Fast & Furious : Hobbs & Shaw - le spin-off avec Dwayne Johnson et Jason Statham a-t-il mis une raclée à Vin Diesel ?

Lino Cassinat | 27 janvier 2020 - MAJ : 25/02/2020 20:07
Lino Cassinat | 27 janvier 2020 - MAJ : 25/02/2020 20:07

Hobbs & Shaw répond à la question que tout le monde se pose depuis au moins Fast & Furious 5 : le seum de Vin Diesel is over 750 millions.

On l'oublie souvent dès qu'il s'agit d'évoquer les grosses sagas à succès qui règnent en maître sur le cinéma hollywoodien depuis plus de 10 ans désormais, tant son postulat de départ est simple(t), mais Fast & Furious est bien l'un des univers étendus modernes les plus vieux et les plus prolifiques, derrière (de loin certes) Star Wars et le MCU. L'un des plus lucratifs également.

La preuve avec Fast & Furious : Hobbs & Shaw, premier spin-off de la saga et preuve objective de sa popularité : même quand elle pond une petite mignardise bonus, elle fait pleuvoir les dollars.

 

 

LE BUDGET

Selon Box-Office MojoFast & Furious : Hobbs & Shaw aurait coûté 200 millions de dollars à Universal, sans compter les coûts marketing. C'est beaucoup, surtout pour un spin-off et même au sein de la franchise Fast & Furious. Fast & Furious : Hobbs & Shaw est en effet le deuxième film le plus cher de la franchise, mais la norme d'un Fast & Furious étant passé à 250 millions de dollars avec le dernier Fast & Furious 8Fast & Furious : Hobbs & Shaw est bien un film bonus avec un budget "au rabais".

Les salaires en revanche n'ont pas été négociés au rabais, semble-t-il, puisque selon Variety, Dwayne Johnson aurait touché 20 millions de dollars, Jason Statham 13 millions et Idris Elba 8 millions. Enfin, Deadline estime que Fast & Furious : Hobbs & Shaw aurait eu droit à un budget marketing de 160 millions de dollars. Une somme dans la norme hollywoodienne et qui élève le coût total du film à 360 millions de dollars.

Derrière ce Fast & Furious : Hobbs & Shaw se cache donc un passionnant test de la popularité à la fois des stars à l'affiche, principaux arguments de vente du film (dont le titre même se résume aux noms de leurs personnages), mais aussi de la licence. À noter que ce spin-off fait jeu égal en termes de budget avec le fameux Fast & Furious 7, opus qui a catapulté Vin Diesel et ses copains vers les cimes du milliard - notamment grâce à une grande popularité surprise en Chine - et qui avait coûté 190 millions (hors coûts market).

 

photo, Jason Statham, Dwayne JohnsonOn coûte cher, et on en est fiers

 

LE BOX-OFFICE MONDIAL

759,9 millions de dollars de recettes. C'est plus de trois fois le coût de production annoncé (hors marketing), le troisième meilleur démarrage de tous les films Fast & Furious, et c'est la 10e plus grosse recette de 2019 (UPDATE : un mois plus tard, c'est finalement Jumanji : Next level, Fast & Furious : Hobbs & Shaw est désormais à la onzième place 27 millions de dollars derrière), derrière (dans l'ordre croissant) Star Wars : L'Ascension de Skywalker, Aladdin, Joker, Toy Story 4, Captain Marvel, Spider-Man : Far from home, La Reine des neiges 2, Le Roi Lion et Avengers : Endgame.

Cette liste amène également un autre constat : Fast & Furious : Hobbs & Shaw est le plus gros succès de 2019 qui ne soit ni un film de super-héros, ni un film Disney (UPDATE : un mois plus tard, c'est finalement Jumanji : Next level qui prend cette place). Il est aussi le quatrième film le plus lucratif de la licence, derrière les Fast & Furious 7, 8 et 6, ce dernier ayant une courte avance.

