Valerian : pourquoi Luc Besson veut encore croire à la suite

Mise à jour : 24/10/2017 09:32 - Créé : 20 septembre 2017 - Jacques-Henry Poucave
Photo Dane DeHaan
135 réactions

Alors que le score international de Valerian sur grand écran a tout du camouflet, et que les têtes roulent déjà à Europacorp. Luc Besson croit encore qu’une suite est possible.

Dans un entretien accordé à Screen Rant, le réalisateur, scénariste et producteur s’est exprimé sur l’avenir de ce qu’il avait préalablement désigné comme une potentielle franchise destinée à faire concurrence à Star Wars.

Suite au bide du film sur à peu près tous les territoires (exception faite de la France, où sans atteindre les scores des précédents films de son auteur, il a attiré les spectateurs), la question d’une suite a paru logiquement moins évidente. Pour autant Luc Besson est loin de fermer la porte et préfère en appeler au désir des spectateurs plus qu'au box-office.

« Je ne sais pas si nous le ferons, parce que ça ne dépend pas de moi, mais du public, s’il a aimé. »

 

Photo Luc Besson

Luc Besson, sur le tournage

 

Et pour cause, comme il le rappelle l’exploitation des films, notamment des blockbusters, est en pleine mutation.

« Ce qui se passe aujourd’hui, vous savez, est un peu différent d’il y a cinq ou dix ans. Parce que la manière dont les gens consomment les films est différente. Les gens sont très occupés, alors ils vont au cinéma, mais votre film reste à l’écran trois semaines. Quand j’ai sorti Le Cinquième Elément, on était diffusés pendant 12, 15, 20 semaines au cinéma…

Désormais vous restez à l’écran pendant deux, trois semaines, la VOD débarque très vite, puis la vidéo physique, la télévision, donc parfois, les gens veulent voir un film et le ratent, donc ils optent pour un autre mode de diffusion. Donc, attendons la fin de ce qu’on appelle le premier cycle, c’est-à-dire la salle, la VOD la vidéo, et on verra quelle est l’audience du film. »

 

Photo Alain Chabat

Tant qu'il ne nous ressert pas un Alain Chabat amphibie...

 

Coïncidence, les propos de Luc Besson viennent souligner ce qu'expliquait il y a quelques heures Nicolas Cage, lequel rappelait qu'en dépit de son image, Ghost Rider 2 avait été un succès sur la durée.

Pour le coup, l’exploitation des œuvres demeure encore très intrinsèquement liée à  écho lors de leur sortie sur grand écran. Plus encore que l’encombrement des salles et le turn over accéléré des productions proposées, c’est peut-être la vitesse décuplée des moyens de communication, ainsi que la simultanéité des grosses sorties à l’international, qui confère à leur succès ou échec immédiat une résonnance décuplée, laquelle est de plus en plus difficile à gérer ou contourner pour les distributeurs.

Reste à savoir si en cas de succès sur le long terme de Valerian, les investisseurs qui ont rendu possible le premier film seront prêt à prendre à nouveau un risque financier de cette ampleur.

 

Photo Cara Delevingne

commentaires

Peter 25/09/2017 à 20:21

@mysterek

Mauvaise manipulation, publié deux fois le même post. Et mauvaise orthographe de ton pseudo, Sorry, indépendant de ma volonté (correction automatique). On supprime comment ici un poste en trop ?

Peter 25/09/2017 à 20:16

@mystère

Je suis d'accord avec ta définition de blockbuster d'où mon soucis avec le fait de nommer un film blockbuster avant sa sortie en le limitant en partie à sa réussite (mais oui je sais, argent prêté argent à multiplier....mais ça veut dire aussi moins de risques pris c'est pour ça qu'on se tapera un jour l'arrière arrière arrière arrière arrière petit enfant de darth vador voulant conquérir la galaxie lointaine (j'aime star wars aussi mais j'aime pas quand on use la corde) ou les remakes comme celui de ça en ce moment).

Après je l'ai vu ce film, valerian, c'est exactement ce que j'en attendais : du besson. Les visuels sont splendides n'en déplaise à certains difficiles, j'ai adoré la scène d'introduction (oui bon david Bowie space oddity j'aime et puis c'était plutôt star trek et j'aime star trek) et la planète mul. J'ai bien aimé la suite. Je ne cherchais pas à voir un film à réflexion mais à détente, contrat rempli.

