Films

Mystic River : le mal par le mâle, quand Clint Eatswood et Dennis Lehane plongent au coeur des ténèbres

Par Simon Riaux
23 mai 2021
MAJ : 21 mai 2024
Mystic River : photo, Sean Penn

Vingt ans après sa sortie, Mystic River demeure un des longs-métrages de Clint Eastwood les plus admirés et populaires. Revenons sur cette exploration mélancolique de l’innocence mutilée. 

D’où vient le Mal ? Est-il consubstantiel à l’humanité ? Peut-il être circonscrit ? Sous couvert de narrer une enquête sordide au carrefour de la petite criminalité nord-américaine, des scandales de pédophilie ayant ébranlé l’épiscopat bostonien et des destins brisés de trois enfants, Clint Eastwood se questionne avec Mystic River sur la banalité du mal. 

 

photoTrois fantômes pour une tragédie

 

UNE CITE L’AUBE 

À Boston, trois amis d’enfance que la vie a éloignés se retrouvent quand la fille d’un entre eux est assassinée. La tragédie et l’enquête qui en découlent vont réactiver le souvenir d’un trauma plus ancien encore. Voici l’équation funèbre qui régit Mystic River, d’abord roman noirissime de l’écrivain Dennis Lehane, et de son adaptation éponyme par Clint Eastwood. La parenté entre les deux artistes, pour qui a déjà lu les travaux de l’auteur d’Un Pays à l’aube, Shutter Island, Un dernier verre avant la guerre ou Ténèbres, prenez-moi la main, avait tout de l’évidence. 

Les textes de Lehane décrivent une Amérique, dont Boston serait le cœur palpitant, minée par la culpabilité et le martyr des plus faibles, où se rencontrent les idéaux, les appétits et les accès de violence, voués à s’entrechoquer dans la fureur. On ne s’étonnera donc pas que le cinéaste qui aura le plus questionné les mythologies américaines, autopsié ses héros et ses salauds, y ait trouvé matière à cinéma. Et si par bien des aspects, la mise en scène, la photographie et le montage de Mystic River annoncent l’esthétique qui dominera l’œuvre d’Eastwood durant les décennies à venir, l’étouffante obscurité qui nimbe le film renvoie en creux aux thématiques d’une de ses premières réalisations. 

 

photo, Kevin BaconSolitude de l'enquêteur de fond

 

En 1973, Clint Eastwood prenait son public à revers avec L'Homme des Hautes Plaines, western flirtant avec l’abstraction et le surnaturel, où un Clint Eastwood spectral feignait de protéger une petite bourgade des bandits la rackettant, pour mieux faire expier à ses habitants un crime passé. Film hanté, fable (a)morale où le cinéaste retournait comme un gant les codes du genre qui l’avait rendu célèbre, il décrivait une Amérique se transformant symboliquement en cercle des enfers aride. C’est à un processus semblable, peut-être plus désespéré encore, que nous assistons avec Mystic River

Le Sud-ouest américain est remplacé par la capitale du Massachusetts, les plaines brûlées par le soleil sont devenues les ruelles cradingues des quartiers populaires de Boston, et en lieu et place du ciel azuréen écrasant les pêcheurs, c’est la rivière Charles qui donne le la. Scindant la métropole en deux, elle aspire les souvenirs honteux, les traumas, et paraît s’infiltrer dans chaque photogramme éclairé par Tom Stern.  

