Joker : trois suites possibles au film sur le Clown Prince du Crime

Arnold Petit | 27 octobre 2019
Arnold Petit | 27 octobre 2019

Aucune suite n’est officiellement prévue pour le film de Todd Phillips, mais on a quand même trouvé de quoi faire en cherchant un peu et imaginé à quoi pourrait bien ressembler Joker 2.

Alors que Marvel n'en finit pas de s'attirer les faveurs (ou les foudres) du public et de briser tous les records avec son MCU, Warner Bros., de son côté, a choisi d'entamer une espèce de reboot de son DCEU, qui fait pour l'instant pâle figure à côté de son concurrent, en annonçant Joker dans le même temps. Avant sa sortie, Todd Phillips et les studios ont raconté que le film n’était pas rattaché à l’univers composé notamment d'Aquaman et Wonder Woman et qu’aucune suite n’était prévue.

Sauf que voilà, depuis, le 4 octobre 2019 est passé, Joker est sorti en salles et connaît un immense succès auprès du public et de la critique (et voici notre critique) ainsi qu’au box-office, au point de dépasser Venom pour son week-end d'ouverture et de générer plus de 745 millions de dollars de recettes dans le monde en deux semaines.

Un nombre qui continue de grimper, semaine après semaine, puisque Joker est désormais entré dans l'histoire comme le plus gros succès Rated R, avec une rentabilité incroyable qui tient tête à Avengers.

Après son Lion d'Or à la Mostra de Venise, les bonnes critiques que le film reçoit et quand on voit ces chiffres, difficile de ne pas imaginer que Warner va rester assis sur cette mine d'or et ne pas trouver une façon de l'exploiter pour la transformer en franchise sur l'un des personnages les plus célèbres et appréciés de l'univers de DC Comics. Et d'après les dernières rumeurs, les studios auraient déjà mis le projet en marche.

 

photo, Joaquin PhoenixEn découvrant les chiffres de Joker

 

Interrogé par Total Film, Todd Phillips a annoncé, avant la sortie du film, qu'il était partant pour une suite si Warner venait les solliciter lui et Joaquin Phoenix, qui interprète le personnage d'Arthur Fleck. Aussitôt, les fans et la presse se sont enflammés et quelques semaines plus tard, dans une interview avec Gamespot, le réalisateur a vite calmé les ardeurs de tout le monde en expliquant que tout ça n’était qu’une blague. Lors d'un entretien dans Popcorn with Peter Travers après la sortie, Joaquin Phoenix, quant à lui, n'a pas dit non quand on lui a posé la question.

Mais alors à quoi pourrait bien ressembler la suite de Joker si jamais elle voyait le jour ? On voit ça ensemble.

 

ATTENTION, SPOILERS À FOISON !

 

photo, Joaquin Phoenix« Tu veux faire une quoi ? »

 

LIE TO ME

Le Joker est ce qu'on appelle un narrateur non fiable. Dès lors, on ne peut pas croire ce qu’il nous raconte. Le terme de « narrateur non fiable » a été inventé par le critique littéraire Wayne C. Booth dans son livre The Rhetoric of Fiction. Popularisé dans la fiction grâce à des œuvres comme le roman American Psycho de Bret Easton Ellis ou le film Usual Suspects de Bryan Singer, le narrateur non fiable est un narrateur dont la crédibilité du récit est compromise. Ce manque de fiabilité peut être intentionnel ou non, selon les stéréotypes du narrateur ou s’il n’est tout simplement pas correctement informé.

Plus tard, l'auteur William Riggan a mis au point une classification des différents types de narrateurs non fiables dans son livre Picaros, Madmen, Naifs, and Clowns: The Unreliable First-Person Narrator publié en 1981, bizarrement, l'année où se déroule l'action dans Joker. Dans son ouvrage, Riggan identifie deux types de narrateurs non fiables qui, d'après leurs noms, correspondent parfaitement au Joker : le Fou et le Clown. L'histoire du Fou ne peut pas être vraie parce que sa perception de la réalité est biaisée et celle du Clown non plus, puisqu'il ne prend pas l'histoire au sérieux et colore son récit afin de jouer avec les attentes du public, selon Riggan.

