Critique : Naissance des pieuvres

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12 août 2007 - Lucile Bellan

De ces histoires adolescentes, de découverte du corps et du sexe, on pense toujours avoir tout vu, en bien ou en mal d'ailleurs. Si certains films préfèrent s'enticher d'un personnage de type particulier pour mieux en faire le tour, ici, la tendance est au regroupement avec la petite grosse frustrée et marrante (Anne), la vamp précoce (Floriane) et celle qui représente tout le monde, le juste milieu personnifié (Marie). Mais il ne s'agit pas pourtant d'un film de bande à l'instar de l'amusant Mes copines. En effet la grosse ne croise jamais le chemin de la vamp et seule la fade fait office de passerelle entre les deux souffrances.

 

Car c'est bien d'un film de souffrances dont on parle. Le parcours d'Anne reste d'un prévisible à faire pleurer et tombe même dans la vulgarité la plus agressive vers la fin. En fait il apparaît très vite que la réalisatrice nourrit une sorte de plaisir malsain à reluquer Floriane, l'allumeuse. Et elle confie d'ailleurs avoir voulu parler du « calvaire des belles filles ». Une jeune femme trop Lila dit ça, qui perd très vite son intérêt à partir du moment où on comprend que tout le personnage est basé sur une moue agaçante et des déhanchements suggestifs.

 

Comme tous ces films à concept sur l'adolescence, voir The great ectasy of Robert Carmichael, Naissance des pieuvres nous gratifie d'une magnifique pseudo scène choc gratuite autant que vaine de dépucelage entre filles. Froide et vulgaire, une bonne synthèse d'un long-métrage antipathique et anecdotique.

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