Critique : Des poupées et des anges

Par Lucile Bellan
24 juin 2008
MAJ : 17 octobre 2018
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De ce premier film de Nora Hamdi, adaptation de son livre éponyme, il n'y a malheureusement pas beaucoup à retenir. Un scénario classique, archétype même du « film de banlieue », une réalisation scolaire et un casting contestable, avec notamment la présence de Samy Nacéri et de Samuel le Bihan.

 

Seulement, c'est sans compter sur une pépite, qui placée au sein de toute ce marasme ambiant rayonne encore plus d'un éclat presque aveuglant : la belle et talentueuse Leïla Bekhti. Celle dont on avait perçu la valeur dans Sheitan et Mauvaise foi (bizarrement jamais des films à la portée de son talent), est ici placée en sœur et pourtant exact contraire de Karina Testa (Frontières). Même si la réalisatrice n'exploite pas toujours cette comédienne née à bon escient et joue parfois son film à la roulette russe (les scènes d'écriture où on la voit « slammer » son texte frôlent le ridicule), la grâce et la force avec lesquelles Leïla Bekhti (ré)hausse chacun de ses plans sont tout de même incroyables.

 

Une autre façon de voir ce film, et donc d'en apprécier la vision, serait peut-être de prendre le parti d'y voir une caricature, où les traits grossis des personnages et les situations abracadabrantesques prendraient tout leur sens. Quelle que soit de toute façon la position du spectateur, il n'en demeure pas moins que les qualités en œuvre ne parviennent pas à masquer les défauts, les maladresses et ce sentiment d'échec.

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