Films

Quand Steven Soderbergh voulait travailler pour George Lucas et a été refusé

Par Alexandre Janowiak
18 octobre 2017
MAJ : 14 octobre 2018
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Quand on a le talent de Soderbergh, pas besoin de Lucasfilm pour se forger une grande carrière hollywoodienne.

Steven Soderbergh avait annoncé qu’il arrêtait sa carrière de cinéaste en 2011, puis il avait finalement sorti Magic Mike et Piégée en 2012. Un an plus tard, il expliquait qu’Effets secondaires serait véritablement son dernier long-métrage cinéma. S’il s’est tenu à sa décision pendant quatre ans, Logan Lucky sort la semaine prochaine sur grand écran et enterre sa promesse une nouvelle fois.

Steven Soderbergh et le cinéma, c’est donc une grande histoire d’amour. Mais avant de recevoir la Palme d’Or pour son premier film en 1989 avec Sexe, mensonges et vidéos, l’américain rêvait de travailler pour Lucasfilm comme il l’a révélé sur Twitter.

 

It just made me STRONGER…. pic.twitter.com/rCE90NuAXL

— Bitchuation (@Bitchuation) 17 octobre 2017

 

En 1984, Steven Soderbergh avait ainsi envoyé des cassettes de ses courts-métrages à la société de production. Mais quelques jours plus tard, il reçoit une lettre de refus de la part de Lucas Film :

« Cher Monsieur Soderbergh, votre cassette envoyée à George Lucas nous a été remise pour vous donner une réponse.

À cause du nombre grandissants d’histoires et d’idées que nous recevons chaque jour, il est devenu impossible pour notre petite équipe de juger ces travaux à leur juste valeur. En conséquence, Lucasfilm a décidé de renvoyer tous les matériaux sans les étudier. S’il vous plait, sachez que le renvoi de votre cassette ne remet, en aucun cas, en cause sa valeur.

Nous apprécions votre intérêt envers Lucasfilm, et nous vous souhaitons plein de succès dans vos projets futurs. »

 

Photo Magic MikeLe cinéaste sur le tournage de Magic Mike

 

Quand on voit la filmographie du réalisateur américain (Trilogie Oceans, Erin Brockovich, Che, Kafka) et ses récompenses : lauréat de l’Oscar du meilleur réalisateur pour Traffic et Palme d’Or donc pour Sexe, Mensonges et Vidéo, on se dit que ce refus n’a pas forcément été une mauvaise chose. Bien au contraire, comme il légende son tweet : « Cela m’a rendu plus fort… ».

 

Photo Steven SoderberghSteven Soderbergh et Daniel Craig sur le plateau de Logan Lucky

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Zanta

Fort heureusement, il a rencontré Harvey Weinstein qui a distribué son premier film, « Sex, Lies and Videotape ».

Ah, les belles histoires du cinéma.