 

photoSouvenirs au milieu de la folie

 

Comme le Joker le dit lui-même en s'adressant à Batman dans The Killing Joke d'Alan Moore et Brian Bolland, qui a largement servi d'inspiration pour le film de Todd Phillips : « Enfin, c'est quoi ton problème ? Comment en es-tu arrivé là ? Une copine tuée par les mafieux ? Un frère estropié par un cambrioleur ? Un truc dans ce style, je le parierais... Un truc dans ce style, c'est ça qui m'est arrivé... Je ne sais plus exactement quoi. J'ai des souvenirs contradictoires... Tant qu'à avoir un passé, autant qu'il existe en plusieurs versions ! »

On retrouve cette distorsion de la réalité et cette facette du Clown Prince du Crime non seulement chez le Joker de Heath Ledger dans The Dark Knight qui fournit différentes versions de l'origine de ses cicatrices, mais aussi chez Arthur Fleck dans Joker

 

photo« Tu veux savoir d'où viennent ces cicatrices ? »

 

CAN’T GET YOU OUT OF MY HEAD

Et si Joker s'était finalement déroulé dans la tête d'Arthur ?

Todd Phillips montre clairement que tous les événements que nous voyons à l'écran ne sont pas réels et qu'une grande partie de l'histoire est en fait le fruit de l'imagination d'Arthur Fleck. Certains éléments laissent même penser que toute l'action se déroule en réalité dans la tête d'Arthur.

Dès le début du film, on nous montre qu'Arthur a une imagination débordante. Dans une scène où il est installé avec sa mère, Penny Fleck (Frances Conroy), pour regarder le talk-show de Murray Franklin (Robert De Niro), Arthur s'imagine au milieu du public pendant l'enregistrement de l'émission. Si le doute persiste au début, on comprend vite que c'est une hallucination quand Arthur raconte son histoire mielleuse à un public qui l'est tout autant et que Murray Franklin lui demande de le rejoindre sur scène pour lui faire un gros câlin. En plus de mettre en évidence son besoin d'attention et son envie d'avoir une figure paternelle, cette scène montre également qu'Arthur s'imagine beaucoup de choses.

 

photo, Frances Conroy, Joaquin PhoenixUn fils bienveillant, mais à la recherche d'un père

 

Mais ce n'est que plus tard dans Joker qu'on découvre que les hallucinations d'Arthur ont même changé sa perception de la réalité. Sophie Dumond (Zazie Beetz) est une mère célibataire, qui vit avec sa fille dans le même immeuble qu'Arthur et sa mère, avec qui il commence à entretenir une relation amoureuse. Une idylle qui va prendre fin de manière brutale.

Alors qu'il rentre pour regarder la télé dans l'appartement de celle qu'il considère comme sa petite amie, Sophie sort de la chambre de sa fille et apparaît dans le salon l'air apeuré, en expliquant à Arthur qu'il s'est trompé d'appartement. Dès lors, le spectateur et Arthur comprennent que son histoire d'amour avec Sophie n'était rien d'autre qu'une nouvelle hallucination, comme tous les moments où ils étaient ensemble depuis leur première rencontre dans la cage d’ascenseur.

 

photo, Zazie BeetzZazie Beetz, aperçue notamment dans Atlanta

 

Dans le film, Arthur passe deux entretiens : un premier avec sa conseillère sociale et un deuxième avec la psychiatre de l’asile d’Arkham. Ces deux conversations pourraient bien être l'indice clé qui prouve que Joker n'est qu'une immense hallucination. Au début, lorsqu’Arthur parle avec sa conseillère qui s’inquiète de son état mental, on voit brièvement une scène où il se cogne la tête contre la porte d'une cellule toute blanche.

Une cellule qui ressemble quasiment trait pour trait à celle qu'on voit à la fin, quand Arthur se retrouve enfermé et confronté à la psychiatre d’Arkham. Un détail qui signifierait qu'il a aussi imaginé les événements du film et qui donnerait une explication au sourire d’Arthur que la psychiatre « ne comprendrait pas » d'après lui. Il aurait terminé sa rêverie avec la conclusion qu'il devait devenir le Joker et ce meurtre hors champ de cette employée de l’asile serait donc le premier d'une longue série, montrée dans Joker 2.