 

photo, Tim RobbinsAu fond du gouffre

 

ET AU MILIEU COULE UNE RIVIÈRE 

Il tient ici le rôle de chef opérateur pour la deuxième fois de sa carrière, après avoir travaillé des années durant comme électro et technicien sur les films du grand Clint, et façonné l’image de Créance de sang. Sa collaboration de longue date avec le metteur en scène n’est sans doute pas pour rien dans la réussite de Mystic River, qui compte parmi ses métrages les plus plastiquement accomplis

En témoigne une séquence qui a durablement marqué le public, et demeure aujourd’hui encore emblématique tant du cinéma de Eastwood, que de la carrière de ses interprètes. Il s’agit bien sûr de la scène au cours de laquelle Sean (Kevin Bacon) découvre le corps désarticulé de Jimmy (Sean Penn). Le décor, un des moins urbains du métrage, fait office de point de jonction entre le béton et le fleuve, la nature pourrait y apparaître dense, luxuriante presque, à la faveur des premiers travellings accompagnant le policier jusqu’à la scène de crime. Puis, alors que se succèdent des plans plus serrés, les couleurs s’assombrissent, des teintes anthracite le disputent au vert qui sature l’image. 

 

photo, Sean Penn, Kevin BaconDeux hommes aux prises avec des plaies ouvertes

 

Eastwood, qui connaît ses classiques, organise, à la faveur d’images aux inspirations picturales évidentes, traite à la fois le tragique et la dimension virale, métastatique, de la violence. Une fois le cadavre découvert surgit Penn, père ivre de tristesse et de rage. Alors qu’il se précipite pour confronter cet ami d’enfance et savoir si c’est bien le corps de sa fille qui a été découvert. Détective et père vont pour se rencontrer, mais sont interrompus, autant par un mur d’officier scindant l’espace en deux, que par la nature des énergies qu’ils dégagent. 

Sean est écrasé par l’horreur de la situation, interdit, tandis que Jimmy n’est déjà plus que colère et furie. Leur face-à-face interrompu, impossible, témoigne déjà de ces cercles concentriques de brutalité et de violence qui vont croître pendant tout le film. On pourrait en rester à ce plan zénithal présentant Sean Penn hurlant, la voix brisée et nimbée de larmes, qu'on croirait échappée d'un tableau néo-romantique, mais il n'est pas seulement question pour le réalisateur d'inscrire Mystic River dans une geste esthétique échappée de la peinture de la tragédie. Car ce qui pointe ici et vrille déjà le coeur du spectateur, c'est bien la mélancolie dévorante qui sature l'écran.

 

photo, Sean PennLa rage et l'horreur

 

LE MAL PAR LE MÂLE

On a volontiers caricaturé le metteur en scène en porte-étendard républicain d'un cinéma volontiers réactionnaire, voire bêtement viriliste. Comme plusieurs de ses films, celui qui nous intéresse vient battre en brèche cette vision incomplète et largement fausse d'Eastwood. En effet, une large partie de sa filmographie aura été consacrée à questionner la notion même de virilité, ses limites, ses impensés, voire sa possible toxicité. Les trois protagonistes de Mystic River présentent tous un rapport complexe à leur masculinité, comme à son affirmation.

Incarné par un Tim Robbins déchirant, Dave est un homme brisé par un crime pédophile, qui mutila son enfance et celle de ses deux amis. Écrasé, tantôt mutique tantôt brutal, il est incapable de communiquer,  tout particulièrement avec son épouse, qui ne le comprend pas et croit voir en lui un possible monstre. Sean est un policier quasi mutique, qui ne reconnaît plus sa ville et n'y voit plus qu'un vaste organisme cancéreux dont il doit péniblement amputer les bubons, tandis que son couple se délite, jusqu'à se désincarner tout à  fait, sa femme n'étant présente qu'à travers de cruels dialogues de sourds par téléphone interposé.

 

photo, Sean PennLe roi est nu

 

Jimmy quant à lui, joue jusqu'à l'absurde les codes d'une virilité triomphante. Petit caïd affirmant constamment la possibilité de la violence, mais préférant la sous-traiter à ses lieutenants. Tout à fait désorienté, il paraît constamment sur le point de renoncer, d'abandonner, comme si la menace qu'il s'évertuait à représenter le pesait aussi terriblement qu'une croix. Croix dont les derniers clous seront posés dans les ultimes minutes de l'intrigue, à la faveur du monologue ahurissant de Laura Linney.

