Steven Spielberg révèle pourquoi la productrice de Star Wars lui a passé le pire savon de sa vie

Jean-Luc Hassaique | 7 décembre 2017 - MAJ : 09/03/2021 15:58
Jean-Luc Hassaique | 7 décembre 2017 - MAJ : 09/03/2021 15:58

Réalisateur légendaire, Steven Spielberg vient de dévoiler une anecdote aussi inattendue qu’intéressante, qui en dit long sur le rapport qu’il entretient avec son propre travail.

Alors que le Hollywood Reporter lui consacre un passionnant dossier à l’occasion de la sortie prochaine de Pentagon Papers, le metteur en scène s’est livré dans une interview particulièrement dense, où il aborde des sujets aussi complexes et vastes que l’éthique, l’importance de la vérité ou le rapport entre hommes et femmes.

À ce titre, Steven Spielberg a expliqué qu’il doit à sa productrice historique et désormais patronne de Lucasfilm, Kathleen Kennedy,  un remontage de bretelles particulièrement sévère, qui a eu pour effet de transformer radicalement son attitude durant les tournages.

 

Photo

Spielberg sur le tournage d'E.T.

 

La scène évoquée par le cinéaste remonte au début des années 80, alors qu’il met en boîte un film qui deviendra un classique instantané. Spielberg est alors le réalisateur adulé qui a porté Les Dents de la mer, Rencontre du Troisième Type et Les Aventuriers de l’Arche Perdue. Mais manifestement, son ego était un peu en surchauffe…

« Tout simplement, j’étais un peu trop impétueux, impatient, et je me comportais durement avec mon équipe – j’étais chaleureux avec mon casting mais rude avec les techniciens. Et au bout d’une quinzaine de jours de tournage sur E.T. elle m’a entraîné dans son bureau, m’a fait assoir dans un fauteuil et j’ai eu droit à la plus grosse engueulade de ma vie.

 

Photo Steven Spielberg

Steven Spielberg, brutalisant un Stégosaure

 

Parce qu’elle n’aimait pas la manière dont je parlais à l’équipe. Elle se fichait bien de mon impatience, elle se fichait bien de l’acuité de ma vision. Elle m’a dit « Ce comportement est inacceptable », et je n’avais rien entendu de tel depuis le cours élémentaire ou mon enfance – et ce fut un tournant dans ma vie. Je suis devenu attentif, parce qu’une personne que je respectais et en qui j’avais confiance m’a crié dessus. »

Pentagon Papers, annoncé comme un challenger de poids lors des prochains Oscars, sortira chez nous le 28 février prochain, et on est de plus en plus impatients de vous en reparler en détail.

 

Photo Steven SpielbergSteven Spielberg sur le plateau de Pentagon Papers

 

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commentaires
Karlito
08/12/2017 à 10:32

Je crois surtout que leur relation était bien établie et qu'ils pouvaient donc se dire quelques vérités. Je me demande s'il y a d'autres exemples ailleurs de relation producteur/réalisateur qui savent s'écouter. Ce serait intéressant de savoir comment Spielberg se comporte d'ailleurs comme producteur.

KibuK
08/12/2017 à 06:45

En sous texte, il y a aussi le fait qu'une femme (de lombre) remonte les bretelles a un homme (star) dans les années 80. Il aurait pu mal le prendre et dire a Universal, c'est elle ou moi qui se barre. Mais il a écouté.

Rorov94
07/12/2017 à 18:07

Mme kennedy l'a remis en place proprement.
Quand une grande productrice cadre un génie.
Quand les 2 sont intelligents et polis.
Grande classe.

Karlito
07/12/2017 à 17:25

Et le sous-entendu? Des producteurs qui remontent les bretelles de réalisateurs pour les remettre sur Terre. Ce qui a l'air de bien manquer en ce moment... Au fait, ce n'est pas la même personne qui a vire sans douceur quelques réalisateurs de la franchise Star Wars?

Kalimero
07/12/2017 à 17:22

la même productrice qui mène aujourd'hui la licence star wars d'une main de fer et renvoie avec une belle régularité un bon nombre de jeunes réalisateurs à leurs chères études... au point que pas mal la surnome dèjà la palpatine de l'univers SW; pour le meilleur ou le pire l'avenir nous le dira!

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