Liam Neeson revient sur un trauma qui lui a donné des envies de meurtres

Camille Vignes | 5 février 2019 - MAJ : 09/03/2021 15:58
Camille Vignes | 5 février 2019 - MAJ : 09/03/2021 15:58

Liam Neeson, en pleine promotion pour Sang Froid, a confié comment, sous le choc de la découverte du viol d'un proche, il a parcouru les rues avec une matraque, dans l'espoir de tuer.

Taken, Non-stopNight Run… Les personnages que Liam Neeson incarne se démarquent souvent par leur esprit vengeur et leurs méthodes expéditives. Et Sang froid, le prochain film de l'acteur, ne s’écarte pas de ce chemin puisqu'il y interprète un père cherchant à se venger du meurtre de son fils par un cartel de la drogue.

 

photo, Liam NeesonLa vengeance est au bout du canon

 

Et justement, la promotion du film a été synonyme de confidences sensibles pour l’acteur britannique. Interviewé par The Independent, et après avoir abordé les ressorts psychologiques du film, Liam Neeson a changé de ton pour se livrer sur un évènement traumatique qu'il a vécu.

L’acteur a expliqué que, rentrant alors de l’étranger, une de ses proches (dont il ne souhaite pas divulguer l’identité) avait été victime d’un viol, et que pour lui, la seule lumière au bout du chemin aurait alors été la vengeance.

 

photo, Liam NeesonTaken

 

« Mais immédiatement ma réaction à été de lui demander : savait-elle qui avait fait ça ? Non. De quelle couleur était-il ? Elle a répondu qu’il s’agissait d’une personne noire.

J’ai honte de le dire, j’ai parcouru les rues avec une matraque, en espérant être approché par quelqu’un. J’ai fait ça pendant peut-être une semaine, en espérant qu’un "bâtard de noir" sortirait d’un pub pour me chercher des noises. Comme ça j’aurais pu… le tuer ».

Mais, si Liam Neeson a d'abord laissé ses bas instincts le contrôler, il explique aujourd'hui ressentir une honte immense face à son comportement :

 

Non-Stop

 

« C’est un instinct primaire, Dieu vous préserve de n’avoir jamais un membre de votre famille blessé par un criminel […] C’est horrible, horrible quand j’y repense d’avoir fait ça. »

Ces révélations ont provoqué une avalanche de réactions indignées (notamment sur Twitter), soulignant que l'acteur n'aurait pas réagi de la sorte si l'agresseur avait été de couleur blanche et l'accusant de racisme. D’autres (bien moins nombreuses) au contraire ont tenu à saluer ce qu'ils estiment être "le courage" de Liam Neeson pour avoir osé faire cette révélation.

 

photo, Liam NeesonManque de sang froid

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commentaires
Paehon
06/02/2019 à 09:05

Je pense qu'il y a mauvaise interprétation, il cherchait probablement quelqu'un ressemblant à la description du violeur plutôt que de s'attaquer à quelqu'un de sa communauté.

Euh
06/02/2019 à 01:13

Quitte à se faire tabasser par un type au hasard dans la rue un soir, autant que ce soit Liam Neeson.

Birdy
05/02/2019 à 23:41

La vraie question, c'est après Taken 2 et 3, a til eu envie de massacrer au pied de biche le scénariste ?

Number6
05/02/2019 à 18:44

@ kouak

C'est tellement ça :)

Hasgarn
05/02/2019 à 17:19

Effectivement, il est temps de prendre de la hauteur.
Je me suis mal exprimé et on peut effectivement interprété mes paroles comme "je vais me venger". Mais c'est bien plus une perte de contrôle et la colère qui en résulte qui m'animeraient, comme Liam.

Birdy parle de "celui", il y a donc identification de l'agresseur.

Et comme je le dis, je m'aligne sur ce propos. Il vaudrait mieux que je ne croise pas l'agresseur d'un de mes proches au risque de perdre les pédales. Je me sais assez sanguin pour ça.
Et il est tout aussi clair que je ferais le nécessaire pour ne pas me confronter à la situation parce qu'on ne fait pas justice par soi-même.

Et comme j'ai conscience du choc que ça peut représenter, je parle du statut de victime en incluant les proches du violeur parce que eux aussi, ils doivent passer un sale quart d'heure.
Liam Neeson a pété un plomb et ça n'a eu aucune conséquence (sauf sur les réseaux sociaux mais on est vraiment tous des victimes consentantes de ce truc, donc…).

Kouak
05/02/2019 à 17:13

Si les nems sont bonnes...
Peut y avoir circonstances atténuantes...
(Cliché spécial Keskonafaiaubondieu)

Number6
05/02/2019 à 17:09

Si des chinois s'installent à côté de chez moi et que mon chat disparaît, le premier jaune que je vois, même un ninja, je lui pète la gueule. Qu'on se le dise.

Simon Riaux - Rédaction
05/02/2019 à 16:55

@Birdy

Bah c'est méchamment complexe, parce que considérer qu'un acte basé sur la douleur est un acte réfléchi c'est problématique en soi.

Et si j'entends bien que Neeson n'exprime pas au sens propre une pensée raciste, dire que parce qu'une proche a été agressé par un individu, on souhaite tuer quelqu'un appartenant à sa communauté supposée, c'est vachement essentialisant, quand même.

Après, si ça vous rassure, pour l'essentiel, je m'en cogne pas mal de cette anecdote.

Birdy
05/02/2019 à 16:51

Simon : C'est une réaction disproportionnée dans les deux cas due à la douleur/rage qu'on s'en prenne à un proche. Moi j'irai sans doute pas tuer au hasard, j'avoue. Mais on réagit pas tous pareil, et là il en parle avec honte, et en plus n'a rien fait. Au final, devant un inconnu il aurait peut être rien fait hein...

Mais je réagis surtout à la suite : qu'on l'accuse de racisme, comme si Neeson aurait été indulgent avec un blanc si la victime lui avait dit que son agresseur était blanc. Il voulait casser la gueule du 1er qui passe pour se défouler, du moment qu'il ressemble à son agresseur de près ou de loin... C'est naze, mais le racisme là dedans...

Birdy
05/02/2019 à 16:46

@ captp : C'est vrai que ça fait un peu dialogue de sourd, comme si on n'était pas capable de faire la part des choses.

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