Personnage en apparence secondaire, elle dévoile, alors que Jimmy, balayé par le meurtre qu'il vient de commettre, qu'elle tire à la perfection les ficelles d'un pouvoir masculin aveugle. Quand elle annonce à Jimmy qu'il est désormais le roi, elle fait tout à fait basculer l'histoire dans la tragédie shakespearienne.

 

photo, Adam NelsonLe cercle sans fin de la violence

 

Telle une Macbeth aux petits pieds, elle légitime son époux, se sacrant au passage comme l'impératrice de son petit royaume putrescent. Et quand, quelques secondes plus tard, Sean Penn se retire tout à fait du monde, enfilant la panoplie - le costume dirait-on - du criminel de cinéma et des lunettes de soleil qui le précipitent dans l'obscurité, Eatswood nous dit bien que la rivière mystique du titre est un marécage. Un lieu qui retient les fautes, les péchés et les souffrances, les condamnant à ressurgir à la manière d'alluvions maudites.

"Nous étions enfermés tous les trois dans cette cave", explique alors Sean, scellant tout à fait le destin des personnages, et de la ville. On ne revient pas de l'horreur, et on ne peut jamais atteindre la résilience. C'est ce déterminisme terrible, ce portrait impitoyable de victimes qui se transforment inexorablement en bourreau, sinon en boucher, qui fait de Mystic River une des plus grandes oeuvres sur l'irrémédiable noirceur du monde.

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Hocine

@Ethan

Josey Wales Hors-la-loi est clairement un incontournable de la filmographie de Clint. Il fait partie de mes préférés. Je trouve qu’il est finalement assez méconnu des personnes qui ne suivent pas spécialement sa carrière.

Pour moi, La Mule et Gran Torino sont les deux faces d’une même pièce. J’aime vraiment ces deux films. Dans Gran Torino, Clint joue davantage avec son mythe d’acteur, ses rôles les plus célèbres. Tandis que dans La Mule, on a presque l’impression de voir Clint tel qu’il serait dans la vie.

Depuis les années 2000, je trouve que Million Dollar Baby reste le film où Clint livre sa plus belle performance d’acteur, même si j’ai l’impression que Gran Torino est plus resté dans les esprits.

Plus globalement, les meilleures performances d’acteur de Clint se trouvent dans les films suivants:

Pour une Poignée de Dollars, Et Pour Quelques Dollars de Plus, Le Bon la Brute et le Truand, Pendez-les Haut et Court, Un Shérif à New York, Sierra Torride, Les Proies, Un Frisson dans la Nuit, L’Inspecteur Harry, L’Homme des Hautes Plaines, Magnum Force, Le Canardeur, Josey Wales Hors-la-loi, L’Epreuve de Force, L’Evadé d’Alcatraz, Bronco Billy, Honkytonk Man, Sudden Impact, La Corde Raide, Pale Rider, Le Maître de Guerre, Chasseur Blanc Cœur Noir, Impitoyable, Dans la Ligne de Mire, Un Monde Parfait, Sur la Route de Madison, Million Dollar Baby, Gran Torino, La Mule

Cry Macho est le seul film que j’attends vraiment cette année.
Le scénario a été remanié par Nick Schenk, qui a déjà écrit Gran Torino et La Mule pour Clint.
Aux USA, il sort fin octobre 2021, au moment de la saison des récompenses. S’il a de bonnes critiques, on pourrait le trouver dans les discussions sur les Oscars.

Ethan

@Hocine
Je n’ai pas tout vu. Clint on l’adore.
La scène que j’adore dans Josey Wales est quand ils se défendent à la fin dans la petite maison. Il arrive toujours à nous surprendre. La mule vraiment j’ai adoré. Je le préfère à gran torino.

Cry macho a l’air pas mal également. Il y en a pas mal qui l’attendent.

