Walking Dead S8E9 : un retour tout ouin-ouin pour la plus mauvaise série de tous les temps

Simon Riaux | 27 février 2018 - MAJ : 09/03/2021 15:58
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Comme une mauvaise poussée d’herpès, Walking Dead revient, avec ses héros plus proches de la dissolution que jamais.

ATTENTION SPOILERS !

 

PhotoUn visuel qu'on imagine réalisé sans Photoshop

 

A MORT LA MORT 

L’heure est grave, malgré des forces incroyables lancées dans la bataille, malgré une violence sans précédent de ses troupes, l’alliance formée par Rick est loin de voir la guerre s’achever en sa faveur. C’est même à un coup terrible que fait face notre héros, puisque sa principale raison de vivre, son fils, vient d’être mordue.

Autant dire que le premier plan de cette mi-saison annonce la couleur : le département maquillage a décidé de donner tout ce qu’il a et de badigeonner ce brave Andrew Lincoln de gouttes pour les yeux, histoire de nous faire croire au chagrin dévorant qui s’empare de lui. Les circonstances étant ce qu’elles sont, on se gardera de relever qu’il ressemble bien plus à un alpaga en plein choc allergique qu’à un père éploré.

 

PhotoRick est vraiment très colère

 

Ce début d’épisode est une nouvelle occasion pour les scénaristes de nous montrer combien ils savent faire semblant de raconter une histoire. Non seulement nous avons droit à un nouveau flash-back issu de la dimension gogole, où Rick en mode Père Noël dirige une communauté de post-hippies shootés au carambar, mais il nous faut suivre une tripotée de flash-backs basés sur Carl. On retrouve alors le jeune infecté (Chandler Riggs) tentant de faire la paix avec le monde pourri dans lequel l'a enfermé son agent il y a près de 10 ans.

 

BANDE AVEC LES MOUS

De son côté, Morgan découvre que les méchants ont mis au point un plan diaboliquement nul. Ils vont s’échapper du QG de Negan… en tirant sur les zombies. Le concept, révolutionnaire, leur permet de s’enfuir sans bobo. C’est le premier épisode de la mi-saison, nous sommes donc très indulgents, et nous nous garderons bien de relever que même chez Oui-Oui, un développement scénaristique de ce type serait de nature à provoquer une rupture d’anévrisme au sein du lectorat.

De son côté, Carol (Melissa McBride) tente une nouvelle fois de s’enfuir de la plus mauvaise série de son époque, en se lançant dans une action qui devrait provoquer sa mort, à savoir libérer Ezekiel, l’homme dont l’apocalypse zombie a volé le charisme, et le tigre numérique tout pété.

 

PhotoCarl, le poissard de la semaine

 

Pendant ce temps, Rick est tout triste que son fils sue du sang et n’ai pas fini d’achever sa correspondance, et préféré planquer un survivant générique dans les égouts, ce qui n’est franchement pas très hygiénique.

Alors que Morgan et Carol se disent que finalement, quitte à mettre la suspension d’incrédulité du public en péril, autant le faire à deux, Carl explique à son papa que sauver les gens, parfois c’est bien. Andrew Lincoln, passe alors en mode cocker sous xanax, un de ses plus vieux tours, qu’il aura probablement affiné pendant le tournage de The Walking Dead Saison 8, regardant en boucle L'Incroyable voyage entre les prises.

Parallèlement, Dwight essaie de convaincre les survivants planqués dans les sous-terrains de ne pas s’enfuir à la surface en criant, sous les balles des Sauveurs. Une opinion qui irait de soi, si les scénaristes n’avaient pas décidé d’amputer du cerveau tous les protagonistes de la série pendant leur pause annuelle.

 

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PhotoRick/L'Incroyable Voyage, un parallèle évident ?

 

INTERLUDE EXPRESSO

À cet instant, le rédacteur de cet article se lève, souffle profondément, et va boire un café, parce que quand même. Le café est excellent. À son retour, Carol et Morgan sont en train de tuer des Sauveurs manifestement peu regardants sur le concept d’espérance de vie. Carol signale à Morgan que quand même, elle le trouve bien violent, à tuer les méchants comme ça, elle ne reconnaît pas son gars sûr.