L'opération est donc clairement rentable matériellement et symboliquement pour Universal, même si ce succès clair et net est tempéré par le fait que Fast & Furious : Hobbs & Shaw est le seul des dix plus gros chiffres de 2019 à ne pas avoir passé le milliard. Son plus proche concurrent Star Wars : L'Ascension de Skywalker (dont l'exploitation est toujours en cours) lui met même une bonne gifle humiliante avec 270 millions de dollars de plus empochés. (UPDATE : son plus proche concurrent est désormais Jumanji : Next level qui a 27 millions de dollars d'avance).

Concernant Dwayne Johnson, c'est son plus gros succès depuis Jumanji : Bienvenue dans la jungle, même si Skyscraper et Rampage - Hors de contrôle étaient également de bonnes opérations. Jason Statham, qui n'était pourtant pas à plaindre non plus après En eaux troubles, profite lui aussi d'une hausse de rentabilité. La dynamique de leur duo crée donc clairement une synergie auprès du public.

 

photo, Jason Statham, Dwayne Johnson- On a une sacré paire - Ouais, nos cuisses se touchent pas

 

LE BOX-OFFICE DOMESTIQUE

174 millions. C'est probablement le seul chiffre décevant de l'exploitation de Fast & Furious : Hobbs & Shaw. Traditionnellement, on attend du box-office US qu'il s'élève à la hauteur du coût de production. De plus, un Fast & Furious rapporte à chaque fois au moins 200 millions de dollars à domicile depuis 10 ans, Fast & Furious 4 en ayant ramené 150 millions. Fast & Furious : Hobbs & Shaw a également démarré dans la fourchette basse des prévisions des analystes avec 60 millions, là où certains le voyaient à 70. C'est d'autant plus embêtant que Fast & Furious : Hobbs & Shaw est sorti en fin de saison de blockbusters au mois d'août, et avait donc un boulevard sans concurrence qui s'ouvrait devant lui.

À titre de comparaison, avec une date de sortie et un démarrage similaires, Mission : Impossible - Fallout avait rapporté 220 millions de dollars à domicile alors qu'il avait coûté moins cher.

Cela étant, on pourra rétorquer que, contrairement à de nombreux blockbusters, Fast & Furious : Hobbs & Shaw n'a pas fait le choix de profiter d'un jour férié pour booster son démarrage. Il a de plus enregistré le plus gros mois d'août pour un film hollywoodien, doublé du plus gros démarrage pour un week-end d'août, deux records particulièrement honorables.

 

photo, Idris ElbaUn gros mois d'août

 

LE BOX-OFFICE ÉTRANGER

La popularité de Fast & Furious s'est surtout construite sur le marché international, et Fast & Furious : Hobbs & Shaw ne déroge pas à la règle : 585 millions de dollars. Universal peut d'ailleurs faire un très gros poutou à la Chine, où le film a accumulé un impressionnant 201 millions de dollars, ce qui en fait le territoire majoritaire de son exploitation. Un chiffre conséquent, mais profitons-en pour rappeler au passage qu'un studio touche seulement environ 25% des recettes chinoises de ses films.

 

photo, Dwayne Johnson, Jason StathamQuand t'es arrivé à pied par la Chine

 

LE BOX-OFFICE FRANÇAIS

2,4 millions d'entrées et 20,4 millions de dollars récoltés dans nos vertes contrées. La France est le second territoire européen pour le film, derrière le Royaume-Uni. Malheureusement, c'est aussi un territoire qui s'est relativement peu intéressé à ce spin-off, tous les opus de Fast & Furious ayant plus attiré depuis Fast & Furious 4.

 

photo, Idris ElbaUne baguette. Bien bien cuite.

