Un célèbre créateur de jeu vidéo a défendu Joker 2 : Folie à Deux, suggérant que le film de Todd Phillips pourrait être réhabilité comme un classique à l’avenir.
Joker 2 est l’un des gros fiascos de l’année 2024. Entre un budget monstrueux (200 millions de dollars) que le box-office ne pourra jamais compenser et une Harley Quinn ratée, les raisons de cet échec prévisible sont nombreuses. La Warner a d’ailleurs décidé de sacrifier Joker 2 sur l’autel de la VOD pour limiter l’hémorragie. Pourtant, malgré une très mauvaise presse et un public absent des salles de cinéma, le film peut compter sur des soutiens de choix.
Bien que Paul Schrader a quitté la salle après 25 minutes du film de Todd Phillips, il y a peu c’est Quentin Tarantino qui a défendu Joker 2. Francis Ford Coppola avait également expliqué à quel point il a aimé ce Joker 2. Une des personnes considérées comme l’un des plus grands réalisateurs de jeu vidéo contemporain a aussi pris le parti du film de Joker : Folie à Deux, allant jusqu’à qualifier Joker 2 de futur classique.

Les idéaux de Joker 2
C’est dans un long post mis en ligne le 3 novembre 2024 sur X/Twitter que Hideo Kojima a livré ses impressions concernant Joker 2. Figure tantôt respectée, tantôt décriée du monde vidéoludique, Kojima a pris parti en louant le film. Il a exprimé sa conviction que, bien qu’incompris aujourd’hui, ce second volet de la saga Joker pourrait devenir, avec le temps, une œuvre emblématique et incontournable du cinéma. Les pauvres hères du public n’ont tout simplement pas compris le génie de Joker 2.
« Au cours des 10 ou 20 prochaines années, la réputation de ce film évoluera probablement en même temps que les films de superhéros à venir. Il faudra peut-être du temps pour qu’il devienne une véritable « folie à deux ». Mais il ne fait aucun doute que tous les spectateurs ont aimé Joaquin et Gaga dans ce film.«

Tous mes Hideo : des mots… Abimés…
Dans son analyse, Kojima décrit Joker: Folie à Deux comme une œuvre introspective et provocatrice. Il salue une ouverture audacieuse en animation, rappelant l’esthétique rétro des Looney Tunes, et note la complexité d’un récit construit autour du dédoublement de la personnalité du Joker.
Le film, selon Kojima, plonge dans une réflexion profonde : le Joker est-il vraiment Arthur, ou une autre facette de sa psyché ? Cette question ne se limite pas aux personnages, mais s’étend à une interrogation sur la perception même du public : qui est véritablement le personnage auquel ils s’identifient – le Joker ou Arthur ?
« Dans le procès qui suit, la question de sa personnalité multiple est débattue du début à la fin. Le Joker est-il Arthur ? Le Joker est-il une autre personnalité (son ombre) ? Qui est Arthur au juste ? Cette révélation se transforme finalement en une métaperspective. Dans le film précédent, « Joker », était-ce vraiment le Joker qui captivait les spectateurs du monde entier ? Ou était-ce Arthur ? Cette question est constamment posée à Lee et même aux habitants de Gotham City dans le film. »

