Very Bad Trip 2 : critique plus jamais bourrée

Louisa Amara | 23 septembre 2017 - MAJ : 03/04/2020 18:06
Louisa Amara | 23 septembre 2017 - MAJ : 03/04/2020 18:06

Very bad trip, la plus mémorable gueule de bois qu'on ait vue au cinéma, avait été un succès phénoménal partout dans le monde. C'est donc très logiquement que les producteurs et l'équipe artistique ont donc rapidement mis la suite en chantier. Peut-être trop vite...

QUELQU'UN A DES IDEES ?

La recette du premier Very Bad Trip était d'une simplicité et d'une efficacité redoutable : un trio d'acteurs quasi inconnus, ayant un vrai sens comique, plongé au cœur de Las Vegas pour une folle virée. Rebondissements, gags, apparitions d'animaux ou de stars farfelus rythmaient cette comédie très américaine. La bachelor party est là bas une tradition si ancrée, qu'elle fait fantasmer tout un peuple. Après être allé aussi loin dans le délire, que pouvait-on nous proposer de plus pour une suite ?

 

photo, Zach Galifianakis, Bradley CooperLe club des winners

 

L'équipe a délibérément choisi de nous redonner exactement les mêmes ingrédients, dans le même ordre, à la scène près. On remplace le tigre par un singe, le marié par le petit frère de la mariée, etc. Vous aurez même droit à la petite chansonnette entonnée par Stuart ! A ceci près, qu'on change de décor (encore heureux), fini le bling bling de Las Vegas, bienvenue dans la moiteur de Bangkok, ville à la réputation bien plus sulfureuse et dangereuse que la capitale américaine du jeu.

 

photo, Zach GalifianakisOn reste zen

 

ON PREND LES MEMES ET ON RECOMMENCE

Alors oui, on rit car les comédiens sont toujours aussi bons, Bradley Cooper en beau gosse paumé tentant de rationnaliser, le déjanté Zach Galifianakis toujours aussi délirant, et la palme à  celui qui se révèle encore le meilleur « comique » de situation de la bande, Ed Helms (Stuart, le dentiste). Ayant marqué les esprits dans le 1, une plus grande place a été donnée au fou furieux Ken Jeong (Mr Chow), une brillante idée.

 

photo, Zach GalifianakisKen Jeong, à droite

 

Mais dans l'ensemble, quel manque d'audace ! Avec un budget plus confortable, un décor où les possibilités sont infinies, des comédiens rôdés, pourquoi cette prise de risque minimum ? Pourquoi ce scénario si prévisible ? Tant de scènes délirantes étaient imaginables. Si Gus Van Sant avait volontairement fait un copié collé de l'œuvre d'Hitchcock dans Psycho (avec quelques ajouts), c'était dans une véritable réflexion cinématographique. On doute que l'équipe ait suivi la même démarche ici. 

 

Affiche officielle

Résumé

Qu'est-ce qui a retenu les scénaristes ? Quelques fulgurances humoristiques sauvent l'ensemble de l'ennui, mais on reste déçu.

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