 

LE BILAN

Si l'on part du principe que le studio touche environ 60% du box-office domestique, environ un tiers des revenus internationaux, et 25% des revenus chinois, Fast & Furious : Hobbs & Shaw aurait rapporté dans les 300 millions de dollars à Universal sur son exploitation salles, contre un coût total de production et de promotion de 360 millions de dollars. Cela peut paraître en dessous, mais avec les exploitations auxiliaires (TV, video, etc.), Universal peut avoir l'esprit tranquille. Fast & Furious 7 avait par exemple rapporté 70 millions de dollars rien qu'avec ses ventes de DVD et de Blu-Ray aux USA selon The Numbers.

Même si on était en droit d'attendre un peu mieux - notamment aux US - vu les coûts de production, Fast & Furious : Hobbs & Shaw est clairement un succès pour Universal, et une confirmation de popularité très nette pour Jason Statham et Dwayne Johnson, quand bien même cela n'était plus vraiment à prouver. Le cri que vous entendez au loin vient probablement de la gorge de Vin Diesel.

Cela étant, compte tenu des éléments évoqués ci-dessus, on pourrait également être tenté de voir dans les détails de l'exploitation de Fast & Furious : Hobbs & Shaw quelques petits signes d'essoufflement de la franchise. Le score américain a notamment un petit quelque chose d'inquiétant, surtout si on se souvient que les 226 millions américains de Fast & Furious 8 avaient déjà bien déçu après le phénomène Fast & Furious 7, qui avait engrangé 353 millions aux US. Un constat également corroboré par un premier week-end américain dans la fourchette basse des prévisions.

 

photoRare image de Dwayne Johnson mettant de l'eau dans son Vin

 

LES RAISONS

La plus évidente, c'est probablement Fast & Furious elle-même. Un produit estampillé par une franchise extrêmement bien identifiée depuis et populaire quasiment 20 ans était assuré de susciter de l'intérêt, notamment si ce produit est dérivé du duo de personnages le plus apprécié et remarqué des fans (derrière le tandem Vin Diesel / Paul Walker). Sous un certain angle, on peut d'ailleurs avancer que Fast & Furious : Hobbs & Shaw plaît également, car il est un pur objet de fan service, le public de la franchise ayant rêvé d'un film entièrement consacré au duo Luke Hobbs / Deckard Shaw depuis le début de leur bromance vache.

Jason Statham et surtout Dwayne Johnson sont également deux arguments de poids permettant d'expliquer le succès du film. Les deux stars sont en effet au sommet de leur popularité et font partie des rares noms qui garantissent un afflux du public. L'alliance des chauves ne pouvait que produire une gerbe d'étincelle supplémentaire dans leurs communautés de fans respectives et donc les amener à se mélanger gaiement (rien de sexuel là-dedans).

 

photo, Dwayne JohnsonÀ moins que ce ne soit un complot culturel samoan depuis le début

 

La date de sortie a probablement également joué en faveur du film, qui s'est très intelligemment placé en queue de comète de la saison des blockbusters, prête à rassasier quiconque voulait du rab de gros films d'action hollywoodien, mais avait fait une overdose de super-héros. La saison pâlichonne a d'ailleurs également très clairement profité à Fast & Furious : Hobbs & Shaw, puisque hormis Le Roi LionSpider-Man : Far from home et Avengers : Endgame, la haute saison de 2019 a été traversée de semi-échecs et de films jugés peu fédérateurs, à l'aune de Godzilla II : Roi des MonstresX-Men : Dark PhoenixAlita : Battle Angel ou Men in Black : International.

Enfin, il faut rendre à César ce qui est à César : responsable à elle seule de plus de 25% des recettes de Fast & Furious : Hobbs & Shaw, la Chine est le véritable atout maître du film. Fast & Furious y est extrêmement populaire depuis le premier film exploité là-bas, Fast & Furious 7 ayant décroché une timbale monstrueuse de 390 millions de dollars là-bas lors de sa sortie.

