Alors bien sûr, il s’agit avant tout d’un actionner bourrin qui reprend les personnages phare du précédent film pour les plonger dans une intrigue-complot des plus débiles dont on ne comprendra jamais vraiment le sens. Le tout évidemment porté à bout de bras par une distribution aux petits oignons qui met à l’amende la totalité du cast des Expendables en termes de crédibilité et d’incarnation. Si Malkovich et Willis sont parfaits dans leur rôle, on ne peut que saluer les performances du casting féminin, Helen Mirren en tête, excellente de drôlerie et badass jusqu’au bout des ongles. Notons aussi l’arrivée de Byung-hun Lee dans l’équipe en tueur revanchard et classe comme c’est pas permis. Nous n’oublierons pas évidemment Anthony Hopkins qui semble enfin retrouver un certain plaisir à jouer la comédie.
Car c’est bien le maître-mot de Red 2, le plaisir. On constate que les acteurs se sont amusés comme des petits fous, que le réalisateur (connu pour son sympathique Galaxy Quest) s’est lâché sur les scènes d’action sans oublier les moments de pure comédie, mais surtout que les scénaristes se sont éclatés à écrire les excellentes punchlines du film et ne se sont pas contentés de décliner bêtement une formule pour la vider de tout ce qui faisait son intérêt au profit de la surenchère. Plaisir aussi chez le spectateur qui se retrouvera plongé au cœur de scènes d’action assez impressionnantes et globalement bien découpées, entre deux moments comiques et tendres.
Car oui, Red 2 fait preuve d’une tendresse insoupçonnable. Voir tous ces tueurs se démener aux quatre coins du globe pour que le couple de leur meilleur copain tienne la route, ça fait plaisir à voir et ça nous repose énormément de toutes les âneries philosophico-prout-proutales qu’on nous assène depuis trop longtemps maintenant.
Même tarif (vieux) que le précédent film, en encore moins bon…
Le réalisateur Dean Parisot étant habitué aux comédies (pour) pépère(s), jouant avec son budget et avec ses stars ravies de faire les kakous – Bruce Willis esquisse enfin quelques mimiques rigolotes, et se bastonne dans des bureaux comme si « Piège de Cristal » c’était hier…
Seulement le rythme fait défaut, comme si c’étaient les retraités qui tenaient la caméra, alors qu’ils ne sont pas si lents que ça. Et on doit encore se farcir de fausses morts improbables, des vraies qui tombent à plat, des dialogues répétés comme si personne n’avait entendu la première fois, quelques incohérences y compris en VF (Marjorie Frantz passe de Mary-Louise Parker à Catherine Zeta-Jones qui joue une ex de Willis… à peine plus jeune)…
J’ai trouvé ça très idiot, lourdingue et mal joué.
Apres c’est sympa de chroniquer les flims qui passent le soir à la TV.