All Inclusive : critique qui beach

Mise à jour : 14/02/2019 15:15 - Créé : 14 février 2019 - Simon Riaux
Simon Riaux | 14 février 2019 - MAJ : 14/02/2019 15:15

Plantés au milieu d’un décor de plage factice, ils nous regardent tous les dix. Œil torve, regard perdu, ou sourire extra-bright, tout respire le vertige du néant dans ces corps abandonnés à la violence de la crème auto-bronzante dopée à la terracotta. Dès son affiche, All Inclusive de Fabien Onteniente s’impose comme une tentative radicale, une invitation à l’abîme. Et le film se fait fort d’honorer cette promesse.

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VIPipi

Que retiendront les historiens du futur de notre temps ? Des images de nouilles dans un slip, peut-être une paire de meme, et sans doute, cette interrogation lancinante : qu’a-t-il bien pu se passer sur le tournage du dernier métrage de Fabien Onteniente ? La comédie française grand public s’est imposé depuis une vingtaine d’années comme une cathédrale de la mocheté, et on n’attendait pas de All Inclusive qu’il déroge à cette charte esthétique, mais son appétit pour la laideur confine au sublime.

Littéralement rien ne va dans le bousin. À la limite, on remerciera le réalisateur d’avoir orchestré un certain équilibre dans la dégueulasserie. Ainsi, la photographie ne pourra pas strier le cristallin du spectateur, déjà occupé à protéger ses tympans des mélopées grasses de Benjamin Biolay et Dany Synté. On espère qu’ils ont été rémunérés de leur poids en rhum et ont pu oublier ce qu’ils viennent de commettre, avec la complicité des monteurs, manifestement pas super au fait des notions de raccord, ou de cohérence.

 

photoCrème au fond, c'est pas ta mère

 

Espérons également que Guy LaurentFranck Dubosc et Fabien Onteniente ont reçu des émoluments notables pour s’être investis avec tant d’opportunisme à détruire toute forme d’harmonie scénaristique, et à fouler au pied tout ce qui pourrait ressembler à une situation originale.

Situé dans les confins du Gros Beauf Cinematic UniverseAll Inclusive pompe avec les dents tout ce qu’il peut à Camping (jusqu’à ses situations, voire le nom de ses personnages), tout en draguant lourdement l’héritage des Bronzés, avec le raffinement d’une promotion d’école de commerce abandonnée dans le Quartier Rouge d’Amsterdam.

 

photoAllumer le vieux

 

CARRIBEAN PSYCHO

Passé quelques minutes, le départ salutaire de Maïwenn et l’entrée en stase comateuse du malheureux François-Xavier Demaison, le spectateur qui n’aura pas succombé à la demi-douzaine d’AVC provoqués par une série de vannes à base de flatuosités aquatiques pourra faire une découverte stupéfiante. Car les braves, qui s’accrocheront à leur siège comme le malaise à la carrière d’Onteniente, prendront soudain conscience que la lente mais inexorable invasion des profanateurs de sépulture a bien lieu au sein du petit monde de la comédie hexagonale.

On ne saurait dire ce qui nous a mis la puce à l’oreille. Est-ce le débit mécanique d’un Franck Dubosc singeant Johnny, ou les répliques collées dans la bouche de Josiane Balasko, embarrassante nympho de paillotte échappée d’une relecture de La Petite Sirène signée Max Pecas ? Ou alors faut-il chercher du côté de l’acte sacrificiel de Mister V, qui a manifestement décidé de faire de son existence un gigantesque thermomètre à nanar ? Nul ne le sait.

 

photoUne certaine idée de la gêne 

 

Tous ces personnages et comédiens sont faux, dévitalisés, au point que même les plus pitoyables sorties misogynhomophobistes (à ce niveau-là, on est tenu au néologisme) glissent, comme rendues inoffensives par la nullité cosmique de l’ensemble. Seule demeure la certitude un peu dégoûtante que, ce que ce film jamais drôle déteste par-dessus tout, c’est son public. Il lui tend un miroir confit de mépris, lui moissonnant le portefeuille en échange d’un produit pensé aux airs de doigt d’honneur gangréné.

 

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Résumé

Un film qui semble vouloir du mal au spectateur, tant il s'efforce d'établir de nouveaux standards en matière de nullité.

commentaires

Darky80
26/02/2019 à 00:05

Tellement mauvais qu'a la séance où j' étais, moins de vingt personnes au passage, la moitié est sortie au bout de dix minutes. Le réalisateur devrait avoir honte d'avoir réalisé une merde pareille. Suis resté jusqu'au bout d1 part à cause du prix du billet. Gaumont rennes 11€80 et de 2 pour voir jusque ou on pouvait aller dans la débilité et la niaiserie. Un film degueulasse dans la même veine qu'alad2 et la tour Montparnasse 1&2.

Tommy
22/02/2019 à 10:30

Une authentique Merde Moyenâgeuse.... Un numéro spécial du joueur du Grenier serai comme une chimiothérapie sur un cancer pour debunker se tampon usager au Plutonium 237

Didier
20/02/2019 à 11:35

Je me suis endormi après 10 mn

Frank Rouyer
19/02/2019 à 18:21

Affligeant, consternant, vulgaire et honteux. N’y allez pas, c’est une honte cinématographique ????????

Lilou
18/02/2019 à 07:52

Nul

Thierry
18/02/2019 à 05:51

Nul à chier.. Grosse escroquerie..

Laurette26
17/02/2019 à 23:13

J’y suis allée sans grand espoir mais pensant quand même sourire... grosse erreur ! Le scénariste devait être parti en vacances. dés longueurs, la caractérisation est minable ce qui rend les personnages non crédibles, c’est mal joué. Heureusement que le séjour des protagonistes ne dure qu’une semaine.
Les réalisateurs ont cru faire un coup facile pour prendre de l’argent en flirtant sur les succès de Camping et les Bronzes mais la salle était petite et déjà presque vide...
je ne comprends pas qui personne n’ait tiré la sonnette d’alerte en voyant le résultat
Quel manque de respect, une honte !

Nounours
17/02/2019 à 22:08

Des films nuls j'en ai vus mais alors celui ci décroche la palme de la nullité. A tel point que je suis partie au bout d'une heure de film ! N'y allez pas

Nico 55
17/02/2019 à 08:25

Film nul.
Scénario pourri, acteurs mauvais, gags déplorables, on a touché le fond !!

Dany
17/02/2019 à 00:58

Le film est très long j’ai failli m’endormir très rapidement !!
aucune action !!!
rien ne va!!!
je me demande si Le réalisateur a regarder le films !!
C’est un film de merde

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