Wanted : choisis ton destin Critique : Wanted : choisis ton destin

Mise à jour : 31/08/2017 11:26 - Créé : 19 juin 2008 - Jean-Noël Nicolau
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Deux films cohabitent tant bien que mal dans le Wanted du russe Timur Bekmambetov (Night watch et Day watch). D’un côté une œuvre comic-book déjantée, où fétichisme des armes et scènes d’action joyeusement débiles se déchaînent. De l’autre un énième pensum sur la société capitaliste, le destin et les choix que nous faisons. Le réalisateur ne cache pas son amour immodéré pour la  trilogie Matrix et cela se voit. La fidélité aux comics d’origine ne dissimule jamais l’inspiration première auprès des Wachowski. Il faut ajouter à cela une bonne dose de Fight club, pour obtenir une mixture qui ne prend pas vraiment.

 

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Wanted fonctionne ainsi par séquences, chaque explosion d’action, généreuse et délirante, se faisant attendre de plus en plus lourdement. La stupidité de l’histoire (une secte d’exaltés assassine des quidams parce que leurs noms sont apparus dans des bouts de tissus) s’accompagne d’une relation père/fils qui se voudrait très touchante. Mais la seule émotion du film ne sera perçue que par les fans d’Angelina Jolie. Monolithique à souhait, taillée dans le marbre des déesses, elle dégage un charisme que l’on oserait qualifier de quasiment homo-érotique.

 

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James McAvoy, inattendu dans le rôle du héros de service, s’en sort avec les honneurs. On sait qu’après ce tournage, où il s’est senti très seul au milieu des écrans verts et des effets spéciaux, il a renoncé au cinéma d’action. Une décision sage qui met en lumière le point essentiel à retenir de Wanted : c’est une fête foraine dans laquelle les acteurs n’ont que peu d’importance. Quand les manèges sont en marche, que les voitures virevoltent, que les bullet times sont exagérés jusqu’à l’absurde, que les gunfights explosent dans tous les sens, on s’amuse. Un plaisir de feu d’artifice, primaire, très éloigné de la maîtrise et de la jouissance pure d’un Speed racer. Des Wachowski, Timur Bekmambetov aurait pu éviter de retenir le goût des dialogues interminables et des baisses de régime dommageables. Son Wanted demeure un divertissement estival honnête, qui s’oublie sans regret une fois les lumières rallumées.

 

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