Critique : Capitaine Alatriste

Sandy Gillet | 25 juin 2008
Sandy Gillet | 25 juin 2008

Tiré de cinq romans écrits par Arturo Perez-Reverte (en quelque sorte le Alexandre Dumas espagnol contemporain), Capitaine Alatriste raconte l'histoire d'un mercenaire espagnol très populaire qui a vécu au XVIIème siècle alors que l'Espagne dominait le monde. À l'écran cela donne le plus gros budget du cinéma espagnol (24 millions  d'euros) écrit et réalisé par Agustin Diaz Yanes dont c'est le troisième long. De fait, il semble que le challenge numéro 1 du film soit que l'on voit l'argent dépensé à l'écran au détour de chaque plan. Pari réussi ne serait-ce qu'en découvrant le palmarès local puisque le film a été récompensé par trois Goyas « mineurs » : meilleurs costumes, meilleur décorateur, meilleur producteur.

 

Capitaine Alatriste c'est donc d'abord et avant tout la reconstitution avec faste d'une époque écrasant une histoire et des acteurs (à l'exception notable de Viggo Mortensen dans le rôle titre qui dégage une énergie inhumaine pour faire exister son personnage) qui font ce qu'ils peuvent pour nous intéresser, nous non hispaniques et donc peu au fait de cette histoire empreinte de nostalgie populaire. Si l'on ajoute à cela une durée de 2h25 (dont plus de 45 minutes mortellement ennuyeuses), il devient évident que Capitaine Alatriste fasse plus penser in fine à une sorte de pensum au message plus que lisse. À réserver donc avant tout aux amateurs du beau Viggo !

Résumé

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