80’s forever

Par Simon Riaux
3 août 2011
MAJ : 13 octobre 2018
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Alors qu'arrive Super 8, les 80's sont à l'honneur. Il faut dire que cette décade fut clairement l'âge d'or d'un pan du cinéma quasi disparu depuis lors, dédié à la jeunesse, mais pas seulement, il avait pour ambition première de divertir, mais surtout d'émerveiller. En faisant rire, en impressionnant ou en fichant une vilaine trouille, il ouvrait ses spectateurs à un univers souvent délirant, dont les protagonistes étaient le plus souvent un groupe de jeunes gens. Nous avons donc décidé de mettre chacun en lumière une oeuvre de cette période, qui nous aura marqué.

 

 

 

Stéphane Argentin : Retour vers le futur

Ah, ce Steven, quel pif il a tout de même ! $19 millions investis pour 10 fois plus de rentrés dans les caisses ! Avec en prime à l'arrivée l'un des pop-corn movies les plus fun, drôle, distrayant, amusant, familial … bref, en 1 mot comme en 1000 : c'est l'pied. Oui évidemment l'idée du voyage dans le temps et de ses différents paradoxes n'est pas nouvelle. Lesdits paradoxes et son lot d'incohérences sont totalement éclipsés mais où y-t-il écrit que Retour vers le futur est une franchise "réfléchie" ? Le but ici est avant tout de distraire, et de ce côté là, pas de souci à se faire. Alors, pourquoi se prendre la tête pour le reste. Allez ! Prenez vos pop-corn, votre coca, installez vous confortablement dans votre fauteuil et laissez vous embarquer par Marty à bord de la DeLorean sans vous poser de questions.

 

Patrick Antona: Explorers

Film maudit car distribué alors que le montage final n'avait pas encore été bouclé ni validé par son réalisateur, Explorers n'en demeure pas moins un des musts de ce cinéma qui réussissait à allier exaltation de l'innocence, émerveillement face à l'inconnu et la magie de SFX les plus pointus. Même les ET au look improbable et les hommages appuyés aux films de SF des 50's, décriés au moment de la sortie, ont gagné en charme avec le temps, et le ton satirique, loin du positivisme à la Spielberg, n'en est que plus savoureux. On sent que Joe Dante a mis beaucoup de lui dans ce trio d'enfants, prouvant ainsi son talent inné pour la direction de ce qui était le cauchemar d'Alfred Hitchcock, ainsi que dans le perso de Dick Miller, tout en tendresse. Par la suite, Ethan Hawke et River Phoenix prouveront tous les efforts fondés en eux et Dick Miller ne quittera jamais le cinéma de Joe Dante, pour qui Explorers reste un souvenir douloureux mais pas à mes yeux émerveillés.

 

 

Nicolas Thys : Wargames

Une histoire d'espionnage, de l'informatique à tout va, une guerre atomique déclenchée par un ado qui trafique ses notes grâce à l'ancêtre d'internet via un vieux combiné téléphonique. Quand on est enfant dans les années 80, le film est une illumination d'autant plus que le message politique, on s''en fout. S'il peut paraitre kitsch aujourd'hui, la perspective de vivre des aventures démentes est là. Tout est gros, s'envole jusqu'à l'absurde (le final en partie de morpion) et se prend au premier degré au point d'en devenir magique même si aujourd'hui il paraitra dépassé et que les anciens trouveront l'ensemble risible. Wargames, même si ses qualités cinématographiques peuvent parfois faire défaut, c'est le genre d'aventures merveilleuse uniquement compréhensible par ceux qui ont conservé leur âme d'enfants.

 

 

 

Julio Lopez : Breakfast Club

On se calme les filles, Breakfast club n'est certainement pas mon film préféré des 80ies, mais pour moi, il caractérise parfaitement l'adolescence durant cette décennie – ça tombe bien, j'étais en plein dedans. John Hugues, on ne le dira jamais assez, est l'un des quelques symboles d'une génération de cinéphiles mais on se vante rarement d'être un grand fan, les geeks citent plutôt Spielberg ou Luc Besson (gag). Il faut dire que c'est un peu la honte aujourd'hui, du moins pour la nouvelle génération. "Pfff, t'as vu ce casting de merde ? Qui tourne encore aujourd'hui ? Papa, c'est pour ça que tu es un gros beauf, t'as vu que des daubes ! Nous, on a Harry Potter et si tu veux te la jouer, tu parles de Scott Pilgrim que personne n'a vu !" Ouais, ben ça promet…

 

 

 

Sandy Gillet : Stand by me

La meilleure adaptation d'un texte de Stephen King et un film à la beauté fragile qui a su capter comme jamais ce passage a priori indicible entre l'enfance et l'adolescence. Avec le temps Stand By me est même devenu à son insu d'une redoutable prescience avec le suicide de River Phoenix lors de la décennie suivante.

 

 

 

Laure Beaudonnet : Gremlins

Mignon le mogwaï ? Tout dépend : une seule entrave aux règles fondamentales – ne pas l'exposer au soleil, ne pas lui donner à manger après minuit et ne pas lui jeter de l'eau dessus – et c'est la catastrophe. Voilà que l'inoffensif Gizmo donne naissance à des monstres immondes aux dents pointues et au regard diabolique. Une tribu de petits démons incontrôlables s'emparent de la ville, devenant de véritables machines à tuer. Entre film d'horreur et film comique, Les Gremlins a marqué toute une génération d'enfants. Et, malgré des effets spéciaux "old school", le film demeure un plaisir de science fiction.

 

 

 

Tonton BDM : Le Secret de la pyramide

Petit classique du cinéma d'entertainment familial made in Amblin, Le Secret de la pyramide est un divertissement tout à fait représentatif du tandem Colombus-Spielberg, absolument emballant, du moins dans sa première moitié. Cela dit, les quelques défauts du film sont vite éclipsés par la reconstitution de l'époque, les amusants clins d'yeux, les sympathiques effets spéciaux en stop-motion à la Harryhausen, les décors en carton pâte et/ou peints à la main. Bref, tout cela dégage un charme qu'on serait bête de bouder. 

 

 

 

Laurent Pécha : E.T.,l'extra-terreste

Avoir 10 ans et découvrir E.T. pour la première fois sur un écran immense et découvrir que le cinéma peut vous bouleverser au plus profond de votre petit être. Un an plus tôt, le même homme m'avait fait découvrir l'aventure et cette fois-ci, il me faisait couler toutes les larmes de mon corps. Mon amour pour Spielberg était scellé à jamais et E.T. d'être l'un de ces rares films (Stand by me aurait été un autre bon exemple) qui évoquent avec une magie absolue l'incroyable bonheur d'être un enfant et de vivre un moment où tout est possible. Il suffit juste d'y croire !

 

 

 

Simon Riaux : Les Goonies

Un film qui fait cohabiter des enfants totalement inconscients, des agents immobiliers véreux, un handicapé super balèze, et un trésor pirate ne peut être qu'une bonne chose, un acte de foi offert à une jeunesse friande d'aventures. Steven Spielberg, producteur exécutif, fait sentir sa patte, et dose à merveille ce mélange de teen comedy, d'action, de frisson, sans oublier d'adjoindre à l'ensemble juste ce qu'il faut de merveilleux. La Madeleine de Proust des plus jeunes, qui rêvent depuis d'appeler leur fils Sinok.

 

 

 

 

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