Critique : Typhoon

Ilan Ferry | 2 mai 2007
Ilan Ferry | 2 mai 2007

Cela a l'allure et l'odeur d'un Steven Seagal mâtiné de 24, et pourtant Typhoon se démarque de ses modèles occidentaux par une approche somme toute orientale qui risque bien de déconcerter les novices. A l'heure où le catcheur John Cena compte bien prouver la suprématie de l'armée américaine  face à des truands de l'envergure de Robert Patrick dans le bien nommé The Marine, nos amis coréens nous montre qu'en la matière ils savent eux aussi casser du terroriste avec pertes et fracas. De fait, le héros interprété par Jung-Jae Lee n'a pas à souffrir de la comparaison avec son homologue ricain, les deux hommes ayant pour eux le même charisme d'huître prompte à faire tomber toutes les femmes à leurs pieds. C'est donc sur ce sentier, somme toute Bruckheimerien, que s'aventure dans un premier temps Typhoon usant de toutes les ficelles du genre (musique pompeuse, fibre lacrymale constamment sollicitée, patriotisme et sens de l'honneur du Marine exacerbé) avec une  fascinante décontraction.

 

 

Passé ces constats lourds de conséquences pour certains, jouissifs pour d'autres, il faut bien reconnaître à l'ensemble un réel savoir-faire qui est tout à l'honneur de son réalisateur à qui l'on doit les remarqués Champion et Friend. En effet, a contrario des blockbusters dont il s'inspire, Typhoon témoigne d'un réel respect pour son public et son sujet, certes douteux, mais que n'exclut pas une certaine réflexion sur l'état politique d'un pays rendu schizophrénique par sa division et dont les deux états sont voués à s'entredéchirer. Un aspect largement mis en retrait au profit de scènes d'actions explosives et très bien orchestrées jusque dans son final titanesque prônant jusqu'au bout  les vertus de l'attaque frontale sans tomber dans le bellicisme le plus primaire. En l'état, Typhoon reste un actionner bourrin teinté d'une certaine mélancolie qu'on aurait aimé voir aussi bien intégré que dans A Bittersweet life.

 

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