L'homme qui tua Liberty Valance : le chef-d’œuvre de John Ford qui sonne la mort du western

Arnold Petit | 14 avril 2021 - MAJ : 28/04/2021 11:54
Arnold Petit | 14 avril 2021 - MAJ : 28/04/2021 11:54

L'homme qui tua Liberty Valance est sans aucun doute un des plus grands westerns de l'histoire du cinéma et de la carrière de John Ford. Une réunion entre le maître et deux monstres sacrés du genre, James Stewart et John Wayne, aux côtés de Lee Marvin, Vera Miles, Woody Strode ou encore Lee Van Cleef dans un film d'une étonnante simplicité, mais qui reste profondément complexe, sensible et puissant.

Décrié à sa sortie, considéré aujourd’hui comme une œuvre majeure dans l’histoire du cinéma et de la culture américaine du XXe siècle, L’homme qui tua Liberty Valance est un film qu'on ne se lasse jamais de regarder pour tout ce qu’il raconte.

 

photoIl n'en restera qu'un

 

IL ÉTAIT UNE FOIS DANS L’OUEST

Même s'il s’est illustré avec des films d'autres genres, de la comédie dramatique au film d'aventure, John Ford restera toujours associé au western, auquel il a donné une grande partie de ses lettres de noblesse au cours de son immense carrière avec plusieurs grands classiques comme Trois sublimes canailles, La poursuite infernale, Le Massacre De Fort Apache ou encore La Prisonnière du Désert.

Seulement, au début des années 60, le fondateur du mythe de l'Ouest américain approche des 70 ans et sa santé est déjà bien entamée par son cancer des poumons, qu'il traite à l'alcool et au tabac. Les temps ont changé, le cinéma aussi, et le western, comme les autres genres, a vieilli en même temps que lui.

 

photo, John Ford, John Wayne, James StewartUne photo qui sent bon la poudre, le whisky et les déserts d'Arizona

 

Après avoir signé Les Deux cavaliers en 1961, bien conscient que l’âge d'or du western touche à sa fin, John Ford se lance alors dans son prochain projet, dont il perçoit déjà la considérable ambition. Raconter, comme il l’a déjà fait, l'histoire de cette Amérique sauvage qui se retrouve confrontée au progrès.

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commentaires
Pat Rick
16/04/2021 à 12:57

C'est un bon film mais qui ne m'a pas marqué tant que cela, de John Ford j'ai trouvé plus magnifique La Prisonnière du désert et je prends pus de plaisir à regarder Les Cavaliers.

[)@r|{
15/04/2021 à 20:26

John Ford est un grand réalisateur. Mais dans le genre western, j'ai un petit faible pour "Giù la testa" de Sergio Leone et "La horde sauvage" [Director's cut] de Sam Peckinpah.

Buona serata a tutti !

Hocine
15/04/2021 à 17:54

L'Homme qui tua Liberty Valance est un très grand film, vraiment passionnant, probablement le dernier chef d'œuvre de John Ford.
Un film très fin qui en dit long sur la civilisation et la mentalité américaines.
Un film que j'ai pu voir à plusieurs reprises sur grand écran à Paris, dans les cinémas du Quartier Latin. Les acteurs sont tous magnifiques, l'histoire, l'ambiance, la photographie en noir et blanc, la fameuse opposition entre la vérité et la légende de l'Ouest également. Sans oublier cette mémorable scène du steak !
Un des meilleurs rôles de John Wayne, qui démontrait toute l'étendue de son talent, malgré le fait qu'il était catalogué comme un acteur limité. James Stewart et Lee Marvin étaient bons aussi.
On peut également remarquer Lee Van Cleef et Woody Strode, qui n'avaient pas encore croisé la route de Sergio Leone.
Ce film, qui a aussi un côté crépusculaire et mélancolique, annonce la fin proche d'une des plus prestigieuses carrières du cinéma américain: celle de John Ford, qui filmait comme personne.
Assurément, L'Homme qui tua Liberty Valance est un des meilleurs westerns de John Ford.
C'est un immense plaisir lorsque Ecran Large évoque des films oubliés ou presque. Merci.

Arthur Hunnicut
15/04/2021 à 11:58

L ouest et sa violence, en travers de sa route un homme representant la loi, la civilisation....eternel scénario toujours d actualité.

beyond
15/04/2021 à 10:16

Il est amusant de voir dans ce film voir John Stewart tenir des propos antiracistes alors que 10 ans plus tard, il faisait virer Hal Williams en raison de sa couleur de peau. Comme quoi, son rôle était un rôle de composition.

rientintinchti
14/04/2021 à 21:10

Très bon western. Revu récemment avec aussi le vent de la plaine et surtout El perdido de Robert Aldrich qui est un très grand film à mes yeux.

Doom-Gui
14/04/2021 à 19:03

Les seuls souvenirs que j'ai de ce flim, c'est un James Stewart très ouvert sexuellement qui cherche une bonne auberge et un John Wayne... disons...bah j'ai connu un mec de droite une fois, il avait dix fois plus de classe.

Flash
14/04/2021 à 14:31

Je l'ai revu récemment, un film.qui a très bien vieilli et qui m'a confirmé son statut de chef d'oeuvre.
Et quel casting.

Kyle Reese
14/04/2021 à 14:29

Un classique et une énorme lacune pour moi. Je crois ne l'avoir jamais vu u alors j'étais trop jeune, mais le rappel du casting de folie me donne envie de le découvrir enfin.

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