 

photoRêve ou réalité ?

 

MEMORIES

Et si justement Arthur était déjà le Clown Prince du Crime avant Joker ?

Dans une interview au L.A. Times, Todd Phillips a laissé planer l'idée comme quoi Arthur ne serait pas le « véritable » Joker, celui qu'affronte Batman. Joker pourrait en fait être un souvenir que se remémore Arthur à la fin du film. Avant qu'il ne réponde à la psychiatre de l'asile d'Arkham sur la nature de son étrange sourire, un flashback montre un jeune Bruce Wayne (Dante Pereira-Olson) debout au milieu de Crime Alley devant le corps de ses parents, abattus plus tôt pendant l'émeute qui frappe Gotham par un des manifestants qui a rejoint le mouvement contre les riches lancé par le Joker. Alors qu'elle sortait du cinéma, la petite famille Wayne s'est réfugiée dans la sombre ruelle et... bref, vous connaissez la suite. Des perles, du sang et des larmes.

 

photo, Dante Pereira-Olson, Bruce WayneTu vas moins rire à la fin du film

 

Dans la dernière scène, qui possède une ambiance différente du reste du long-métrage, Arthur apparaît fatigué et semble presque... plus vieux. On suppose qu'il est enfermé à Arkham pour le meurtre de Murray Franklin. Mais cette séquence pourrait en fait se dérouler bien plus tard et être le moment où, en repensant aux événements de sa vie, Arthur, enfermé une nouvelle fois à l'asile pour un énième crime, découvre qu'il est en fait celui qui a créé Batman.

Une révélation qui lui déclencherait un sourire, peut-être le premier de sa vie, et lierait encore un peu plus les deux personnages. Une relation comme celle dans Batman de Tim Burton, où le Joker de Jack Nicholson avait tué les parents du Bruce Wayne de Michael Keaton. Une idée qui renverse totalement le principe comme quoi les méchants contre lesquels Batman lutte sont devenus des super-vilains à cause de lui, la fameuse « escalade » dont parle le Commissaire Gordon (Gary Oldman) à la fin de Batman Begins.

 

Deux meilleurs ennemis

 

Joker 2 pourrait donc être un film où le Clown Prince du Crime et le Chevalier Noir lutteraient une nouvelle fois l'un contre l'autre, pourquoi pas dans une adaptation de The Dark Knight Returns de Frank Miller (une autre source d'inspiration pour Joker) dans lequel le Joker, ayant entendu parler du retour de Batman à Gotham après 10 ans d’absence, trompe le personnel d’Arkham et obtient sa réhabilitation au sein de la société.

Sinon, cette suite du film de Todd Phillips pourrait aussi bien se focaliser sur la période qui suit sa libération de l'asile d'Arkham. Un autre grand flashback où l'on découvrirait d'autres antagonistes et personnages de l'univers du Chevalier Noir, comme l'a fait la série Gotham en racontant l'histoire de Jim Gordon et sa rencontre avec Oswald Cobblepot, qui deviendra le Pingouin, ou encore celle avec Bruce Wayne, la nuit de la mort de ses parents. D'après les dernières rumeurs, c'est un scénario de ce genre vers lequel se dirigeraient les studios.

 

photo, Joaquin PhoenixEn attendant la suite

 

MAD ABOUT YOU

Et si Arthur n'était pas le seul et unique Clown Prince du Crime ?

À la fin de Joker, après avoir tué Murray Franklin et être arrêté, Arthur est libéré de la voiture de police par des manifestants qui foncent dans le véhicule et font sortir celui qu'ils considèrent comme un héros. Alors que la foule se réunit autour de lui, Arthur entame une danse sur le capot de la voiture devant ce public qui l'adore et le vénère en tant que Joker désormais. Plus tard, on voit un des manifestants tuer Thomas Wayne (Brett Cullen) et sa femme devant le petit Bruce et le film se termine avec cette fameuse scène dans l'asile d'Arkham dont on a parlé plus tôt.

