Fear the Walking Dead Saison 1 Episode 6 : tout sur le sanglant final

Jacques-Henry Poucave | 5 octobre 2015
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Alors que la série s’embourbait entre ses incohérences, un budget qui ne lui permettant pas de traiter son sujet et des personnages amorphes, on espérait que son season finale forcerait un peu le destin. Et en effet, Fear the Walking Dead y corrige (en partie) ses énormes défauts.

 

BANQUET FINAL

On se sera assez plaint de la lenteur du show et de son surplace embarrassant pour apprécier qu’enfin l’action s’emballe un peu. Nous avons droit à des kilos de zombie, à de la fusillade, à des morts plein l’écran et même un peu de gore. A nouveau la série démontre que sitôt qu’il s’y passe quelque chose, la mise en scène est capable de nous offrir de très belles séquences, souvent beaucoup plus efficaces que leur équivalent dans Walking Dead.

Ainsi, la fuite de Strand et Nick révèle quelques fabuleux passages, notamment une scène où le duo fait face à l’inexorable progression d’une colonne de zomblards. Tendu, bourré de suspense et crépusculaire, l’épisode nous en donne vraiment pour notre argent.

 

ONE NIGHT STRAND

On l’avait découvert la semaine dernière et on espérait qu’il tiendrait ses promesses. Bonne nouvelle, Strand est un ajout de choix dans Fear the Walking Dead. Plus dynamique et grandiloquent que les autres protagonistes, il amène avec lui une dimension imprévisible qui chamboule finalement ce groupe de survivants trop sages.

Toujours entre l’excitation et le désespoir, il déploie un cynisme qui donne à cette triste troupe du relief et du caractère. Une excellente nouvelle donc, qui devrait permettre de seconder efficacement Nick, qui était jusqu’à présent le seul à électriser le récit. Ainsi, on se félicite de le voir lors du finale proposer à nos héros une destination inattendue, qui pourrait changer un peu la direction d’une narration beaucoup trop balisée.

 

ALERTE AUX GOGOLS

On se demande parfois si Fear the Walking Dead n’est pas une version putrescente de Dumb & Dumber. Si ce season finale a le mérite de se montrer efficace, les aberrations mentales qui gouvernent le scénario atteignent des sommets invraisemblables.

Entre Travis qui se transforme en vilain badass en un quart de secondes, nos héros qui pour libérer deux des leurs décident de libérer des milliers de zombies, un militaire revanchard qui apparaît comme par magie au gré du script et deux enfants que l’on protège en les planquant sans armes dans un parking au milieu d’une attaque de zombies, c’est un peu le festival de la lobotomie.

Autre souci, si le show se décide enfin à tuer un personnage, éliminer le plus antipathique et source de potentiels conflit dans les relations entre protagonistes semble un choix extrêmement facile, uniquement placé là pour justifier un peu la transformation de Travis. Le résultat est à nouveau maladroit, voire franchement risible.

Enfin, on s’agace encore une fois d’être pris pour des abrutis. Le gros rebondissement de l’épisode précédent est ainsi purement simplement oublié, l’opération Cobalt de massacre opéré par les militaires se transformant en sorte de… sauvetage ?! Impossible de dire s’il s’agit de je-m’en-foutisme, ou d’une narration trop déficiente pour être claire.

 

DE L’ESPOIR ?

En une saison, Fear the Walking Dead aura quasiment rejoint le point de départ de sa série mère, sans véritablement traiter ce qui était son argument principal, à savoir la chute de la civilisation. Aussi imprécise que Walking Dead dans la gestion psychologique des héros et de son rythme, la série aura néanmoins marqué des points dans sa mise en scène du suspense.

Reste à espérer que les showrunners tiennent compte de ces maigres acquis et bénéficient lors de la saison 2 d’un budget plus conséquent, qui ne les enferme pas dans un décor trop limité. De même, un travail sur la structure du récit semble urgent, alors que la saison 2 contiendra le double d’épisodes de ce premier run.

A bien des égards, cette première saison rappelle celle de Walking Dead : imprécise, passant souvent à côté de son sujet, mais au potentiel extrêmement fort.

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MLOp
15/10/2015 à 10:07

Non non on a vu la même. Celle où le pilote est bien mais où ensuite ça va trop vite, ça ne prend pas le temps d'installer des perso hormis de grosses ficelles genre "je vais ramasser un collier pour ma petite soeur chérie", et ça se bouscule pour le final un brin poussif. Une affaire de goût hein, mais à mes yeux la S2 a été très bonne et m'a convaincu, car ça creuse véritablement les enjeux, et ça prend une tournure spéciale pour le genre.

Ortane
09/10/2015 à 22:41

La saison 1 de Walking dead qui passe a coté de son sujet? on a vu la meme série ou vous avez regardé une version nanar?

MLOp
07/10/2015 à 23:56

C'est effectivement aussi mauvais que la s1 de TWD... On verra si ça touche aussi des sommets en s2 (car à mes yeux TWD a eu un paquet de beaux, voire très beaux moments, et a été très loin avec des épisodes comme celui centré sur Carol et le black avec les gamines ; et niveau psychologie là aussi c'est fort intéressant et plutôt fin)

karlito
06/10/2015 à 13:13

Une bede aurait eu plus d'impact et d'ampleur...

caillou
06/10/2015 à 06:15

je croyais voir la naissance avec suspens,montée en puissance et émotions fortes de The Walking Dead, je n'ai vu jusqu'au cinquième épisode qu'une série à l'eau de rose avec Fear The walking Dead, je me suis fait dupé !

Tall
05/10/2015 à 23:49

Vous oubliez aussi les soldats qui passent l'épisode a tirer dans du grillage au lieu de shooter du zombie.

Sentenza
05/10/2015 à 17:49

Franchement cette saison est catastrophique, tous ce qui aurait du nous être montré ne la pas été faute à un budget très certainement limité et un scénario tout aussi limité. Ce dernier épisode ne sauve malheureusement pas les meubles, trop d'incohérences et de choix scenaristiques calamiteux voir risibles par moment. Rien à sauver de cette série, un grand gâchis.

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