Dans les égouts, Michonne (Danai Gurira) pleure, c’est qu’elle se dit sans doute que même si Black Panther était bien pourri, elle pouvait au moins tourner devant un fond vert et avoir grave la classe sur les tapis rouges du monde entier, plutôt que d’être moquée dans tous les comptes-rendus en GIF de Walking Dead. La vie, la pute.

 

LA MORT LEUR IRAIT SI BIEN

Nous retrouvons Rick, les paupières plus rouges qu’un rectum de babouin, toujours obsédé par ses visions de la dimension gogol, dans laquelle même Eugene (Josh McDermitt) est gentil, mange des légumes, et parle bien aux enfants. Là comme ça, on se dit que les auteurs vont lui refiler la blondinette qui lui colle au train depuis quelques épisodes, ce qui constituerait une manière terriblement lâche de le garder dans son jus de paternel, tout en se débarrassant d’un jeune comédien au charisme de mouchoir usagé. Comme pour le confirmer, Carl offre le chapeau tout moche qu’il trimballe depuis des années à l’horrible blondinette.

 

PhotoLa dimension gogol dans toute sa splendeur

 

Pour éviter que ce chapitre lénifiant ne s’achève au bout de 30 minutes, tous les héros viennent faire la bise à Carl, avant qu’il ne quitte la grande troupe de saltimbanques dépressifs. Ça ne sert à rien, mais ça permet encore au moins une coupure pub, et ça n’a pas de prix.

Chez Ezekiel, les Sauveurs commencent à stresser un peu, leurs rangs ayant été dévastés par deux quarantenaires en goguettes. Pas de bol, Morgan et Killer Carol ont les producteurs dans leur camp, qui ont décidé de leur offrir un don de téléportation. Ainsi, les personnages se téléportent – littéralement – dans le décor, pour mieux massacrer leurs ennemis.

Heureusement que nous avons droit à une petite scène d’éventration avec dénoyautage de tripes, dont la hargne évite à l’ensemble de trop ressembler à une parodie de La Septième compagnie au clair de lune. Sous terre, les personnages ont manifestement oublié que Carl va se transformer en cadavre cannibal, et se foutent un peu qu’il souffre le martyr à cause d’une fièvre démente, préférant lui mouiller le front avec des slips sales et lui répéter que franchement, c’est quand même pas de bol. C’est un concept.

 

PhotoLe planter du bâton

 

PLUS JAMAIS ÇA

Walking Dead est peut-être un truc encore plus ennuyeux que la mort par absorption de pec-citron, n’empêche, les gars sont pas chiens et donnent plein de texte à Carl et au factotum tout mou de Negan (Jeffrey Dean Morgan) que va tuer Morgan (oupas). On s’en fiche bien sûr, et c’est extrêmement mal écrit, mais au moins, ils auront la chance de partir avec un joli cachet, et ça c’est vraiment très cool.

Le budget maquillage étant sans doute plus limité qu’on ne le croit, Morgan décide de ne pas zigouiller son ennemi aux cheveux gras tout de suite, tandis que Carl remercie son père d’avoir si bien pris soin de lui (et avec quel succès hein !). Quant à Henry, le petit garçon protégé de Morgan que tout le monde a oublié, il plante son gros bâton au fond de la gorge du tortionnaire d’Ezekiel. Oui, on s’en fout.

Nous découvrons avec sidération LE TWIST DE LA SAISON, les visions de la dimension flash-gogol n’étaient pas le fait de Rick, mais bien du cerveau malade de Carl. On comprend enfin pourquoi les scénaristes ont jugé bon d’en finir avec ce reliquat de capote trouée, qui fait rien que de rêver de trucs nuls et flous.

 

PhotoLa vie la pute

 

L’épisode se traîne depuis 51 minutes, et logiquement, devrait s’achever prochainement, afin de permettre à l’auteur de ces lignes d’aller chercher un autre café. Bien sûr, on ne s’attendait pas à ce qu’après des années de néant narratif, d’errance artistique et de sous-jeu embarrassantThe Walking Dead se transforme en bonne série. Mais bon. On pouvait néanmoins exiger légitimement du show d’AMC qu’il s’élève un peu au-dessus du niveau d’un chapitre de Dynastie shooté par orangs-outans sniffeurs de colle.

