Films

Green Lantern : critique fluorescente

Par Simon Riaux
21 avril 2018
MAJ : 27 octobre 2022
10 commentaires

Ryan Reynolds enfile la combinaison numérique de Green Lantern dans un blockbuster réalisé par Martin Campbell, entré depuis dans l’histoire des nanars hollywoodiens de premier plan, dont l’acteur de Deadpool lui-même se moque.

photo, Ryan Reynolds

VERT VOMI

Plusieurs mois avant sa sortie Green Lantern était déjà précédé par une rumeur dévastatrice. Peu aidé par une première bande-annonce immonde, qu’une timide campagne de remise en forme n’était pas parvenue à faire oublier, le film est arrivé chez nous auréolé de critiques américaines exceptionnellement cinglantes. Ne tournons pas autour du pot : si Elektra conserve la palme de la plus sidérante aberration filmique, Green Lantern vient se placer en bon dauphin.

 

photo, Ryan ReynoldsUn anneau pour les faire vomir, tous

 

Où sont donc passés le Martin Campbell de Casino Royale, et le Ryan Reynolds de Buried ? Le rédacteur de cet article ne voit qu’une seule hypothèse valable : les deux individus sus-nommés ont été kidnappés par une mystérieuse entité extra-terrestre, désireuse de saboter l’été des amateurs de comics déjà éprouvés par Thor. En effet, le metteur en scène est aux abonnés absent, visiblement écoeuré ou noyé sous l’avalanche de CGI foireux, et paraît incapable de jamais insuffler le moindre dynamisme à l’ensemble.

 

Son comédien principal se débat comme il peut dans le torrent de slime numérique qu’il est sensé contrôler, nous gratifiant piteusement d’une grimace goguenarde ici où là. Blake LivelyAngela Bassett ou encore Tim Robbins ne sont pas aidés par l’écriture médiocre de leurs personnages, tandis que le Peter Sarsgaard a le privilège de se transformer en l’un des méchants les plus grotesques vus sur grand écran depuis un moment.

 

 

photoEuthanasie. Vite.

 

GREEN ENFER

 

La laideur endémique du film ne fait que souligner la vacuité du script, qui prend ainsi le parfait contrepied de l’adage hitchcockien quant à l’importance d’avoir un bon méchant. Il vous en faudra de l’imagination pour frémir aux plans diaboliques d’un encéphale moustachu, et de son pendant cumulo-nimbique, Parallax, vilain nuage aux yeux jaunes, plus proche du Sharktopus de Corman, que du Joker de Nolan.

 

 

photo, Ryan ReynoldsSOS Détresse

 

 

La chose en devient si risible que les seuls passages à faire mouche jouent paradoxalement contre le long-métrage. En effet, les rares séquences humoristiques sont à peu près réussies, mais tournent systématiquement le héros et ses pouvoirs en dérision, comme pour nous rappeler combien ce que nous visionnons est d’une nullité crasse.

 

 

Affiche française

Rédacteurs :
Résumé

Une aberration filmique d'une laideur et d'une vacuité incommensurables.

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Commentaires
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REA

1.5. ? Vous étiez d’humeur charitable.
Même Avengers – Ultron passe pour un chef d’oeuvre à côté.

#LanceUnPavé

Dateuss

Pour le coup, je trouve la note trop généreuse. Film oublié avant la sortie de la salle, d’une sublime Nullité lol

TomTom

Avengers – Ultron est un excellent film et très rythmé.

jorgio69

« Parallax, vilain nuage aux yeux jaunes »
J’eusse préféré l’expression « flaque de vomi cosmique » d’un de vos confrères.
Ce film a fait très mal à tout ceux qui ont travaillé dessus. Dommage que la Warner quelques années après ne comprenne toujours pas de ses erreurs (Suicid Squad, Justice League…)

bubblegumcrisis

C’est mal de tirer sur les ambulances…