Jim Carrey est revenu sur son expérience dans la peau et sous les poils du Grinch, le monstre qui déteste Noël et qui mériterait un retour selon lui.
Dans les familles normales, l’approche de Noël implique un re-visionnage religieux de Gremlins ou Maman j’ai raté l’avion. Dans les familles plus déviantes, on se réunit devant Le Grinch, long-métrage de Ron Howard sorti en 2000 et adaptant Comment le Grinch a volé Noël ! du Dr. Seuss. L’histoire d’un croque-mitaine grincheux prévoyant de saboter les fêtes au grand dam des habitants de Chouville qui, malgré des critiques mitigées, a suscité un petit culte au fil du temps.
Bien entendu, l’objet dudit culte est surtout Jim Carrey, interprète du personnage éponyme maquillé en vert et recouvert de poils et de prothèses par le légendaire Rick Baker. En pleine tournée promo pour Sonic 3, l’acteur au visage élastique est revenu sur cette expérience, pas des plus agréables… et très caractéristique de son époque.

Comment le Grinch a volé l’âme de Jim Carrey
Le site Comicbook.com a eu la bonne idée de demander à Carrey à quel personnage il aimerait pouvoir re-prêter ses traits. Sa réponse était de saison :
« Oh, purée, vous savez, si on pouvait trouver un moyen de faire le Grinch. Le truc, c’est qu’à l’époque, je faisais ça avec des tonnes de maquillage et je pouvais difficilement respirer. C’était un processus insoutenable. Je pensais aux enfants à ce moment. C’est pour les enfants. C’est pour les enfants. C’est pour les enfants. Et maintenant, avec la motion capture et les choses comme ça, je pourrais être libre de faire d’autre choses. Tout est possible dans ce monde »

Les heures nécessaires à sa transformation en Grinch furent extrêmement difficiles pour l’acteur, au point de retarder la production du film. Le maquilleur Kazuhiro Tsuji, qui a dû subir ses multiples exigences, a même raconté à Indiewire avoir commencé une thérapie après le tournage. Baker lui avait accordé un hiatus suite aux tensions entre lui et Carrey, jusqu’à ce que celui-ci le rappelle et lui promette de garder son sang-froid pendant les séances de maquillage. Autant de problèmes qui n’auraient pas eu lieu avec les combinaisons de motion capture.
Une suite au Grinch est assez improbable, mais pas si fantasque que ça quand on sait que le film est l’un des plus gros succès de l’an 2000, avec 346 millions de dollars récoltés sur un budget de 123. Toutefois, le personnage a déjà eu droit à une réadaptation animée produite par Universal et Illumination en 2018. C’est Benedict Cumberbatch qui doublait alors le bonhomme vert, toujours avec un succès commercial à la clé, plus gros encore que celui de son prédécesseur. Qui sait, Chouville pourrait bien revenir un jour sur nos écrans.