Vendredi 22 mai :
C'est une journée apocalyptique qui nous attend. Merci Thierry Frémaux pour ces choix et surtout cette programmation reléguant au dernier jour des projections de presse les films poids lourd de la compétition. Et par poids lourd on entend surtout indigestes.
On commence par le Terry Gilliam et son Imaginarium du docteur Parnassus qui confirme bien que le bonhomme n'a pas réalisé un bon film depuis au moins une décennie. Pas le temps de digérer la déception et j'embraye sur Visage du Taïwanais Tsai Ming-liang avec, excusez du peu, Laetitia Casta, Jeanne Moreau, Fanny Ardant, Jean-Pierre Léaud… Une sorte d'hommage aux films de la nouvelle vague commissionné par le Musée du Louvre. Tout un programme… de plus de deux heures où si l'humour affleure bien par moments, n'en demeure pas moins austère et ultra chiant.
Mais le plus dur reste à venir avec Soudain le vide de Gaspar Noé qui au dernier moment a été rallongé de 15 minutes pour porter le métrage à 2h45 (je ne vous raconte même pas les tronches des journalistes dans la salle avant la projection. On avait l'impression que beaucoup allaient à l'abattoir). Résultat des courses une salle très dégarnie à l'issue avec beaucoup de Houuu et de très timides applaudissements. Noé qui aime bien provoquer est donc servi.
La journée se termine péniblement avec Carte des sons de Tokyo d'Isabel Coixet. Film carte postale qui raconte l'histoire d'amour traitée mièvrement entre une tueuse à gage et la personne qu'elle devait supprimer. Le tout dans un Tokyo plus réaliste que celui fantasmé par Gaspar Noé.C'est déjà ça de gagné.
Voilà c'est fini donc. Demain samedi Stef va se voir le film de clôture de Jan Kounen, seule et dernière projection de presse. Il sera temps alors pour nous de tirer notre révérence non sans avoir entre-temps tourné nos deux dernières vidéos. L'une dans une petite heure depuis la soirée Metropolitan pour le film de Gilliam et l'autre dans la matinée histoire de faire un petit bilan agrémenté de nos pronostiques sur une compétition beaucoup plus faible que les deux années précédentes.