Rian Johnson a trouvé l'excuse parfaite pour défendre ses Derniers Jedi

Christophe Foltzer | 23 août 2019
Christophe Foltzer | 23 août 2019

Tandis que L'ascension de Skywalker doit sortir sur nos écrans le 18 décembre prochain, les fans n'ont toujours pas oublié Les Derniers Jedi, vécu comme un affront par pas mal de monde.

Et c'est vrai que c'est bien  Les Derniers Jedi qui semble avoir mis le feu aux poudres entre les fans et Disney. Un film peut-être incompris par la majeure partie du public, mais particulièrement déroutant dans le fait qu'il était en totale contradiction avec ce qui avait été installé dans Le Réveil de la Force.

En dépit d'un solide box-office de 1,321 milliards de dollars de recettes, le film de Rian Johnson s'est ensuite fait exécuter en place publique par une bonne partie de la communauté, permettant ainsi à la branche intégriste du fandom, les turbo-débiles, de laisser exprimer toute leur haine du genre humain et de l'Autre. Une situation pas franchement agréable, ni très saine, qui aura certainement poussé Disney à rappeler J.J. Abrams pour mettre en boite L'ascension de Skywalker.

 

PhotoUn film qui a surpris (pour rester poli)

 

Mais, alors que les choses commençaient enfin à se tasser, voici que Rian Johnson a décidé de repartir au front au micro de Cinemablend pour dire combien son film s'inscrivait dans la philosophie de la trilogie originale :

"A mon sens, à partir du moment où on commence à penser à ne pas sortir des limites fixées par les films originaux, on arrête d'être dans l'état d'esprit de ceux qui les ont faits. Avec chaque nouvel épisode, ils allaient plus loin. Avec chaque épisode, ils repoussaient un peu plus les limites, ils poussaient les personnages vers de nouveaux horizons émotionnels, avec sincérité mais aussi par surprise.

C'est pour ça que ces films sont géniaux. C'est pour ça qu'ils sont vivants. S'ils avaient regardé quelque chose qui existait déjà et s'étaient dits qu'il ne fallait pas faire ceci ou cela, le résultat aurait été très différent."

 

Photo Adam DriverDes prises de risque certaines

 

Evidemment, Rian Johnson a raison dans ses propos, même si on pense bien que la pilule aura du mal à passer pour beaucoup de monde. Ceci étant, si la première trilogie était novatrice sur pleins d'aspects, notamment techniques, elle n'était pas autant hors des clous qu'il veut bien le dire puisqu'elle ne consistait qu'en un melting pot de diverses influences mythologiques, cinématographiques et littéraires. Rien de bien neuf dans le fond, mais fait avec suffisamment de talent et d'audace pour repousser son cadre.

Si on ne dira pas la même chose de Rian Johnson, il faut reconnaitre qu'il a tenté quelque chose de risqué et rien que pour ça, il faut l'en féliciter. En plus d'avoir mis en lumière la grande contradiction du fandom : ça veut de la nouveauté tout le temps, un traitement différent et tout, mais quand ça arrive, ça gueule parce que c'est plus pareil. Vous inquiétez pas, le prochain Star Wars devrait normalement vous mettre tous d'accord.

 

photoY a encore du chemin à faire quoi...

commentaires

megrez alberich
28/08/2019 à 23:49

@Vidar

"De plus ce n'est pas l'épisode 8 qui a "defoncer" la trilogie (ep. 4,5,6) mais la prélogie qui déforme tous ce qu'était d'être un Jedi comme il nous l'avais dis dans l'épisode 4,5,6".

Les Jedi, tels que présentés dans les épisodes IV, V et VI sont des menteurs qui altèrent ou dissimulent les faits quand ça les arrange ("tout est question de point de vue"), profondément dénués d'empathie ("si c'est pour une bonne cause, tes amis peuvent être sacrifiés !"), manichéens au possible, ne croyant pas à la rédemption et au pouvoir de l'amour ("ton père est plus une machine qu'un homme désormais. Il n'y a plus de bon en lui ; il faut le tuer lui et l'Empereur et c'est ce que tu vas faire"), qui se servent de Luke comme d'un pion et qui n'auraient aucun scrupule à le remplacer par Leia s'il devait échouer (ça me rappelle quelqu'un qui dit lui aussi que si Luke ne bascule pas, peut-être sa sœur le fera, elle).

