Kirsten Dunst (Rencontres à Elizabethtown)

Stéphane Argentin | 8 septembre 2005
Stéphane Argentin | 8 septembre 2005

Entre deux adaptations de comics (le tournage de Spider-Man 3 est prévu pour janvier 2006) et une incarnation de personnage historique (le Marie-Antoinette de Sofia Coppola prévu sur les écrans pour 2006), Kirsten Dunst s'est glissée dans la peau de Claire pour les besoins de Rencontres à Elizabethtown. À l'occasion de sa venue au 31ième festival du cinéma américain de Deauville, nous avons rencontré la petite fille révélée par Entretien avec un vampire qui a bien grandit depuis.

Qu'est-ce qui vous a attiré dans ce film ?
C'était tout simplement l'un des rôles les plus fascinants qu'il m'ait été donné de lire depuis bien longtemps. Le naturel du personnage a de plus été très facile à assimiler en ce qui me concerne.

Avez-vous certains traits en commun avec Claire, votre personnage, notamment son optimisme et sa spontanéité ?
En partie seulement. Je me reconnais dans certaines scènes mais dans d'autres, il s'agit de la vision du personnage selon Cameron Crowe.

Dans le film, vous interprétez une hôtesse de l'air. Est-ce un métier que vous rêviez d'exercer étant petite ?
Pour autant que je m'en souvienne, je ne crois pas avoir jamais voulu en devenir une, bien que ma mère ait exercé cette profession pendant dix ans. Mais c'était à une autre époque, beaucoup plus glamour selon moi puisqu'elle m'a raconté avoir connu les voyages en première classe avec champagne et caviar.

Le scénario est en partie autobiographique. Est-ce une approche différente par rapport à des personnages totalement fictifs comme par exemple dans Spider-Man ?
À mes yeux, le personnage de Mary Jane dans Spider-Man est aussi réel que n'importe quel autre. En revanche, la façon qu'a Cameron de travailler est assez différente de ce à quoi j'étais habitué car il prête une attention toute particulière à chaque scène et à chaque mot. Ses tournages ressemblent presque à des pièces de théâtre avec de nombreuses répétitions et prises de vue. C'est donc un dialogue perpétuel entre les libertés qu'il accorde aux acteurs et ses propres désirs en vue d'obtenir le meilleur résultat à l'écran.

Vous avez souvent interprété des rôles de femmes indépendantes. S'agit-il de choix délibérés ?
Ayant débuté ma carrière d'actrice très jeune, je pense qu'inconsciemment, mes choix de rôles sont entrés en résonance avec mes désirs d'indépendance dans ma vie privée.

Vous venez de jouer le rôle-titre de Marie-Antoinette. Aimeriez-vous interpréter d'autres figures historiques après cela ?
Depuis très longtemps, je rêve d'interpréter Jean Seberg. Il y a également une autre personnalité célèbre mais je ne peux pas en parler pour le moment.

Allez-vous continuer à alterner entre les films d'auteurs et les superproductions ?
Mon but n'est pas d'alterner à tout pris mais d'incarner des personnages qui ont une histoire à raconter. Peu importe l'ampleur ou encore le budget du film.

Et selon vous, qu'est-ce que Cameron Crowe a voulu raconter avec ce film ?
Tout simplement le fait de prêter attention à la vie, de savoir faire face aux imprévus et notamment la mort et de savoir surmonter ces imprévus car vous ignorez ce qui vous attend après.

Propos recueillis en press junket et conférence de presse.
Traduction et retranscription : Stéphane Argentin.

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