Ensuite les acteurs jouent comme tous les acteurs dans les films de besson (je pense que c'est sa façon de diriger qui veut ça), l'histoire est simple, la morale est humaniste hippie. Et il a un côté enfantin impressionnant ce film. Très BD de valerian en fait.

D'ailleurs, le rythme est BD, on a l'impression de lire/voir une BD. C'est assez étrange, on se demande pourquoi ces scènes sans parfois de liens et tout d'un coup j'ai pensé "j'ai l'impression de lire une BD sur un nouveau support. Une BD virtuelle? ".
À partir de là tu saisis le film (enfin c'est comme ça que je le ressens), on dirait une BD franco-belge en mouvement, surtout les anciennes oeuvres comme tintin ou spirou, ce qui est logique valerian datant des 70'S. Peut être pas tres constructif côté réalisation mais c'est plutôt original.

Du coup peut être que pour certains c'est difficile à appréhender comme réalisation, je l'ai appris dernièrement mais il y a des gens qui ne peuvent pas lire de BD parce qu'elles n'arrivent pas à creer de liens logiques entre les cases et donc à lire l'histoire. Je trouve ça très intéressant. Mais bon là je disgresse complètement, sorry.

Peter 25/09/2017 à 20:14

@mystère

Je suis d'accord avec ta définition de blockbuster d'où mon soucis avec le fait de nommer un film blockbuster avant sa sortie en le limitant en partie à sa réussite (mais oui je sais, argent prêté argent à multiplier....mais ça veut dire aussi moins de risques pris c'est pour ça qu'on se tapera un jour l'arrière arrière arrière arrière arrière petit enfant de darth vador voulant conquérir la galaxie lointaine (j'aime star wars aussi mais j'aime pas quand on use la corde artistique) ou les remakes comme celui de ça en ce moment).

Après je l'ai vu ce film, valerian, c'est exactement ce que j'en attendais, du besson. Les visuels sont splendides n'en déplaise à certains difficiles, j'ai adoré la scène d'introduction (oui bon david Bowie space oddity j'aime et puis c'était plutôt star trek et j'aime star trek) et la planète mul. J'ai bien aimé la suite. Je ne cherchais pas à voir un film à réflexion mais à détente, contrat rempli.

Ensuite les acteurs jouent comme tous les acteurs dans les films de besson (je pense que c'est sa façon de diriger qui veut ça), l'histoire est simple, la morale est humaniste hippie. Et il a un côté enfantin impressionnant ce film. Très BD de valerian en fait.

D'ailleurs, le rythme est bd, on a l'impression de lire/voir une BD. C'est assez étrange, on se demande pourquoi ces scènes sans parfois de liens et tout d'un coup j'ai pensé "j'ai l'impression de lire une BD sur un nouveau support. Une BD virtuelle? ".
À partir de là tu saisis le film (enfin c'est comme ça que je le ressens), on dirait une BD franco-belge en mouvement, surtout les anciennes oeuvres comme tintin ou spirou, ce qui est logique valerian datant des 70'S. Peut être pas tres constructif mais c'est plutôt original.

Du coup peut être que pour certains c'est difficile à appréhender comme réalisation, je l'ai appris dernièrement mais il y a des gens qui ne peuvent pas lire de BD parce qu'elles n'arrivent pas à creer de liens logiques entre les cases et donc à lire l'histoire. Je trouve ça très intéressant. Mais bon là je disgresse complètement, sorry.

heuouais00041 24/09/2017 à 05:18

"vous savez, est un peu différent d’il y a cinq ou dix ans. Parce que la manière dont les gens consomment les films est différente. Les gens sont très occupés" ... les gens ne sont pas moins ou plus occupés qu'avant,... oui ils consomment les films autrement mais il y a un autre paramètre à prendre en compte, quand le cinquième éléments est sortie au ciné, les jeux vidéos étaient encore de qualité moyenne, la plus part des gens avaient une télé de 70 cm maxi, il n'y avait pas la vod, aujourd'hui les gamins jouent à des jeux visuellement dément,avec des casques virtuels, ils font parti du jeux, les parents ont des écrans larges immenses et peuvent louer leur film à 2 h du matin... par contre ce qui change vraiment, aujourd'hui les gens choisissent leur films avec attention... dans les années 90, les gens se basaient encore sur les médias télé (7 chaines maxi sans les payantes,pas encore la tnt) et donc allaient au ciné en allant voir meme des nanars (des films comme the arrival, bloodsport3 ou autres sortiraient directement en vod aujourd'hui)...un exemple concret, on va prendre ça, 35 000 000 de dollars et pas un film de science fiction, pas de super hero,pas d'acteurs connu, mais un film tiré du roman de stephen king) le film en a rapporté 10 fois son budget...