Oh bah tiens, c'est exactement comme ça que sont présentés les Jedi dans la prélogie : un ordre décadent et déshumanisé, bouffi d'orgueil et pétri de certitudes, et engoncé dans des préceptes d'un autre âge dont il n'arrive à se défaire. C'est d'ailleurs ce qui causera la perte des Jedi...

Lecteur depuis l’origine
25/08/2019 à 15:15

@ Riino

C’est bien de dire que les commentaires ne sont pas appuyés. Mais cela demande d’être montré.
Or votre développement n’est en rien une démonstration mais une suite de comparaisons non pertinentes et de raccourcis.
En cela, votre commentaire est bien en phase avec le film qui use des mêmes outils pour une efficacité discutable.

Commençons donc:
Toujours autant de commentaires non appuyés, seulement illustré par un ressenti perso qui doit faire office de sainte vérité au travers de leur instinct grégaire. Marrant.

« Et pour reprendre Jorgio69 :
Snoke mort > Oui et ? Quid de Dooku »
Hors de propos.
Dooku a un historique minimal qui suffit pour être appréhendé. Un comte donc. Naissance aristocratique ce qui montre déjà une rupture avec les jedi. Un aristocrate de plus décrit comme ayant rompu avec l’ordre et fait de la politique. On a donc un positionnement pour les affaires humaines plus que méta physique.
On sait qu’il n’est pas le numéro 1. Il est le second de sidious. Il est un contraste avec le précédent apprenti. A travers ce choix, on voit bien que Sidious a changé d’approche.
Il a des interactions avec les séparatistes, les Jedi, les protagonistes et le grand manipulateur. Autant de moments où il permet d’approfondir les choses.
Dooku vient dans les premiers opus. Il n’y a rien avant de connu donc le flou autour de lui n’est pas un problème.
Dooku n’est pas le corrupteur, son échec avec Obiwan le montrant. Il porte une partie du propos mais pas tout le propos. C’est Palpatine le corrupteur qui lui porte le propos sur l’Etat, la démocratie, l’Empire, l’absolutisme, les peurs attisées et la terreur. La mort de Dooku est la mort d’un personnage ayant donné à l’histoire ce qu’il avait à donner. C’est à dire que l’aristocratie et sa relative clairvoyance ont été utilisée puis détruite pour permettre l’avènement d’un ordre nouveau.
Snoke, arrive lui au septième film. Dans la suite d’une histoire de six films ayant déjà eu une fin.
Il a donc défait ce que les autres ont remis en place. Il a corrompu la jeune génération. Autant d’explications à donner sur le pourquoi du comment. Là encore, il ne s’agit pas d’un premier film mais d’une suite!
Ensuite, il est le numéro un, le grand architecte. Mais quel est son propos? C’est à dire que porte t-il comme message au spectateur ?
Autant de questions à trancher pour un second opus d’une trilogie.
Et aucun autre personnage ne porte de propos. Même le « bruler le passé de KR » n’est pas pertinent tant dans le film il n’y a aucun moment où cela est mis en scène (je rappelle qu’il ne veut pas tuer sa mère...). Tuer son big boss qui te maltraite, ce n’est pas être au service d’un propos.
Et donc toutes ces questions furent évacuées.
Donc on reprend, Dooku rempli son rôle au service du propos des films là où Snoke ne fait qu’en illustrer les manques.
Ou comment comparer l’incomparable.


