The Brutalist, la grande fresque sur le rêve américain de Brady Corbet qui a secoué Venise, s’offre une bande-annonce impressionnante.
« Un des plus beaux films de nos années, à mi-chemin entre There Will Be Blood et Oppenheimer« , un « quasi-chef d’œuvre qui transcende le cinéma moderne », « un moment majeur de l’histoire du cinéma », le « vrai Megalopolis« … les premiers avis sur The Brutalist étaient dithyrambiques lors de sa présentation à Venise (puis partout en festivals). Le troisième long-métrage de Brady Corbet – après L’enfance d’un chef et Vox Lux – a impressionné toute la critique internationale (une moyenne de 88/100 sur Metacritic) et pas uniquement.
The Brutalist a en effet reçu le prix de la mise en scène à la Mostra de Venise des mains du jury d’Isabelle Huppert et est depuis l’un des grands favoris pour les prochains Oscars. Cette grande fresque raconte l’histoire de László Toth (Adrien Brody) un architecte visionnaire hongrois, émigrant aux États-Unis après la Seconde Guerre mondiale et chargé de contribuer à façonner le paysage de l’Amérique moderne par un mystérieux et riche industriel. On avait eu le droit à quelques images, mais désormais, c’est une bande-annonce massive qui a été dévoilée par A24.
the monumentalist
Des cris, des pleurs, un tintement légèrement angoissant, le noir complet, des silhouettes, puis soudain le retentissement d’une fanfare, un personnage qui pousse une porte, la caméra qui rentre dans la lumière… il y a sans doute plus de cinéma dans les 25 premières secondes de ce trailer de The Brutalist que dans une bonne partie des derniers blockbusters ayant envahi les salles.
Bien sûr, cette première bande-annonce de The Brutalist est assez minimaliste (seulement quelques plans triés sur le volet). Pourtant, avec cette musique imposante venant accompagner les images d’une Amérique en pleine reconstruction et un Adrien Brody nous souhaitant la « Bienvenue en Amérique », c’est déjà tout un monde qui s’ouvre à nous. En seulement une minute, le trailer donne déjà un puissant aperçu de l’ampleur du film co-écrit par Brady Corbet et Mona Fastvold, à la fois narrativement et visuellement.

En effet, cette fresque de 3h35 (dont une entracte de 15min) suivra une histoire de l’Amérique sur plus de 30 ans dont l’esthétique reposera notamment sur la magnifique patine du 70mm. La beauté des images dévoilées par le trailer, dont ce splendide plan de la Statue de la Liberté à l’envers surplombant l’embrassade de deux hommes, promet un style à la fois brutaliste (évidemment) et souple (avec ses travellings aériens). Et comme le budget du film affiche 10 millions de dollars (oui oui), c’est clairement un pur exploit qui se dévoile sous nos yeux.
Difficile d’en dire vraiment plus avec ces brèves images, où l’on aperçoit, hormis Adrien Brody, une grande partie du casting entre Felicity Jones, Guy Pearce, Alessandro Nivola, Isaach De Bankolé ou encore Emma Laird. C’est en tout cas un immense spectacle qui s’annonce avec cette exploration gargantuesque du rêve américain et le parcours intime de son héros. S’il sortira en cette fin d’année 2024 aux Etats-Unis (pour concourir aux Oscars), The Brutalist n’arrivera pas avant le 12 février 2025 en France au cinéma. Vivement.
Ils mettent toujours les meilleurs plans dans les bandes annonces.
Son Vox Lux n’était vraiment pas terrible, Natalie Portman en chanteuse pas trés crédible.