Festival International du Film de Sain-Jean-De-Luz : Jour 1

Christophe Foltzer | 7 octobre 2015
Christophe Foltzer | 7 octobre 2015

C'est maintenant une tradition, tous les ans, EcranLarge pose ses valises à Saint-Jean-De-Luz pour couvrir le Festival du premier et deuxième film. Parce que l'avenir du cinéma se joue déjà aujourd'hui, compte-rendu de cette première journée riche en émotions.

Hormis la mer et les excellents restaurants, Saint-Jean-De-Luz est aussi réputé pour son festival, rebaptisé Festival International du Film depuis l'année dernière. Après une édition 2014 de haute volée et riche en nouveaux talents, ce nouveau cru promet, au moins d'être aussi bon que le précédent.

Et cela a commencé plutôt fort avec le très atmosphérique, et très islandais, Béliers, de Grimur Hakonarson, déjà lauréat du prix Un Certain Regard au dernier Festival de Cannes et qui tente ici le grand chelem. Un film très beau dont vous pouvez retrouver la critique ici.

Nous n'étions cependant pas au bout de nos surprises puisque le deuxième film de la sélection, Les Ogres de Léa Fehner, s'est révélé surprenant à plus d'un titre avec sa troupe de théâtre itinérante haute en couleur qui rappelle les films de Fellini et de Kusturica. Mais la critique détaillée du film (ici) vous en apprendra plus sur cette très bonne surprise.

Crédits Photo : Chris Huby - Tous droits réservés

Pour conclure cette première journée, Audrey Estrougo, habituée du festival, est venue présenter son quatrième film en ouverture et hors-compétition, le très bon Taulardes, avec une Sophie Marceau transfigurée et malmenée pendant 1h40 de tension et d'enfer carcéral comme on en rarement vu dans le cinéma français récent. Un film prévu pour avril 2016 et dont on reparlera sans aucun doute tant il fait figure d'ovni dans le paysage cinématographique actuel et permet à une de nos plus célèbres comédiennes d'exploser les attentes et les étiquettes en nous livrant une interprétation toute en intelligence et en finesse avec un talent que beaucoup ne soupçonnaient pas. Après l'excellent Une histoire banale, Audrey Estrougo confirme qu'elle est définitivement une réalisatrice avec laquelle il faut compter et que, malgré les épreuves et les difficultés rencontrées en chemin (et il y en a eu), elle ne désarme pas pour imposer sa vision dans un milieu de plus en plus sclérosé. Et rien que pour ça, chapeau-bas. Notre critique, ici.

Sous l'oeil attentif d'un jury composé d'Olivier Marchal, Claude Perron, Manu Payet, Julie Piaton, Alexis Rault, Gilles Sacuto et présidé par Josiane Balasko, on peut d'ores et déjà affirmer que cette édition 2015 a remporté son pari et la journée de demain s'annonce déjà tout aussi riche.

Crédits Photo : Chris Huby - Tous droits réservés.

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