Test: Call of Duty: Black Ops

Flavien Bellevue | 15 novembre 2010
Flavien Bellevue | 15 novembre 2010

Après le raz de marrée de Call of Duty: Modern Warfare 2, Activision revient un an après avec un nouvel opus qui est déjà entrain de surpasser le succès de son prédécesseur. Call of Duty : Black Ops prend ainsi la relève de la franchise FPS la plus populaire de ces cinq dernières années. Malgré le retour à moitié décrié du vétéran Medal of Honor, la saga Call of Duty applique une fois de plus sa recette à base d'action survoltée, d'un scénario bien ficelé (cette fois) et de modes annexes bien pensés qui prolongent inévitablement l'expérience. Pas de quartier pour la concurrence, la star du FPS est toujours au top !

 

 

Avant toutes choses, il faut savoir que ce CoD : Black Ops n'a pas été développé par la même équipe que le précédent jeu puisqu'il s'agissait du studio Infinity Ward et qu'ici, il s'agit du studio Treyarch, à qui on devait déjà le Call of Duty : World at War qui n'avait pas convaincu l'ensemble des fans de la saga. C'est dire si ce Black Ops débarque avec la meilleure des réputations, mais vu le succès de Modern Warfare 2, Activision se devait de livrer un jeu à la hauteur de cette suite. Une équipe de développeurs doublée, un temps alloué au développement nettement supérieur et un scénario moins alambiqué font forcément la différence à l'écran. Treyarch s'en sort avec un jeu de qualité qui fera de CoD : World at war un lointain souvenir. On notera quelques ralentissements ou bugs d'affichage malgré des graphismes poussés, de jolies textures et de magnifiques particules. Mais passons aux choses sérieuses.

 

 

Si le premier et le second volet de Modern Warfare installaient une action dans notre monde actuel, Black Ops propose, lui, de revisiter une page de l'Histoire, celle de la Guerre Froide avec, entre autres, l'épisode de la Baie des Cochons. Tout commence mal pour l'agent d'unité d'élite des opérations spéciales, Alex Mason ; il se réveille dans une salle sombre attaché à une chaise comme s'il allait être torturé. Des chiffres défilent sur des écrans devant lui tandis qu'une voix sombre et rauque lui pose des questions sur ses différentes missions. Vous devinez que la suite se passe par séquences de flash-backs où on revit différents événements où certains agents ne sont pas ceux que l'on croit être... De Cuba au Vietnam en passant la Russie et le Laos, vous serez amenés sur ces différents fronts entre les années 50 et 70 (avec en prime un petit passage sur le front russe à la fin de la Seconde Guerre mondiale). Pas de panique pour ceux qui pensent avoir des armes dignes d'un musée, le statut de Black Ops permet de disposer d'un arsenal en avance sur son temps. Fusils à lunettes, fusil à pompe, arbalète à flèches explosives, mitraillettes lourdes digne du futur mini-gun, lance roquettes de différents types, il y a du choix.

 

 

Si ce « système » d'aller-retour semble déroutant à première vue, le tout trouvera son sens vers la fin de la campagne. Certains pourront y parvenir au bout de six heures de jeu tandis que la plupart d'entre vous mettront huit heures ou un peu plus pour y arriver. Tout dépendra de la difficulté que vous choisirez ; n'hésitez pas à commencer par un niveau élevé. Malgré cette « courte » durée de vie, la campagne solo ravira les fans de la saga car il y a toujours ce côté spectaculaire proche des films hollywoodiens (ici de Platoon à Terminator 2 en passant par Apocalypse now, Voyage au bout de l'enfer ou encore Forrest Gump). Généralement, ces morceaux bravoures culminent lors de l'utilisation de véhicules (hélicoptère, bateau, jeep, moto etc.) où le système de direction automatique de l'engin et de shoot est bien géré. Et quoi de plus jouissif que d'emmener sa troupe en bateau en fin de nuit avec le Sympathy for the Devil des Stones, ou de commencer une mission sous un soleil de plomb sur une base militaire avec une horde d'hélicos et le Fortunate Son de Creedence Clearwater Revival. L'immersion en DD 5.1 est totale, ahurissante, le travail sur le son a été rudement bien pensé et calculé. On regrettera que les scripts ne se déclenchent que si on franchit un endroit précis, cela permettrait de varier l'I.A des ennemis. Ceci étant dit, cet épisode de Call of Duty se démarque assez du précédent pour apprécier cette campagne solo.

 

 

 

Comme nous le disions plus haut, l'intérêt supplémentaire d'un Call of Duty (et désormais de tous les FPS), ce sont les jeux multi-joueurs. D'emblée, vous aurez accès à 15 cartes qui reprennent la plupart des décors du jeu solo. Les modes de jeux classiques sont évidemment là : « Capture the flag », « Domination », « Team DeathMatch » etc. Les points d'expériences sont troqués ici pour des points CoD qui marchent comme un système d'argent afin de prendre des paris. Ces derniers sont appelés Wager Matches et ils comprennent quatre types de jeux : One in a chamber (tous les joueurs ont une balle au début de la partie), le Gun Game (tout le monde démarre la partie avec un six coups et possède une arme plus puissante à chaque « kill »), Sharp Shooter (tout le monde a la même arme qui change aléatoirement durant la partie) et Sticks and Stones (chaque joueur a une arbalète, un couteau et un tomahawk). Ces petites nouveautés ajoutent donc un intérêt supplémentaire au jeu en multi. Un mode coopératif intitulé Combat Training permet à six soldats de se battre face un ennemi commun contrôlé par le jeu sans avoir se connecter. Idéal si on veut se faire la main avant d'en découdre avec les gamers de la planète.

 

Last but not least, la touche Treyarch revient dans un jeu multi qui a le vent en poupe (voir Undead Nightmare de Red Dead Redemption), le mode Zombies fait son retour depuis World at War. Il s'agit d'un jeu à quatre joueurs où chacun doit se défendre contre une horde de zombies dans deux endroits bien différents : un cinéma géant nazi et le Pentagone où, là, on retrouve JFK, Fidel Castro, Richard Nixon et Robert McNamara faisant front aux morts vivants.

 

Si Call of Duty : Black Ops n'est pas une révolution, il a le mérite de s'inscrire dans la lignée de la franchise qui décolle depuis CoD : Modern Warfare. Le mode solo a reçu un peu plus d'attention et les modes multi-joueurs se sont étoffés. Activision ne s'est pas trompé pour avoir eu un plan marketing du même acabit que Modern Warfare 2 car Black Ops  a déjà conquis 5,7 millions de joueurs aux Etats-Unis et au Royaume-Uni sur sa première journée de lancement. Joueurs, il est temps de reprendre les armes !

 

Le jeu est disponible depuis le 9 novembre sur les consoles XBOX 360 et Playstation 3 en éditions standard, hardened et prestige. Une version PC et Nintendo DS et Wii sont aussi disponibles.

 

Remerciements à Julien Chevron d'Activision et à Morgane Ah Kong de l'agence VPCOM.

 

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