Hancock : critique de loser

Vincent Julé | 25 septembre 2017 - MAJ : 01/10/2018 22:19
Vincent Julé | 25 septembre 2017 - MAJ : 01/10/2018 22:19

Iron Man, Hulk, Batman... il va maintenant aussi falloir compter avec Hancock, le premier super-héros original depuis longtemps. 

HANCOCK SMITH

Ma super ex pour le détournement parodique et surtout Incassable pour la redéfinition du mythe. Et il est vrai que John Hancock est un super-héros très original, atypique et unique. C'est un peu le vilain petit canard de son espèce, et il tient même du fantasme de gosse, puisqu'il a le grand pouvoir mais sans les grandes responsabilités. Mais impossible pour lui de ne pas sauver les gens, c'est inscrit dans l'inconscient collectif américain et donc dans son nature profonde. Il le fait donc à sa manière, à la cool, bon gré mal gré, une bouteille de whisky à la main. Et après avoir été le dernier homme sur terre dans Je suis une légende, Will Smith se glisse avec talent et naturel dans le costume (caleçon, bonnet, lunettes) du seul super-héros sur terre.

On a d'ailleurs vite du mal à imaginer un autre acteur que lui pour le rôle, tant il se l'approprie et le pousse jusqu'à l'insolence. Si la classification Rated R a longtemps pesé sur le film, on comprend que c'est moins pour une quelconque violence que pour un esprit mal placé et des répliques bien senties (dont une jolie attaque à Mc Donald).

 

Will Smith

Mais Hancock n'est pas un film complètement acquis à la gaudriole, bien au contraire, l'humour sert de respiration dans un récit plus sérieux, plus intéressant aussi. Car si Peter Berg signe avant tout un blockbuster estival avec Will Smith, il n'en oublie pas de revisiter et de développer la même thématique qui habite son cinéma. Friday Night Lights peut être vu par certains comme un ersatz de L'enfer du dimanche d'Oliver Stone, Le Royaume comme Rambo rencontre Les Experts en Arabie Saoudite, mais à chaque fois est à l'œuvre une belle et passionnante réflexion sur l'identité américaine, et à vrai dire sur une humanité mise à mal.

Ainsi, si le réalisateur change de mise en scène, moins virtuose, plus passe-partout, c'est pour être toujours plus proche de son héros. La caméra est portée, mais aussi plus posée, afin de rendre réaliste et crédible chaque coup d'éclat du super-héros. Ce qui réserve des séquences aussi imprévisibles qu'impressionnantes.

 

Photo Charlize TheronCharlize Theron

MYTHBUSTER

Ni exposition, ni origines ici, Hancock est à l'inverse des récentes adaptations de comics, un film de la déconstruction. Une sorte de négatif, ou même positif d'Incassable. En effet, comme M. Night ShyamalanPeter Berg ne tourne pas le dos aux codes inaltérables du genre, mais il revient à leur essence et à son expression possible dans notre réalité. Et la mythologie qui est exposé en filigrane puis explicitement, si elle mixe mythes religieux et grecs, reste profondément humaine et contemporaine.

 

Affiche

Résumé

C'est Will Smith qui dit : « Hancock est comme la vedette d'une équipe de football au lycée, il a tout le talent du monde mais ne comprend que pas si son équipe ne gagne pas, c'est parce que sa passion et sa vision du jeu n'est pas la bonne et qu'il doit être plus collectif ». D'un coup, les lumières du vendredi soir "éclaircissent" le royaume de Hancock.

Lecteurs

(2.5)

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commentaires

albane
09/01/2020 à 18:30

film correct sympathique en famille, il y a du potentielle

albane
09/01/2020 à 18:29

film correct sympathique en famille il y a du potentielle

Number6
25/09/2018 à 22:42

Dommage que le film ait été charcuté car il avait un énorme potentiel. Reste quand même un film super sympathique, parfois touchant. Et la musique de John Powell, sublime.

Starscream
25/09/2018 à 22:38

Le film qui a amorcé sa descente aux enfers. NUL DE CHEZ NUL et à juste titre.

Il me semble qu'un 2 était prévu ? Ca sera toujours une bouse de moins qui nous sera épargné.

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