The Sentinel : Critique

Laurent Pécha | 25 avril 2006
Laurent Pécha | 25 avril 2006

Excitant, The Sentinel (en France, sur les écrans, en septembre prochain), l'est à plus d'un titre ! 

Avec une trame de thriller efficace, le nouveau film de Marc Jonhson (SWAT, sic !) nous propose deux grands retours, celui de Michael Douglas après trois ans d'absence et de pouponnage en famille et celui de Kiefer « Jack » Sutherland qui n'a pas eu un rôle intéressant au cinéma depuis…Dark City, soit 8 ans (on essaye d'oublier qu'il a quitté les plateaux de 24 pour se fourvoyer dans le pathétique Taking lives, destins violés). Et cerise sur le gâteau, l'affrontement des deux acteurs les plus virils d'Hollywood est arbitré pour sa première apparition cinématographique par la bomba latina de Desperate housewives, Eva Longoria. Un trio des plus prometteurs auquel on n'oubliera pas d'associer la toujours magnifique Kim Basinger (et tant pis si ici elle ne sert que de belle plante verte en First Lady).

 


Placé en terrain plus que connu (agent des services secrets), Kiefer Sutherland qui porte encore les stigmates de 24, tient magnifiquement tête à un Michael Douglas en grande forme. À chaque fois que les deux comédiens se donnent la réplique, The Sentinel s'élève d'un cran pour échapper au classique et prévisible thriller qu'il restera de bout en bout. Malheureusement, ces joutes verbales se font rares, l'un (Sutherland) tentant d'arrêter l'autre (Douglas). On assiste alors à un jeu de chat et de souris relativement poussif (la mise en scène de Johnson est aussi peu inspirée que celle de son précédent film) avec rebondissements médiocres, séquences d'action à peine digne d'un quelconque téléfilm et personnages secondaires inexistants (Longoria parfaite dans son rôle d'agent rookie puisqu'elle ne sert à rien dans le récit).

 


Cette histoire d'agent secret pris au piège d'une machination qui le dépasse et ayant l'impossibilité de se blanchir (pour cause de liaison avec la première dame des Etats-Unis), on a l'impression de l'avoir vu mille fois…Mais là n'est pas forcement le problème. On a surtout la certitude de l'avoir vécu de manière bien plus palpitante par exemple dans une série dénommée 24. Petite satisfaction tout de même, le sentiment de voir le passage de relais entre un des acteurs phares des années 80-90 et celui qui on l'espère, le deviendra vraiment une fois clôt les (més)aventures de Jack Bauer.

PS : Michael Douglas avait 40 ans quand il a explosé sur le devant de la scène cinématographique avec À la poursuite du diamant vert. Kiefer Sutherland a aujourd'hui 39 …

 

Résumé

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commentaires
Vicky.b Lexxus
26/07/2018 à 06:26

Jolie synopsis. le film en soi et tres magnifique surtout la reaparition de jack(acteur dramatique de tout le temps et scene)

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