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Chevalier : que reste-t-il du film « culte » avec Heath Ledger ?

Par Ange Beuque
6 août 2022
MAJ : 21 mai 2024
10 commentaires

Heath Ledger enfile le heaume et entre dans l’arène sur du Queen. Vingt ans après, son Chevalier est-il toujours aussi cool ?

Heath Ledger

En 2001 débarquait Chevalier, une comédie médiévale réalisée par Brian Helgeland qui a laissé un souvenir singulier en raison de ses tonitruants anachronismes. Son titre original, A Knight's Tale, est un clin d’œil aux Canterbury Tales, classique de la littérature anglaise. Leur auteur, le poète Geoffrey Chaucer, compte au nombre des personnages du film, lequel prétend combler un trou de six mois dans sa biographie connue. S'il a rencontré un succès convenable en encaissant 117 millions de dollars au box-office mondial, il reste aussi en mémoire parce qu'un certain Heath Ledger en incarne le rôle principal. Repéré grâce à The Patriot : Le Chemin de la liberté de Roland Emmerich, l'acteur endossa l'armure avec aisance aux côtés de Paul Bettany, Rufus Sewell et Shannyn Sossamon avant d'enchaîner nombre de rôles iconiques (Le Secret de Brokeback Mountain, The Dark Knight). Hélas, s'il reçut pour ce dernier l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle, ce fut à titre posthume, ayant succombé à une intoxication aiguë en janvier 2008. Reste de cette carrière météorique le souvenir d'un surdoué dont chaque prestation a mécaniquement pris de l'importance. Mais sa coolitude d'écuyer devenu chevalier a-t-elle survécu à l'épreuve du temps ?   Pour le Heath et pour le Ledger   The white knight('s tale) L'écuyer William Thatcher prend la place de son seigneur mortellement blessé en disputant une joute. Escorté par ses amis de longue date, il commence à écumer les tournois. Au cours de son périple, il croise la route de Geoffrey Chaucer, célèbre écrivain commué en faussaire lettré, du seigneur Adhémar d'Anjou, qui devient son rival, et de Jocelyn, une aristocrate dont il tombe amoureux. Son objectif : s'imposer comme le meilleur jouteur d'Europe. Le générique annonce la couleur : après avoir revêtu le heaume de son défunt maître, William Thatcher prend sa place dans l'arène... au son du cultissime tube de Queen, We will rock you, dont le titre faisait également office d'accroche sur les affiches. Un anachronisme assumé dans la diégèse puisque les spectateurs de la joute battent en rythme ses trois temps entêtants – à ce stade de votre lecture, vous l'avez forcément en tête.   Goood save the Queen - not the one you think   Le reste de la bande originale est à l'avenant : Eric Clapton, David Bowie, AC/DC se succèdent pour insuffler une tonalité rock, y compris au cours d'une scène de bal romantique qui vire à la fiesta effrénée. Les anachronismes ne sont pas uniquement musicaux : pour les armures, la costumière Caroline Harris s'est inspirée des rembourrages du football américain, et les tenues de certains personnages, notamment l'aristocrate Jocelyn, sont d'une facture tout à fait contemporaine. Cette patine moderne confère au film une aura de coolitude qui a forcément contribué à son joli succès en salle et à l'attachement que nombre de spectateurs de l'époque lui portent encore. Chevalier en tire une énergie décomplexée qui, nostalgie aidant, confine au fee...

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JR

Un film (toujours) sympathique et plaisant à regarder. Revu en juillet avec mes 3 enfants.

Captain Igloo

Qualifié de culte par la mort de son acteur principal ? Un peu léger tout de même

Prisonnier

La BO, aussi bien rock que l’ost même du film. Les acteurs et leurs panaches. Des anachronismes assumés mais qui se fondent crème dans le décor et dans l’histoire. Une histoire justement simple, efficace et porteuse d’optimisme.
Beaucoup de choses en bref.

Et il a, malheureusement pour lui, la disparition tragique de Ledger qui surviendra quelques années après.

Gros kiffe

zetagundam

Sûrement pas un chef d’œuvre du cinéma mais le film est tellement empreint de bonne humeur et efficace dans son action que cela en fait un excellent divertissement qui ne prend pas son spectateur pour un imbécile ce qui est devenu bien rare ces derrière années

alulu

Le film qu’il faut mater jusqu’à la fin du générique. Le feel good movie par excellence.