Dans le film de Todd Phillips, Arthur est devenu le symbole d'un mouvement qui vise l'élite de Gotham et les plus riches. Une représentation du chaos et de la violence qui pousse même quelqu'un à commettre un double homicide, sur le candidat à la mairie de Gotham et sa femme. Si quelqu'un est prêt à aller aussi loin, pourquoi un autre homme ne serait pas capable de devenir lui aussi le Joker ? Dans un scénario où Arthur serait trop vieux ou terminerait ses jours à l'asile d'Arkham comme on le voit à la fin du film, un des partisans du mouvement séditieux qu'il représentait pourrait reprendre son costume (ou en choisir un violet, au hasard) et ainsi devenir le Joker.

 

photoPeu importe le visage qui se cache derrière la folie du Joker

 

Cette idée a justement été étudiée dans Gotham. Dans la série de Bruno Heller, qui explore le passé de Bruce Wayne mais aussi l'histoire de ceux qui deviendront ses ennemis, le personnage de Jerome Valeska (Cameron Monaghan) est introduit dans la première saison. Un jeune homme qui a tué sa mère et s'est fait passer pour innocent aux yeux du Commissaire Gordon (Ben McKenzie) avant de finalement être démasqué. Dans un éclat de rire, Jerome reconnaît finalement les faits et se retrouve à Arkham.

Une fois dehors, il fait régner la terreur dans Gotham, meurt, ressuscite, retourne à Arkham (c’est bientôt fini) et s'en échappe encore. Tout ça pour finalement retrouver son frère jumeau, Jeremiah (toujours Cameron Monaghan). Si lui a l'air sain d'esprit au départ, il s'avère en fait encore plus cinglé que son frangin. Avant de mourir, Jerome lui laisse un cadeau empoisonné (littéralement) que Jeremiah découvre en rentrant chez lui. En l'ouvrant, un gaz lui est projeté en plein visage et la folie cachée au fond de lui commence à surgir. Jeremiah prend alors un teint pâle, son sourire s'élargit et il décide de reprendre le flambeau de Jerome.

 

photo, Cameron MonaghanLe Joker de Cameron Monaghan

 

On vous épargne les détails de Gotham (et ça vaut mieux), mais Jeremiah malmène Gordon et déclenche la terreur dans Gotham. Finalement, Bruce Wayne (David Mazouz) et le criminel se retrouvent dans une usine chimique et... vous l'avez vu venir. Trempez-la dans l'huile, trempez-la dans l'eau, ça fera un Joker tout chaud. Jeremiah, défiguré par cet incident, est enfermé à Arkham et réussit évidemment à s'évader. Le criminel décide de se venger en capturant la fille de Gordon, Barbara (Jeté Laurence), mais Bruce apparaît dans son costume de Batman pour la sauver elle et son père.

Cette idée qu'il n'y ait pas qu'un seul Joker est directement issue des comics. Dans Justice League de Geoff Johns et Jason Fabok, Batman découvre qu'en fait il n'y a pas un, mais trois Joker (on l’explique plus en détail par ici). Un projet sous la forme d'une minisérie en trois volumes sobrement intitulée Three Jokers devrait voir le jour à l'avenir, toujours sous la houlette de Johns et Fabok, et sera publié sous le Black Label de DC Comics. Pour ce qui est du quand, aucune date de sortie n'est connue pour le moment.

 

photoTrois fois plus de problèmes

 

On ne va pas se mentir, certaines idées sont quand même bien tirées par les cheveux et seraient difficiles à justifier. Surtout quand Todd Phillips a matraqué dans la presse que son film n’était pas du tout prévu pour avoir une suite. D’autres réalisateurs pourraient tout aussi bien reprendre le flambeau et proposer des pistes intéressantes sur le personnage. Mais est-ce que Joker en a vraiment besoin ? Ça, c’est une autre histoire.