Hideo Kojima poursuit son argumentaire en expliquant que le paysage cinématographique est gorgé d’histoires de « héros de justice poétique ». Joker: Folie à Deux serait alors un contre-pied déroutant. En explorant les contradictions d’un personnage ambiguë, le film interrogerait la tendance actuelle à glorifier les figures héroïques. Pour Kojima, cette approche pourrait bien être considérée comme visionnaire, et marquer un tournant pour les films de super-héros, qui évolueraitnt vers des récits plus complexes, questionnant la nature même du bien et du mal.
« Nous vivons à l’ère de la production de masse de héros de « justice poétique », d’une bataille entre le bien et le mal. Récemment, de nombreux films dérivés ont été réalisés en mettant l’accent sur les méchants. Les méchants peuvent-ils aussi être des super-héros ? Cette question posée sur grand écran dans un film DC est-elle trop avant-gardiste ? Est-ce le Joker que les spectateurs du monde entier ont aimé ? Était-ce Arthur ? C’est là que les avis divergent.«
Les mauvaises langues diront qu’une fois encore, Kojima fait du Kojima, et qu’il surinterprète trop Joker 2. Là où il voit un film profondément introspectif et subversif, d’autres y voient une énorme escroquerie artistique. On ne sait pas si la vérité est ailleurs, mais aux États-Unis, elle est déjà sur les petits écrans, puisque Joker 2 est disponible en VOD outre-Atlantique depuis le 29 octobre 2024.
Quand on a joué aux jeux complètement barrés de Kojima, et surtout la série Metal Gear Solid, on comprend mieux son point de vue sur Joker 2. Tous les personnages de ses jeux ne sont jamais vraiment gentils ou méchants, ils peuvent sans cesse basculer d’un côté ou de l’autre, et personne n’est vraiment ce qu’on croit. C’est d’ailleurs ce qui rend ses jeux si fascinants. Il lance ses personnages dans la guerre et il observe comment ils évoluent. Solid Snake est une sorte de Snake Plissken/super-héros/James Bond/Rambo à moitié cinglé qui devient de plus en plus puissant au fur et à mesure qu’il affronte des personnages complètement cinglés. Mais qui ne sont jamais complètement méchants, ce sont tous des gens normaux au départ qui sont devenus méchants à cause de la guerre. Et Snake se bat sans cesse pour ne pas basculer lui aussi vers cette facilité, ce côté obscur.
En partant de ça, on voit bien le rapprochement avec Arthur Fleck/Joker, et même globalement avec Batman et les super-méchants DC, qui sont tous ambigus et jamais totalement responsables de ce qu’ils sont devenus. Dans le cas d’Arthur Fleck, c’est bien sûr son origine de loser frustré qui le fait devenir le Joker, mais c’est surtout cette société impitoyable pour les losers, qui les jette dans le caniveau sans leur donner une seconde chance. Arthur crée le Joker pour punir cette société du winner, du m’as-tu-vu, du conformisme et du spectacle voyeuriste malsain. C’est là que le premier film était intéressant. Par contre, dans le 2ème film et contrairement aux jeux de Kojima, Phillips n’a pas réussi à trouver ce mélange subtil entre spectaculaire et narration progressiste. Dommage.
Ben les gens se sont quand-même ennuyés, y compris avec les acteurs…
Incroyable d avoir réussi a louper un film pareil,bons acteurs,bon scénario,bonne musique,équipe technique au top ,c est quoi ce délire de comédie musicale ?le gas il a regardé un épisode Batman a la TV (avec marc amill)il a essayé simplement de flinguer ses producteurs…c est si nul que c est forcément volontaire.
Bah, en même temps on dit : « un des plus grands génies du jeu vidéo »
C’était forcément Kojima… à part lui ou Shigeru Miyamoto, il ne reste pas beaucoup de « génies dans le monde du jeu vidéo » qui aient suffisamment de popularité pour être reconnus en tant que tel…
Les Shinji Mikami, Hidetaka Miyazaki (https://www.google.fr/search?sca_esv=b9ffa184e2f763ea&sxsrf=ADLYWII7TL2j3ODRYAyyQvK8LdhwYZRoXA:1730823946078&q=Hidetaka+Miyazaki&si=ACC90nyByJNAHfkzzi7l4JA4fcQKXOYDCI7plJH6uVksGWg6XpKpanN18JoPg33bOTr4QmHghoeKWZpHBendLtUWimYAPNzZ0XJKpVetjq4aV1JsMbbOfQ967dQa-DIYVZ-qmeCcYHbkJiIXWA-g1YHE9zY_lcWaqv_XS2Ackz6HBbSIcLcECJADXos2KoNWnIP2wfx4--gOJsRi7l7WCkOvH0okqyheKz9xJvN0ox7bXXr286bT6dQg4G1jXXHvq85-1GZTQcetoEanhn8XHdW5fPQrU3QGMg%3D%3D&sa=X&ved=2ahUKEwj_6uXTzcWJAxV5SaQEHfPdIGsQmxMoAHoECDwQAg) et autres Hironobu Sakaguchi ont beau être très talentueux, ils n’auront jamais la même popularité que les 2 big Boss sus-nommés.
J’étais sûr que ça serai Kojima je ne sais pas pourquoi.
En lisant le titre je me suis dis : « pas Kojima, pas Kojima, pas Kojima.. » en tout cas j’attends des news du film Death Stranding !