@♡
Oui je crois qu’elle n’a pas été violée

Hocine

@alulu

La fin de Jugé Coupable est comme un clin d’œil à l’invraisemblance des fins heureuses dans les films hollywoodiens.
Ainsi, la scène finale peut être perçue comme étant vraiment la réalité ou bien, la vision mentale d’un personnage.

Minuit dans le Jardin du Bien et du Mal emprunte aussi un peu au fantastique.

alulu

Il y a cette fin presque irréelle dans Jugé coupable ou ça ne flirte pas avec le fantastique mais pas loin.

Hocine

Aaron et Jordan Kandell sont les frères scénaristes, attachés à un projet potentiel de Clint

Hocine

Après Cry Macho, Malpaso Productions, la société de production de Clint Eastwood, aurait un projet sur lequel elle travaille actuellement pour Warner Bros. Ce projet pourrait d’ailleurs faire écho à Mystic River.

C’est un scénario qui s’intitule « Conviction », écrit par Chris K.T. Bright et dont le synopsis est disponible sur son site internet.
L’histoire est tiré de faits réels: c’est l’histoire de Clarence Darrow, considéré comme le plus grand avocat du XXème siècle. Pour le dernier procès de sa carrière, qui se déroule dans les années 30, Clarence Darrow, alors âgé de plus de 70 ans, sera pour la première fois du mauvais côté. En effet, il tentera de défendre une riche famille de Blancs, accusée du meurtre d’un Hawaïen, qui a été pris à tort pour l’auteur du viol d’une femme membre de la famille.

J’ai eu cette information, en lisant un article de Variety, datant du mois dernier, disponible sur internet, consacré à deux scénaristes, qui sont des frères jumeaux: les frères Kendall, qui co-produiraient le film.
A ce stade, rien ne confirme que ce sera le prochain film de Clint après Cry Macho.

La revue culturelle Transfuge avait déjà vaguement évoqué le tournage d’un film de Clint à Hawaï, sans le nommer, dans un article consacré au film Le Cas Richard Jewell, début 2020. C’était juste avant la mondialisation de la crise sanitaire.
Ce film était censé suivre Le Cas Richard Jewell mais Clint a finalement jeté son dévolu sur Cry Macho.

Hocine

@Kyle Reese

C’est vrai que Clint Eastwood n’a jamais abordé le film d’horreur et le film fantastique de manière frontale. Même si certains films ou plutôt certaines séquences de ses films évoquent, de manière allégorique ou détournée, le film d’horreur ou le film fantastique comme L’Homme des Hautes Plaines, Sudden Impact, La Corde Raide, Pale Rider ou même L’Echange.

Dans Mystic River, les loups-garous et les vampires sont évoqués. Il y a même une très brève séquence qui montre un personnage en train de regarder le film Vampires de John Carpenter. Même si je n’aurais pas spécialement associé Mystic River au film ça, tiré d’une œuvre de Stephen King, je trouve la remarque intéressante. La scène d’ouverture de Mystic River, avec la balle de hockey qui tombe dans un égout, peut éventuellement faire penser à ça. Je ne connais pas très bien l’œuvre de Stephen King, mais « ça » évoquerait les peurs et les angoisses enfouies de l’enfance.
Dans Mystic River, c’est le Mal qui gangrène la société américaine et dont les victimes les plus vulnérables sont les enfants. Le crime qui touche particulièrement les enfants est ce qui est mis en évidence par Clint dans Mystic River.

Quant à Au-Delà, il y a bien du fantastique mais visiblement, Clint s’intéressait plus aux questionnements des personnes qui ont perdu un être cher ou frôlé la mort.