MystereK 22/09/2017 à 07:59

@Peter

Le terme Blockbuster (qui ne s'applique pas qu'au cinéma, mais aussi à la littérature, à la finance, etc.) s'applique à une oeuvre ou un produit pour laquelle on s'attend à une résussite explosive. Généralement, les intervenant dans la création d'un blockbuster ont mis les moyens pour arriver à leur fin, mais cela ne sous-entends pas automatiquement un produit de piètre qualité d'où disparait toute ambition (artisitique pour les oeuvre cinématographique ou littéraire, de rendement pour la finance, de qualité pour d'autres type de produits), même si c'est souvent la cas. Après ça, même une petite oeuvre peut se transformer en blockbuster (=résussite) si le succès est au rendez-vous. Par définition, on ne peut attribuer le terme de Blockbuster à un film qu'après son exploitation puisqu'il sous-entant le succès commercial, le terme étant un synonyme (en anglais, une avalanche de remerciements ou une explosion de revenus selon que l'on est cinique ou pas), un film ayant échoué au box-office n'est donc pas un blockbuster si on s'attache à la signification du mot.

Gilbert Duroux 22/09/2017 à 00:44

Besson est encore en train de s'illusionner. Hier comme aujourd'hui, ce qui conditionne la durée d'exploitation d'un film en salle, ce sont les scores lors de la première semaine. Si Valérian avait eu du succès, il serait resté aussi longtemps à l'affiche que Le Cinquième Élément.
S'il devait y avoir malgré tout une suite, nul doute que les financiers demanderaient à Besson de prendre un bon scénariste parce que ses scénarios sont toujours cucul la praline. Besson sait faire de belles images, mais il ne sait pas raconter une histoire qui tient la route.

baboune 21/09/2017 à 22:42

Perso j'ai jamais lu la bd mais j'ai trouvé le film réussi, après pour un tel fantastique il aurait peut être fallu qu'on puisse voir encore plus de paysages car trop peu à mon goût, mais les acteurs jouait bien et l'histoire en elle même était super. Questions de gout

Lax69 21/09/2017 à 10:23

Le film est mauvais point barre meme pour besson et sa "vision" du cinema. Les moyens mis en jeux ne sauvent pas un scenar faible tres nanar. Faut arreter de trouver des excuses et assumer ses erreurs mr besson qui ose mais qui peut se planter aussi

Peter 20/09/2017 à 21:25

@pog

Le principe même de blockbuster sous tend qu'il est d'abord une marchandise avant d'être un film (artistiquement parlant). A partir de là, son existence ne dépend que du chiffre, qu'il soit bon ou mauvais. Des tas de blockbuster sont nuls et font des scores faramineux, leurs réalisateurs peuvent être heureux, certes, mais au final ces films ne sont pas les leurs (à quelques exceptions prés). Ces realisateurs sont interchangeables.

Certains de ces blockbusters ont d'ailleurs sûrement disparu de beaucoup d'esprits. D'autres qui se sont vautrés au box office sont connus, et pour certains reconnus avec le temps comme hugo cabret, les portes du paradis, la chute de l'empire romain....

Quand je dis réalisateur je pense à des gens qui ont une vision et l'expriment dans leurs films. Avoir un telle visibilité dans le monde (peu importe la rentabilité du film), artistiquement je peux t'assurer que des réalisateurs signeraient.

Alors valerian est un blockbuster pour son budget mais c'est aussi le bébé d'un homme (si tu as vu le film tu ne peux pas nier que c'est du besson). Et je me dis que si on lui avait dit "tu le fais mais ça sera pas rentable" il aurait répondu "je le fais." Et vu qu'il a envie de récidiver.....

Heureusement, le cinéma ce n'est pas juste de l'argent, sinon, qu'est ce qu'on se ferait ch.... dans les salles avec " blockbuster du moment qui marche" voici le numéro 23 de la série.

MystereK 20/09/2017 à 21:23

Valerian est en salle depuis 9 semaines aux USA, il n'a pas été retiré au bout de 2 ou 3 comme l'affirme M. Besson. Si le publiv américain voulait le voir, il en aurait encore l'occasion. Je ne porte aucun jugement sur le film que je n'ai pas vu, mais M. Besson fait une sorte de déni sur cette déception au box-office et articule des excuses fallacieuses.

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