 

Affiche US

commentaires

nogel
10/11/2019 à 08:25

tout à fait en accord avec Tim lepus / batman est il un héro ou juste le défenseur milliardaire du maintien d une société inégalitaire? toutes les histoires acceptent ce principe du milliardaire qui utilise son fric pour se payer des supers gadgets au lieu d aider 'la population'/ le top fut la fin de the dark night / ou après un discours vraiment révolutionnaire de Banes les bons citoyens vont rejoindre les bons flics et vaincre les pouilleux/
un joker non pas fou mais révolté et devenant violent peu être bien plus intéressant qu un type en armure noire. le discours de WAYNE père (à la tv) est vraiment abject.. Pauvres = jaloux= minables= sans mérite/ riches= diplômés= méritants / De plus Arthur est un enfant martyr/il est doux / poète et n est pas le comique nul présenté un peu partout/il,est décalé et maheureux/ qui n a mal jugé le fait qu'il bute les trois salops dans le métro?

beyond
07/11/2019 à 10:58

Il n'y aura pas de suite car Phoenix n'a pas envie de rebouffer des légumes vapeurs pour maigrir.

Godzi le hardy
29/10/2019 à 14:45

Perso je ne suis pas contre une suite, Joker est l'un des meilleurs films que j'ai vu de toute ma vie et aussi celui qui met en scène le Némésis de mon héro préféré de chez DC comics. Si Todd et Joaquin ne sont toujours pas d'attaque pour un deuxième volet et qu'un autre réalisateur reprend la relève...du moment qu'il prend pas un acteur à la Jared Leto pour le Joker et qu'il reprend pièces par pièces beaucoup d'événements que ça soit dans les comics, dans les films ou dans les séries pour ENFIN confronter Batman à son + grand ennemis, ou même confronté le prince du crime contre d'autre barons comme le pingouin, Black Mask ou même Double Face, avec quelques apparitions de Batman ça serais plutôt classe. Par contre je n'aime pas trop l'idée que le film nous raconte juste les allucinations d'un fou, j'étais dans l'idée que beaucoup de scène était vrais et que avant d'enfiler le costume rouge du prince du crime, ça serai un rêve prémonitoire pour Arthur Fleck, qu'il s'échappe de l'asile et deviens progressivement le Joker qui cette fois ci n'a aucune fois ni lois ¯\_(ツ)_/¯ Ou bien que certe 2-3 scènes était irréelles, comme l'a fait remarqué Todd Philips que le personnage de Zazie serais juste un fantasme pour Arthur et qu'au fur et a mesure du scénario on s'aperçoit que le Joker, seconde face démente d'Arthur Fleck, ignoré par tout le monde prennent sa place, laissant Arthur perdu dans sa propre prison mentale qu'est donc "l'asile d'Arkham" comme vu à la dernière scène.

M1pats
27/10/2019 à 19:37

Joker finira en SH de Gotham vous verrez quand le Joker 5 la menace du Penguin sortira

Flash
27/10/2019 à 17:54

Pour ma part, j'aimerai qu'il n'y ai pas de suite. Le film est définitif, pas besoin de lancer une franchise qui pourrait être décevante.

Gemini
27/10/2019 à 12:28

Il n'y aura pas d'autre Joker avant longtemps sur Phœnix n'y retourne pas. Prendre la suite de Phœnix aussi vite c'est le rôle suicide direct. Impossible.

blackchab
27/10/2019 à 11:43

Je vois Phéonix se lancer dans un franchise.
On aura un autre joker dans le batman de Reeves

Zanta
27/10/2019 à 10:19

On parie que Matt Reeves a eu un coup de fil du genre : euh...tu sais ce que Nolan avait fait à la fin de Batman Begins, le coup de la carte du Joker. Tu nous fais un truc du meme genre à la fin de ton truc. Bien flippant et excitant. Appelle Tood, il doit avoir des idées.

Tim Lepus
27/10/2019 à 09:51

Côté scénario, j'ai envie d'un flm qui présente un remplaçant à Wayne dans les élections municipales, qui promet des mesures sociales mais, dans les faits, continue de privilégier les plus ou moins riches, au détriment des pauvres, avec des médias et des forces de l'ordre qui criminalisent les pauvres qui se révoltent, notamment les chômeurs et les sans-abri, avec une société se divisant progressivement sur l'idée de justice et de héro, à se demander s'il est au service du peuple ou d'un système pourri. Et un Joker qui n'en a rien à faire de la politique et de l'argent, comme dans Joker et The Dark Knight. Côté mise en scène, ça me va s'il(s) continue(nt) dans une direction à la "Joker", je ne l'ai pas trouvé révolutionnaire mais pertinent et efficace. Juste, une musique moins dans ce surlignage balourd.

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