 

photo, Idris ElbaAttention la Chine, on débarque

 

LES CONSÉQUENCES

Si ce n'est la remotivation de Vin Diesel à tenter de se construire une popularité solo avec Bloodshot et malgré l'échec du Le Dernier Chasseur de sorcières et la demi-molle de xXx : Reactivated, en réalité les contours des conséquences de Fast & Furious : Hobbs & Shaw sont encore difficiles à discerner. Une suite a d'ores et déjà été évoquée par un des producteurs, mais la réalité c'est qu'il est difficile de se projeter tant qu'on ne sait pas ce que Fast & Furious 9 et 10 (ce dernier étant censé achever la saga) nous réservent.

 

photo, Dwayne Johnson, Jason StathamIntouchables

 

Celle qui nous apparaît la plus évidente est en réalité d'ordre narrative : Luke Hobbs et Deckard Shaw ont très peu de chances d'être malmenés voire de mourir dans les prochains épisodes, car ils sont désormais beaucoup trop importants pour le studio.

La zone d'obscurité totale en revanche, c'est bien la place que les personnages vont y occuper : vont-ils être remis au placard parce que les egos de Vin Diesel (qui est producteur de la saga et a donc voix au chapitre) et Tyrese Gibson sont trop vexés ? Ou la Universal va-t-elle au contraire insister pour qu'ils occupent une place plus prépondérante ? Le studio va-t-il prolonger l'expérience Fast & Furious en l'éclatant dans de petites entités moins coûteuses après l'arrêt de la saga ? C'est un mystère.

 

photo, Vanessa KirbyUn spin-off pour Vanessa Kirby ?

 

Ce qui semble acquis par contre, c'est que d'autres spin-offs soient bien à prévoir, mais là encore, c'est la foire aux suppositions. Un épisode sur Han Lue semble très demandé par les fans, tandis que Vin Diesel de son côté a mystérieusement révélé dans un post Instagram de janvier 2019 qu'un spin-off féminin de Fast & Furious était en développement, sans révéler quelle(s) en serai(en)t la ou les héroïne(s).

Mais une chose semble certaine, les fans de grosses bagnoles ont semble-t-il encore de beaux jours devant eux... tant que le souffle de la saga ne retombe pas trop aux US.

 

Affiche française

commentaires

Kolby
28/01/2020 à 10:45

@EL
Ha OK c'est maintenant claire pour moi. J'espere dans ce cas là qu'hollywood ferait mieux d'agrandir son partenariat avec la Chine pour ce faire plus de profit. Car cette Chine devient une mastodonte incortounable dans le cinéma

Geoffrey Crété - Rédaction
28/01/2020 à 10:16

@Edge

On prend à peu près pareil dans tous les articles, même si c'est forcément une moyenne, pour donner une idée. C'est pour ça qu'on parle souvent au conditionnel, car tout ça reste bien gardé par les studios, et que ça dépend de beaucoup de choses (par ex, le studio récupère plus sur les premières semaines aux USA, et par la suite ça décroit).
La source n'est pas unique : c'est le pourcentage utilisé par tous les gros médias, notamment Deadline, dans leurs analyses.


@Kolby

Oui, je citais bien Tencent comme un élément de réponse sur l'évolution du lien Hollywood-Chine. En ouverture, sur ce sujet.

Comme je disais : hormis ces cas, rien n'indique que la Chine participe à la promo. Elle n'aurait aucune raison de le faire sans avoir des billes dans l'histoire. La part va aux exploitants, selon la même règle qu'à l'étranger où, encore une fois, un gros pourcentage échappe aux studios.

Et comme évoqué précédemment : l'exploitation d'un film en Chine est très encadrée, donc un studio hollywoodien a une marge de manœuvre limitée dans ce pays assez verouillé. Sauf à avoir un partenaire local donc.

Edge
28/01/2020 à 06:30

Les pourcentages que vous évoquez (60/100 domestique, 25/100 Chine) semblent changer d'articles en article. Votre source?