Hocine

@Ethan

Josey Wales Hors-la-loi est un des films préférés de Clint.
Il est souvent considéré comme son premier chef d’œuvre, en tant que réalisateur.
C’est un film qui va définir le cinéma de Clint Eastwood pour le restant de sa carrière.
Avec ce film, il affirme ses ambitions de cinéaste puisqu’il va remplacer Philip Kaufman au poste de réalisateur, pendant le tournage.
Josey Wales Hors-la-loi, c’est l’histoire d’un homme meurtri par la perte de sa femme et de son fils, durant la guerre de Sécession. L’individualiste amer qu’il est devenu, sera animé par un désir de vengeance. Malgré tout, il va réapprendre à s’ouvrir aux autres, va former autour de lui une communauté d’individus hétéroclites, une sorte d’Amérique des laissés-pour-compte. Il va donc s’humaniser, réapprendre à s’attacher aux autres et prendre le risque de revivre ce sentiment de perte. Très beau film.

Bronco Billy est un autre film de Clint qui prolonge la thématique d’une communauté d’individus hétéroclites se formant autour d’un individu charismatique. C’est aussi un road movie, une peinture nostalgique de l’Amérique, qu’on peut associer à un autre film de Clint, Honkytonk Man.

Honkytonk Man et Bird sont deux films qui font clairement partie du noyau dur de la filmographie de Clint Eastwood. Ce sont ses meilleurs films des années 80, avec Bronco Billy, La Corde Raide et Pale Rider. Les autres films intéressants de la période étant Sudden Impact et Le Maître de guerre.
Je dirais qu’Honkytonk Man peut même être vu comme un pré-Gran Torino pour les thèmes de la transmission entre générations et de l’initiation d’un adolescent à la vie d’adulte. D’ailleurs, je ne serais pas étonné si Cry Macho penchait également du côté d’Honkytonk Man.
Honkytonk Man est loin d’être son film le plus commercial mais c’est probablement l’un de ses plus personnels. C’est également fascinant de voir Clint jouer avec son image et incarner avec brio, un personnage de loser magnifique, aux antipodes de l’Homme Sans Nom et de l’inspecteur Harry. Honkytonk Man est un film à voir absolument, si on porte un intérêt pour le cinéma de Clint.

Bird est le film qui va annoncer ses grands films des années 90.
Impitoyable est le film qui a permis à Clint d’être officiellement reconnu comme un cinéaste à part entière mais on sentait vraiment venir cette reconnaissance, à partir de Bird.
Ce film va également révéler le grand acteur Forrest Whitaker, qui recevra le prix d’interprétation masculine au Festival de Cannes.
Clint gagnera le Golden Globe du meilleur réalisateur mais sera oublié par les Oscars.
C’est un film sur Charlie Parker, une des idoles de Clint et sur le jazz, une des grandes passions de Clint. C’est un film très personnel aussi et peut-être, l’un de ses moins accessibles, voire l’un de ses moins attirants pour le grand public, avec Breezy, Chasseur Blanc Cœur Noir et Minuit dans le Jardin du Bien et du Mal.

La Mule est un film que j’aime beaucoup également. Une sorte d’autoportrait de l’homme.
Je le rangerais du côté de Gran Torino, même si Gran Torino est généralement considéré comme supérieur.

Pour résumer, si on est à la recherche des films de Clint les plus méconnus du grand public, avec un côté film d’art et d’essai, on peut citer: Un Frisson dans la Nuit, Breezy, Bronco Billy, Honkytonk Man, Bird, Chasseur Blanc Cœur Noir, Minuit dans le Jardin du Bien et du Mal, Lettres d’Iwo Jima.

Pour autant, ses films les plus populaires ne sont pas à négliger. Je pense que ses films sont très liés, les uns aux autres. C’est vrai pour beaucoup de réalisateurs mais c’est encore plus vrai pour Clint Eastwood, dont chaque film apporte une réparation aux précédents.

Depuis que Clint est devenu réalisateur, il y a 50 ans, il a livré des films majeurs à chaque décennie.

J’ai le pressentiment que Cry Macho sera un film qu’on pourra compter dans ses meilleurs films, même si de prime abord, ce projet semble très modeste et que le casting est essentiellement composé d’acteurs inconnus, excepté Clint lui-même.

mio

Sauf erreur de ma part, elle n’a pas été violée seulement tuée.

Ethan

@Hocine
la mule également