The Mandalorian saison 2 épisode 7 : glorious basterds

Simon Riaux | 11 décembre 2020 - MAJ : 09/03/2021 15:58
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Affiche française

Enfin, The Mandalorian s’est décidé à séparer ses héros et les confronter à des enjeux dramaturgiques forts, à l’issue d’un épisode aussi riche en rebondissements que pauvre visuellement. À deux épisodes de la conclusion de sa saison 2, la série orchestrée par Jon Favreau va-t-elle faire honneur à Star Wars ? 

ATTENTION SPOILERS !

 

photoAttention spoilers !

 

LE SALAIRE DE LA PEUR DE LA FORCE 

Cet avant-dernier chapitre de la fournée 2019 est scénarisé et mis en scène par Rick Famuyiwa, réalisateur du sympathique Dope, qui a déjà officié lors de la première saison des aventures de Mando. Et manifestement il a été convié pour donner suite au chapitre The Prisonner, dont on retrouve ici une des guest stars, Bill Burr, dans le rôle de Mayfeld, ex-impérial et petite frappe pas spécialement connue pour sa bravoure ou sa finesse.

En effet, le but ultime est désormais de mettre la main sur Grogu, plus connu sous le nom de Holy Peluche, ou Baby Yoda, désormais prisonnier de l’Empire. Accompagné de Boba Fett, sa complice Fennec, Cara Dune et MayfeldMando nous embarque donc pour un nouvel épisode de casse en bande organisée, dans l’idée de récupérer les données indispensables à l’assaut prochain des troupes de Moff Gideon (Giancarlo Esposito), toujours décidé à maltraiter Grogu.

 

photo, Gina CaranoGun power

 

Et pour le coup, on ne s’attendait clairement pas à voir la série se livrer à une relecture bourrine de Sorcerer (lui-même un remake du Le Salaire de la peur). En effet, Pedro Pascal et Bill Burr se retrouvent aux commandes d’un chargement explosif et instable, pendant que des indigènes s’efforcent de faire sauter leur cargaison. En découle un récit qui se plaît à mêler les références plus ou moins appuyées au chef-d’œuvre de William Friedkin, assaisonné d’un petit côté Indiana Jones dès lors que notre protagoniste masqué doit affronter des hordes d’adversaires. 

En résulte un déluge pyrotechnique une nouvelle fois bluffant, comme pour mieux rappeler que la production Disney+ n’est jamais meilleure que quand elle laisse ses techniciens prendre les commandes en collant aux basques du compositeur Ludwig Goransson. 

 

photoComme un pet au casque

 

A SORCERER FAR FAR AWAY 

La surprise est bienvenue, et redoublée quand, arrivé à mi-parcours, l’épisode 7 change radicalement de registre, alors que Mayfeld et Mando entament l’infiltration d’une raffinerie impériale. On s’en étonne d’autant plus qu’avec 36 minutes au compteur, ce segment aurait pu, comme la série le fait trop souvent, se contenter de décliner un concept unique en forme de clin d’œil. 

L’intrigue se mue alors en partie de poker menteur, alors qu’un gradé impérial entame une discussion à fleurets mouchetés avec nos deux héros. Un exercice de style qui évoquera forcément un des meilleurs dialogues d’Inglourious Basterds aux amateurs de Tarantino. Si Rick Famuyiwa ne peut rivaliser avec sa référence, il en propose un écho éminemment ludique et plaisant 

 

photo, The Mandalorian"Rien de tel qu'une petite mousse après une bonne bataille spatiale !"

 

Admettons que la réussite de cette séquence d’interrogatoire roublard doit énormément à la suavité venimeuse de Richard Brake, compagnon de route de Rob Zombie, habitué des seconds rôles et veules et parfait en officier de l’Empire. Et comme si cela ne suffisait pas, cette cavalcade se conclut par une réjouissante échauffourée ponctuée tant de tirs de blasters que de destruction de TIE-fighters, avant d’épiloguer sur les menaces directes de Mando à Moff Gideon. 

