Pour Shia LaBeouf, la saga Transformers est totalement sans importance

Christophe Foltzer | 15 mars 2018
Christophe Foltzer | 15 mars 2018

Cela faisait longtemps qu'on n'avait plus parlé de Shia LaBeouf et cela nous manquait beaucoup parce que,  à chaque fois, on est sûr d'en avoir pour notre pognon. Alors qu'en plus, il parle pour démonter la saga Transformers, on se frotte les mains par avance.

Entre ses happenings punks à répétition où il se faisait payer pour se faire insulter, la rétrospective de sa filmographie qu'il regardait d'affilé tout en retransmettant l'expérience en direct sur les réseaux sociaux et sa désormais célèbre vidéo de motivation sur fond vert (DO IT !), on peut dire que Shia LaBeouf est en train de construire une oeuvre. Pas forcément celle attendue mais celle qui lui ressemble, et tant pis si son métier d'acteur semble passer au second plan depuis quelques années.

 

Photo DO IT !

DO IT !

 

On ne saurait trop identifier le moment de la fracture intérieure qui l'a fait passer de jeune premier hollywoodien mainstream à électron libre artistico-dépressif, mais on est quasiment sûrs que ça a quelque chose à voir avec la saga Transformers, dont il était le héros des trois premiers films. Des énormes succès qui auraient dû confirmer son statut de star incontournable du milieu après une fructueuse carrière d'enfant star chez Disney mais qu'il a décidé de balayer violemment d'un geste de la main.

Même s'il contine à tourner dans films, qui ne rencontrent jamais le succès escompté, Shia LaBeouf est un peu hors du coup aujourd'hui. Ce qui rend d'autant plus chacune de ses interventions précieuses. Et lorsque le magazine Esquire lui demande de parler de la saga Transformers, ça vaut son pesant de cacahuètes :

 

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"Ce qui m'a posé problème, c'est que ces films sont totalement sans importance. Ils sont même terriblement datés.... Vous entendez parler de ces histoires à propos de Raging Bull et d'Easy Rider, de Robert De Niro, de Martin Scorsese, de Dennis Hopper et vous y trouvez une grand valeur. Alors que pendant ce temps, vous poursuivez des cristaux d'energon. Il est très difficile de continuer à faire ce que l'on fait lorsqu'on a l'impression de devenir l'antithèse de notre présence sur cette planète."

Au-delà de la clairvoyance certaine du comédien qui personnalise bien la contradiction entre volonté artistique et modèle économique, ces paroles nous permettent surtout d'identifier que c'est bien au moment de Transformers 3 qu'a eu lieu la grande fracture. Ainsi qu'il le laisse entendre lui-même :

 

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"Mais qu'est-ce que je suis en train de foutre, en fait ?"

 

"J'avais l'impression de vivre dans une cage dorée. Personne n'en avait rien à branler de vos problèmes. Tout le monde disait : Hey, mec, tu surfes sur la vague !"

Du coup, remise en question, du coup crise existentielle, du coup destruction de la carrière et départ pour un milieu plus artistique mais aussi plus hermétique. Et si il se retrouve là-dedans et s'y épanouit, on ne peut qu'être content pour lui.

 

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commentaires

vomi
18/03/2018 à 01:47

j'ai rarement vu quelqu'un cracher autant dans la soupe, ça devient même malsain à ce niveau là

corleone
16/03/2018 à 10:29

Pauvre petit garçon riche! Arrêtes de fumer et prend ta vis en main espèce de grossier personnage.

jango56700
15/03/2018 à 17:05

J'aimerai que cet "acteur" fasse autre chose que du cinéma, de le voir dans indy 4 ou dans un transformer ça me donne encore le tournis !!

Seb
15/03/2018 à 11:38

En même temps, entre deux happenings/crise existentielles et au-delà des odieux transformers, il est très bon dans Borg/McEnroe.

Hank Hulé
15/03/2018 à 11:30

ok, merci !
Perso, (très) bonne surprise ! Une romcom à l'américaine, bien écrite et doté de persos attachants (Elsa Z, je t'aime !). Bien sûr, ça reste balisé (la fin notamment) mais c'est charmant et assez drôle. Lamy y fait montre d'une épaisseur inédite et Dubosc fait montre de plus de retenue que d'habitude.
7/10

Simon Riaux - Rédaction
15/03/2018 à 11:12

Le Dubosc je m'en occupe ce soir.
Mais c'est toujours compliqué de chroniquer les comédies françaises, les distributeurs préférant les dissimuler à la presse ciné.

Saori
15/03/2018 à 10:04

Je crois qu'il est surtout complètement défoncé en permanence...

Christophe Foltzer - Rédaction
15/03/2018 à 09:36

@Alan Smithee :
Si nous avons le temps d'aller voir le film. Ce qui n'est pas dit malheureusement.

Zanta
15/03/2018 à 09:33

Bah, faut arrêter de cracher sur ce cinéma commercial... Il suffit de bien choisir les projets.
Après tout, entre deux Transformers, il a aussi pu aussi tourner les très sympas Paranoiak et Eagle Eye. Et si Indy 4 n'était pas raté, il aurait sans doute pu revenir dans le 5, qui bénéficiera du savoir-faire de Disney.

KibuK
15/03/2018 à 09:24

Bon sens, ou quand une crise existentielle est moquée car incomprise, voir méprisée du fait de la profession avantageuse, alors que ce genre de réaction (rejet) est sain.

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