The King : Eternal Monarch - Netflix plonge dans un univers parallèle fantastique et romantique

Mathias Penguilly | 18 juin 2020 - MAJ : 18/06/2020 18:41
Mathias Penguilly | 18 juin 2020 - MAJ : 18/06/2020 18:41

Malgré une réception médiocre en Corée, ce drame fantastique a été bien reçu dans les pays voisins. À quoi peut-on s'attendre pour son arrivée sur Netflix chez nous ?

L'histoire de la surprenante nouveauté Netflix n'est pas évidente à saisir de prime abord. Un mystérieux portail perdu au milieu d'une terrifiante forêt de bambous et une flûte magique permettent de voyager entre deux réalités distinctes. La première est un Royaume de Corée imaginaire, dans lequel un jeune monarque est couronné après avoir assisté à l'assassinat de son père par son oncle, la seconde est la République de Corée (du Sud), plus ou moins telle qu'on la connait aujourd'hui.

The King : Eternal Monarch, réalisée par Kim Eun-sook, commence par un superbe générique, digne des meilleures productions HBO. Directement, on assiste au meurtre d'un empereur par son frère, puis la tentative ratée de ce dernier pour se débarrasser du jeune dauphin. En moins d'une demi-heure, on assiste à pas moins de quatre meurtres, des mains du même prince illégitime opportuniste.

 

photoUn pilote, deux réalités parallèles, deux atmosphères

 

La série prend un tout autre tournant par la suite, glissant vers une atmosphère plus colorée, plus romantique. Vingt ans plus tard, le prince Lee-Gon devenu adulte, est toujours hanté par la nuit du coup d'État attenté par son oncle et refuse de se marier. Rien de très original sur le papier, mais le mystérieux portail promet certaines surprises.

Somme toute, son pilote est assez intrigant. Le scénario se dévoile progressivement, langoureusement. Il faut s'armer de patience pour obtenir les réponses à tous ces mystères. La photographie est très sympathique même s'il lui arrive de glisser vers le kitsch ultime, renforcé par une bande originale à l'eau de rose dont on pourrait se passer. Les protagonistes, joués par Lee Min-ho, Kim Go-eun et Woo Do-hwan sont en revanche très attachants.

On vous laisse juger par vous-même avec la bande-annonce ci-dessous.

 

 

L'accueil de The King en Corée a été relativement froid, mais la série a été un franc succès ailleurs, notamment dans les pays du Sud-Est asiatique. Le public coréen a notamment critiqué l'incohérence culturelle des décors (une polémique a enflé sur le fait que le palais impérial s'inspire de l'architecture japonaise avec lequel la Corée a une rivalité historique). 

Si regarder une série longue de 16 épisodes en version originale coréenne ne vous dérange pas, The King vaut certainement le coup d'oeil. En France, la série est disponible sur Netflix depuis ce 18 juin 2020.

 

photoLee Min-Ho, preux monarque sur son fidèle destrier

commentaires

Nhung TRIEU
21/06/2020 à 16:51

Trop cool!

Netflix devrait mettre plus de film avec des acteurs/actrices coréens préférés en ce moment comme Ji Jînhee, Huyn Bin, Son Ye-jin, etc.

RiffRaff
19/06/2020 à 10:29

Pourquoi ce matraquage ?
Avec le débarquement de concurrents, Netflix veut montrer qu'il est le premier producteur de contenu exclusif. Ça permet de garder ses clients et d'assurer sa position de leader, surtout vis à vis de Disney+ et HBO max qui sont un peu à la peine niveau nouveautés.

M1pats
18/06/2020 à 18:18

Un article sur le pourquoi de ce matraquage de productions netflix et ce qu ils cherchent avec ça serait pas de refus, car je ne comprend rien à leur délire ^^

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