Kolby
28/01/2020 à 00:32

@EL
Évidement j'ai lu la critique en question mais il s'agissait d'une maison de production qui avait sa partie budgétaire dans le film.
Mais ici c'est un autre cas d'où les 25% de la recette. directement à la production hollywoodienne.
D'où ma question si c'est la production qui s'occupe financièrement de la promo jusqu'à la projection en Chine ou la Chine a un temps soit peu quelques sous injectée
C'est pourquoi jusqu'à présent je ne comprends Pas que quelqu'un qui ne fait aucune dépense puisse avoir 75% de la recette ?
Bénéfice,recette... des mots à revoir car dans les analyses ça fausse quelque peut la compréhension

Geoffrey Crété - Rédaction
27/01/2020 à 20:56

@Kolby

Hollywood n'a rien à "accepter". La Chine a longtemps eu une politique très fermée (Star Wars n'y était jamais diffusé avant l'épisode VII par exemple), et ce n'est que très récemment que le marché s'est ouvert aux films étrangers de ce type, avec des conditions imposées par la Chine pour protéger son propre marché. Et ce n'est qu'une durcissement comparé aux autres territoires étrangers au final, où c'est en gros 30-35%.

Pourquoi les studios acceptent malgré ça de sortir leurs films là-bas ? Car ça rapporte gros. Avengers : Endgame, c'est plus de 614 millions rien qu'en Chine. 360 pour Avengers : Infinity War, plus de 390 pour Fast & Furious 7 et Fast & Furious 8, près de 300 pour Aquaman, 272 pour Venom... Même avec le pourcentage des recettes, c'est énorme, et ça permet d'élargir le marché d'exploitation.

Cela dit, pour contourner cette réglementation, de plus en plus de studios coproduisent avec des boîtes chinoises. Cela permet de partager les frais donc, accéder au territoire sans les limites imposées sinon par les autorités (notamment sur la durée d'exploitation et le marketing local), et ainsi, la Chine s'implante dans l'industrie, en forçant les collaborations. C'est du protectionnisme très efficace.

On avait notamment publié un dossier sur Tencent Pictures, qui s'est imposé ces dernières années.

https://www.ecranlarge.com/films/dossier/1118014-terminator-venom-warcraft-tencent-ce-geant-chinois-qui-simpose-a-hollywood-a-quel-prix

Kolby
27/01/2020 à 20:25

Concernant le budget total d'environ 360m. Je penses pas que universal soit le seul à miser autant... Je le dis car je fait allusion à la chine, pourquoi seulement 25% pour Hollywood ? Je pense que eux aussi mise pour la production sinon je ne pense pas que Hollywood accepté ce deal...
Un marché donnant donnant... À condition que lors de la diffusion en Chine, de la promo jusqu'à la projection aucun sous n'est injecté par la production Hollywoodienne et ce qui le coût des 360million comme budget très élevé si on doit soustraire la seule Chine.
Alors EL pouvez vous m'éclairer un peu sur 'apport de la Chine lors de la production pour qu'il seulement donner 25% au américain ?

Loop
27/01/2020 à 19:23

...et populaire quasiment 20 ans....
Manque pas un mot genre "depuis" .

Mika
27/01/2020 à 19:19

Le problème de ce film de deux heures, c'est qu'il était fini après 1h20 de film. Là où certains ont kiffé la rallonge, d'autres se seront endormi. Du coup, faire un second épisode, c'est un gros risque de flop à mon sens.

Par contre un spin-off avec Gisèle, je dis pas non (avec ou sans Han). Ce serait posthume, certes, mais 2020 devrait logiquement nous démontrer que ça se fait (Black Widow).

Greg
27/01/2020 à 18:44

Très intéressant, même si au final c'est basé sur beaucoup de suppositions, on ne peux faire qu'ainsi et c'est déjà très bien.

Geoffrey Crété - Rédaction
27/01/2020 à 17:49

@Xarcel

La précision exige la longueur.
Oui oui.

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