Colombiana Critique

Laurent Pécha | 26 juillet 2011
Laurent Pécha | 26 juillet 2011

Après Le Transporteur 3, le duo de choc Besson-Megaton se reforme pour jouer la carte du film d’action émotionnel. C’est quoi donc ce truc là ? Ben, ça veut dire que c’est sensé être moins bas de plafond que les autres productions Europa Corp. La preuve, y a pas d’Audi dedans et les meufs ne sont pas des putes.

Tout le contraire même puisque c’est une femme l’héroïne, qui plus est interprétée par une actrice qui a le vent en poupe depuis que le monde entier l’a vu en bleu dans Avatar, Zoé Saldana. Premier film écrit par Besson et non réalisé par lui où la femme est mise en exergue, Colombiana, à l’image de sa très efficace bande-annonce (chapeau bas à ceux qui l’ont confectionnée) lorgne du côté de Nikita, avec sa tueuse partie en vendetta personnelle pour dessouder le chef mafieux qui a tué ses parents. Et nous de dire banco sur de telles promesses sauf que l’arnaque se fait très vite sentir. En fait, dès le prologue interminable, qui nous fait bien comprendre que la finesse n’est toujours pas de mise chez la Besson team. Sauf qu’étonnamment, le récit se montre chiche en action.

 

 

Ok, ils se réservent pour la suite se dit-on. Grave erreur, la prochaine séquence digne de ce nom (entendez : quand les douilles tombent sur le sol), aura lieu qu’une heure plus tard. Entre temps, on aurait eu le temps de subir Zoé et sa love story minable avec l’endive Michael Vartan, une apologie de l’importance d’aller à l’école pour devenir un bon assassin (!!!!), une longue scène de coursives pour montrer l’aisance physique de miss Avatar ou encore une séquence d’action hors champ (ben oui, quoi, on n’est pas là pour ça !).

 

 

 

Bon, allez, comme on est de bonne composition – c’est l’été – on est prêt à pardonner à Megaton et Besson leurs errements d’auteurs de film d’action émotionnel puisque c’est sûr, leur final, ça va dépoter sévère – on l’a vu dans la BA, elle mitraille à tout va la Zoé - euh, comment dire… Le Transporteur 3, c’est Die hard en comparaison de ce que nous ont réservé les deux cocos en guise de bouquet final : une baston dans une salle de bains qui ferait rigoler notre bon vieux Bourne, un gunfight dans une villa qui vous donne envie de vous remettre en intraveineuse Commando et Scarface. Chapeau bas messieurs, Colombiana peut entrer en lice dans la compétition du film d’action le plus insipide/nul de l’univers.

 

 

Résumé

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