Puisqu’il est manifestement le dernier personnage doté d’hémisphère cérébraux (SPOILER : plus pour longtemps) Carl explique à Michonne et Rick que bah, pour leur éviter un trauma de plus, il serait quand même plus malin qu’il se fasse exploser le crâne lui-même. Tout cela se déroule face au vitrail brisé d’une église en ruine, des fois que vous ayez oublié votre petit catéchisme.

N’en n’ayant plus rien à carrer des Sauveurs (ou de la cohérence de l’ensemble) Rick enterre son fils pépouze, tandis qu’un message subliminal issu de la dimension crado-gogol lui indique que dans une dimension parallèle, Negan est devenu gentil. Et sinon, des zombies ? Ah non ? Ah bah merci quand même.

 

PhotoBientôt les meilleurs amis du monde ?

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commentaires lecteurs votre commentaire !
efzez
11/04/2018 à 11:11

faites-comme moi, ouvrez les yeux les copains, tout ce qui tourne autour de cette série est catastrophique...

jimjim
02/03/2018 à 12:02

je l'attendais cette réponse... Au moins, on n'est pas déçu ! Sérieusement, WD a des soucis de narration, d'écritures et de mise en scène dans cette saison, mais jeter toute la série à la poubelle est surtout la preuve d'une mauvaise foi impardonnable pour des critiques...
Un travers récurrent chez Ecran large, super donneur de leçon... et qui se trompe bien souvent... Un peu plus de recul éviterait bien des commentaires bien faciles !

Clda
01/03/2018 à 21:21

Bande d'enfoirés, j'ai juste lu le premier paragraphe et c'est vrai qu'il ressemble à un alpaga en plein choc allergique...Je ne pourrais plus regarder l'épisode.

Lamallergique
01/03/2018 à 19:46

MERCI BLOP

Simon Riaux - Rédaction
01/03/2018 à 13:22

@jimjim

Du coup, comme c'est écrit, ça n'a pas dû vous faire trop mal aux oreilles.

jimjim
28/02/2018 à 19:50

La plus mauvaise série de tous les temps ! C'est sûr, il vaut mieux entendre ça qu'être sourd ! Pitoyable !

Kappa
28/02/2018 à 17:52

@Dwight

Et moi je pense que tu devrais ouvrir les yeux, ils ont parlé d'American Horror Story et Flash par le passé, et de plein d'autres trucs.
Vivement qu'on voit de petits rageux comme toi, commenter et discuter sous un dossier consacré à une série type Leftovers, Mindhunter ou Calls

Dwight
28/02/2018 à 17:48

Je penser que ecranlarge avait arrêter de regarder la serie vu que vous aimez pas alors pourquoi vous continuer à regarder pour faire des articles aussi ridicule alors qu il y a un tas d autre serie ou vous n en parler jamais ( flash arrow gotham américain horror story et j en passe ) il n y a pas que Netflix dans la vie

Negan
28/02/2018 à 15:35

Quelle épisode la mort de Carl était tout simplement exceptionnelle avec un jeu des acteurs tout simplement remarquable et je suis tout à fait d accord avec RIP Carl écran large et leur critique font vraiment rire sur melty ou autre c es que du positif .c es facile de critiquer Walking Dead mai ayez au moin de vrai argument sur ceux ciao les looser

Blop
28/02/2018 à 08:48

Bien sûr cette critique est avant tout un bon gros troll. Mais ça fait quand même pas très pro. Ou alors il est acquis que Ecran Large est un site à vocation humoristique sur fond de cinéma et série TV. Il y a tout de même une frange de votre lectorat qui recherche autre chose que des vannes nazes, du people ou des articles dont le titre aguicheur comment par "ENFIN".

Après on peut se payer un fantaisie de temps à autre, le soucis étant surtout ici que ce n'est pas drôle. Le texte ayant l'air d'avoir été écrit par un chimpanzé surexcité en pleine cuite de redbull avec le talent d'écriture d'un balai à chiottes, le cerveau flétrit comme le cul d'une souris sous Xanax (ah ouai, en fait c'est pas compliqué de pondre des phrases pourries random en mode Kamoulox).

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