Si The Mandalorian ne rompt pas totalement avec sa veine anecdotique (le personnage de Bill Blurr est injecté puis repoussé du récit avec une légèreté déconcertante) et qu'elle ne sait jamais comment conclure ses envolées autrement qu’à coups de deus ex machina, la série nous livre un de ses meilleurs épisodes. Ce dernier brille par son tempo soutenu ainsi que la variété de ses situations, son excellente facture, mais aussi les quelques mystères soulevés par les liens de notre héros avec l’Empire. 

Espérons que comme ce fut le cas pour la précédente, cette saison 2 nous ait gardé le meilleur pour la fin. 

Un nouvel épisode de The Mandalorian saison 2 chaque vendredi sur Disney+ depuis le 30 octobre 2020

 

Affiche française

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Trap
13/12/2020 à 19:04

L'esprit des tout premiers Star Wars de retour !!!!
Certains disent nanar, d'autre incohérence, etc.. Moi je dis bon enfant comme à l'époque des 3 premier épisodes.
Toujours essayer de chercher de la profondeur et je ne sais quoi d'autre... Cette série est juste l’essence retrouvé de mon enfance, après une multitude de daube ou l'ont essaye de se prendre au sérieux, ce que Star Wars n'est pas !
Ils ont réussi à me redonner mon regard de gosse et c'est tout ce qui compte ;) !

Roro
13/12/2020 à 12:13

Je n’avais pas aimé le précédent, mais là je dois dire excellent épisode. Les personnages prennent de l’épaisseur, le scénario se tient bien, et c’est toujours spectaculaire.
Deux points qui m’ont aussi gêné sur la fin: la nullité crasse des stormtroopers (a ce niveau ça devient du grand art) et le message final de Mando (qui aurait pu être parfait dans le genre taken: « je viens le chercher et tu vas souffrir », mais qui la fait un peu gnangnan...)

CinemaFan
13/12/2020 à 03:33

Ya beaucoup d'incohérences.. Pourquoi Mayfield ne va pas chercher les codes avec son casque ? Pourquoi ne le remet-il pas quand il pense être reconnu? Lors de l'évasion pourquoi un camion plein d'explosif est à découvert alors que le seul qui a réussi a rentrer est celui de Mando ? Si c'est le même camion, qui est le con qui l'a mis mis a découvert, ouvert les portes et laissé à l'air libre les explosifs ? Autre question.. Pourquoi les stormtrooper sont aussi nuls en tir de blaster ? Pourquoi il ne tirent pas dans les pieds des fugitifs quand il passent par la fenêtre ?... Enfin, si Mando prend la peine de contacter Moff Gideon, pourquoi c'est juste pour le prévenir qu'il aime Grogu ? C'est pas un peu trop "film de Noël" là ?? Bref cette série frôle le nanar...

R.A
12/12/2020 à 19:24

O top. Y a pas meilleur depuis the wire. Espérant avoir fait avancer le débat.

Victor
12/12/2020 à 18:32

Bill Blurr éjecté du récit pour l'instant seulement je pense, étant donné qu'il est le seul à connaître le visage de Mando

Elvis vénère
12/12/2020 à 12:00

Serie au niveau des deux premières trilogie.
Mayfeld doit détruire la base , car ils ont réussi à livrer à l empire , le minerai inflammable qu ils pourraient utiliser pour créer des armes hyper destructrice.
Donc logique

Flash
12/12/2020 à 09:14

Très bon épisode, rarement déçu avec cette série, vivement la suite.

Trucbidule
12/12/2020 à 08:12

Un truc Mayfeld se plaint que l'Empire envoie à la mort 5 000 hommes pour rien.
En revanche, il tue toute la base en hilare..

Aa
12/12/2020 à 03:43

Personne ne parle de la partie cringe où mando prévient qu'il va venir chercher grogu parce qu'il compte pour lui plus que personne ne peut l'imaginer ???

TOD
11/12/2020 à 22:48

Si on se revendique FAN de la saga (et que l'on vomit la déclinaison infinie de celle-ci comme vient de l'annoncer Disney) on ne peut factuellement que aimer cette série. Bordel je la sentais venir cette charge sonique !!! C'est respectueux du matériau d'origine et l'étend avec intelligence. Point à la ligne !

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