter, renvoyant à nombre de séries B ou téléfilms surannés, la série sait en jouer et explorer des voies différentes.

 

photo, Sivan Alyra RoseElle fait un peu peur Uma Thurman au réveil

 

... RIEN D'IMPOSSIBLE

C'est qu'en tant qu'oeuvre de genre codifiée et référencée, Chambers a su piocher parmi les meilleures inspirations. Dans cette relation malsaine que Sasha développe très tôt avec la famille Lefevre, comme dans les moments de tensions psychologiques que la mise en scène de Leah Rachel installe avec brio. Il n'est en effet pas rare de retrouver le Rosemary's Baby de Roman Polanski ou un melting-pot des belles années d'Alfred Hitchcock au coeur de Chambers.

Préférant la tension aux jumpscares faciles, les dialogues justes aux twists opportunistes, la série sait ainsi concentrer l'attention sur sa plus grande force : sa narration. Respecter les codes inhérents aux oeuvres horrifiques sans y rester piégé a toujours été un exercice périlleux et semble, après deux épisodes, ici réussi.

 

photo, Uma ThurmanUma Thurman, parfaite en mère endeuillée un peu dérangeante...

 
On notera également les jolis choix de casting de Chambers. Sa créatrice Leah Rachel déclarait en interview qu'une telle distribution était inespérée et on a envie d'y croire tant chaque image met en lumière le parterre de comédiens qu'elle a réussi à réunir. La fin du premier épisode et sa tempête de sable aux allures de piège qui se referme sur lui-même sont, à ce titre, des plus évocateurs.

In fine, aux côtés d'Uma Thurman, on retrouvera quelques têtes connues, dont l'antagoniste de Ghost Tony Goldwyn (également aperçu dans L'Affaire Pélican, The L Word ou encore The Good Wife) en père spirituel, mais avant tout Sivan Alyra Rose, dont il s'agit d'un des premiers rôles et qui s'avère convaincante. Une jolie mise en bouche donc, qui, après deux épisodes, nous donnent hâte de découvrir la suite.

 

Chambers est disponible en intégralité sur Netflix depuis le 26 avril

 

Affiche

commentaires

Michel Grésillon
26/04/2019 à 12:13

Moi, je l'ai vu sans Uma Thurman et c'était moins bien. Elle me manquait. Si seulement un hérisson géant couvert de poils de marmotte venait nous sauver...

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