« l'enseignement jedi aux chiottes > Ah ? Tu es sûr d'avoir bien vu le film ? Où sont les livres ? Avec Rey. Qui se marre et empêche Luke d'intervenir ? Yoda. Ce serait bien de vraiment regarder le film, et de le comprendre. Le second degré ou les doubles lectures, ça demande d'être concentré. »
A la fameuse attaque ad nominem.
Donc l’enseignement Jedi, ce n’est pas de l’autodidaxie. C’est au contraire, tout le contraire, une forme d’apprentissage par compagnonnage.
Donc oui, l’héroïne laissée seule avec les livre c’est jeter l’enseignement jedi tant ce dernier s’apprend avec un maître ou au minimum, des pairs.
Ensuite, Yoda qui rigole, ce n’est pas une leçon. Il expose son élève (jamais Yoda ne l’a fait) à un incendie. Cela ne renforce pas du tout le propos de la leçon. Et la leçon donnée, est un enfoncement de porte ouvertes. Si Luke a déjà été maître Jedi, il sait très bien tout cela.
Enfin dans tout ces passages, il y a l’interprétation de Johnson de l’ordre (passé) des Jedi, de Luke et Yoda. Interprétation qu’ Hamill ne partage pas. Trois fois rien comme fait...
Et donc cette interprétation n’a aucune portée métaphysique, spirituelle, que la saga (Y compris TCW) a distillée jusqu’à présent. Le fait qu’autant de gens ne s’y retrouvent pas, le prouve.

« les parents de Rey des clodos > comme précédemment. La manipulation par le mensonge ? Essayer de faire sortir quelqu'un de ses gonds en lui racontant ce qu'il n'aimerait surtout pas entendre ? »
Ou comment ne pas voir que ce n’est pas une mauvaise vision de la scène mais le choix narratif le problème.
Donc Rey a été abandonnée par ses parents et le sait depuis le début mais nous fait une occultation.
Ouais ben cette question qui a soulevé la curiosité des spectateurs a donc une réponse. Cela ne veut pas dire qu’elle soit à la hauteur. Tant elle n’apporte aucun propos, aucune hauteur et rabaisse le personnage qui se ment à elle même.

Qu'est ce qu'il a proposé ? > l'activation d'un sabre non tenu en main. L'utilisation du suicide façon kamikaze, pour ces "gentils" rebelles qui apparaissent bien comme ils ont commencé à être depuis Rogue One. Le fantasme de Leïa forceuse (bon, l'application est sans doute à discuter).
Autant de moments dispensables, l’univers n’est en rien agrandi, aucune vraies nuances mais des idioties (cf l’attitude des commandant dans ce film). Et surtout incohérent avec les autres films (l’hyper espace).

« Quelles limites il a voulu franchir ? > Trancher le manichéen dans le lard. Amener à l'écran des choses que les fans souhaitaient voir. Et oser, quel génie, mettre à mal TOUTES les théories sur Snoke, en le tuant dès le deuxième épisode de la trilogie. Putain mais quelle paire de coronès ! »
Il y a beaucoup d’émissions de cuisine à la télé.
Je n’ai encore jamais vu quelqu’un qui faisait goûter au jury une soupe où il a uriné dedans.
Car c’est de cela qu’il s’agit. Confondre avoir du culot avec faire n’importe quoi et ce avec cuistrerie et vulgarité.
La seule attente était de respecter le devoir de ne pas faire n’importe quoi. S’il fallait tuer Snoke, il fallait sans amener plus de problèmes qu’en résoudre, il fallait l’intégrer à un propos.
Cela n’est pas fait. Alors que c’est le B A BA de l’industrie du cinéma.
N’est pas Duchamp qui veut.

« Toujours autant de commentaires non appuyés, seulement illustré par un ressenti perso qui doit faire office de sainte vérité au travers de leur instinct grégaire. Marrant. »
Ou comment reprocher aux autres ce que l’on fait soit même.
Comme montré, tous ces arguments sont des visions personnelles et ne maîtrisant pas les concepts utilisés :comparaisons non pertinentes, non connaissance qu’un apprentissage n’est pas réductible aux savoirs mais comprend aussi les méthodes utilisées et les formes d’organisation, non compréhensions des obligations d’écriture en dramaturgie, non compréhension des questions soulevées.
Oui cela montre bien un ressenti perso érigé en vérité et un instinct grégaire.

Je donne cela à voir aux lecteurs.A chacun de se faire son avis désormais
Je ne rentrerai pas dans des polémiques chronophages.

Lecteur depuis l’origine
25/08/2019 à 14:22

Comme dit avant moi avec pertinence, il ne faut pas confondre ère innover et détruire. Sinon un bulldozer est digne d’un architecte...
Rian Johnson n’est pas un artiste, il ne crée pas des œuvres en les finançant lui même et cherchant un public pour les acheter.
C’est un artisan, il ne faut pas confondre.
« Rian tu nous donnes un film qui doit être rentable, tu nous soumets tes choix et on valide pour te donner l’argent. »
Ce n’est pas être un artiste ça...
D’ailleurs les choses sont claires, on parle de l’industrie du cinéma.

Donc cet artisan a donné à une saga, un film incohérent avec le reste (Force devenant un super pouvoir, hyper espace dégommant des vaisseaux), le pire combat de la saga (il y a des règles en escrimes artistique, plus de 4 combattants et c’est illisible, l’incapacité à masquer le faible niveau de son actrice, des chorégraphies trop scriptées ou mal pensée nécessitant un effacement d’une arme), des personnages sans saveurs (la faute à une mauvaise écriture selon les standard de script Doctor), un montage raté (mauvaise alternance des moments des histoires pour étirer les arcs, mauvais enchaînements de type de plan sur dans les scènes).
Bref un film où l’artisan a livré un mauvais travail.

Quand on vous livre une maison pleine de mal-façons , on est en droit de le dénoncer. Et non de l’accepter par obligation de respect la liberté créative de ceux qui l’ont construite ...

Thom Guem
25/08/2019 à 11:10

Ouais le gars a tros cru
Quand tu fais une suite TU DOIS respecter la saga et les précédents films sinon tout y perd
Mais lui il a pas suivi le film et il a detruit tout c'est pour ça que le 9 va etre comme il est
GG rian ta tout gâcher

Une pensée positive
25/08/2019 à 00:16

Alors la gros gg Rian, y a un moment où il faut remettre les fans à leur place !

Tarass
24/08/2019 à 17:09

J'ai maladroitement publié mon commentaire précédent sans l'avoir fini. Je reprends.

Le simple fait que Disney et associés se soient rués sur l'excuse "haine/extrême-droite/etc" laisse penser que même pour eux, le film est difficile à défendre objectivement et les critiques des fans touchent là où ça fait mal.

Tarass
24/08/2019 à 17:05

Mais oui, mais oui... Les gens qui ont descendu le film ne sont que des fascistes et des haineux. Comme ça vole haut, cette défense.

Et encore une fois, cet argument "Il a fait quelque chose de neuf" n'a aucun sens. La nouveauté en elle-même n'est pas une qualité. Il faut que ce soit de la BONNE nouveauté. Sinon, pour vraiment innover dans la saga, il pouvait aller plus loin : toute l'histoire se passe dans une chaussure, Luke devient professeur de ballet et le film se finit sur Jar Jar Binks qui pique-nique sur la tombe de George Lucas (destruction du quatrième mur ! Trop intelligent !)

Et puis, quitte à faire des choses bizarres,

Le seul fait que Disney et associés se soient rués sur l'excuse "le mauvais traitement que suscite ce film

DarKevin du 59
24/08/2019 à 04:56

Go go go Mary Sue, tu vas tous les niquer dans l'ep 9.

Vidar
23/08/2019 à 20:26

De plus ce n'est pas l'épisode 8 qui a "defoncer" la trilogie (ep. 4,5,6) mais la prélogie qui déforme tous ce qu'était d'être un Jedi comme il nous l'avais dis dans l'épisode 4,5,6 donc voici un bon argument qui prouve que l'épisode 8 et un bon film et ne fait pas de FAN SERVICE en retournant au source

Loick
23/08/2019 à 20:05

Moi je dis l'épisode 8 LES DERNIERS JEDI est un retour aux source meme de la SAGA STAR WARS en ce concentrant beaucoup sur le développement des personnages et l'histoire des Jedi et remontre une nouvelle fois l'un des différents pouvoir de la force comme dans l'épisode 4 5 et 6

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