George Cukor

Biographie George Cukor
D’origine hongroise, sa famille destine George Cukor à la carrière de la magistrature. Mais très vite, il abandonne ses études de droit pour s’adonner au théâtre. De 1920 à 1928, il est assistant régisseur sous les auspices de Gilbert Milles, metteur en scène dans divers théâtres de Broadway. En 1926, Gatsby le Magnifique, l’adaptation du roman de Scott Fitzgerald, lui vaut son premier succès. Quand le cinéma parlant fait son apparition, la Paramount l’engage comme dialoguiste. En 1930, il signe les dialogues d’A l’ouest rien de nouveau de Lewis Milestone, une production Universal. Puis il coréalise pour la Paramount, auprès de vétérans tels que Louis Gasnier ou Cyril Gardner, plusieurs adaptations de pièces de théâtre, dont le célèbre pastiche de la famille Barrymore : The Royal family of Broadway (1930), avec l’acteur Fredric March.
George Cukor réalise son premier film en 1931, Tarnished Lady, avec Tallulah Bankhead. Puis il coréalise avec Ernst Lubitsch Une heure près de toi (1932), remake d’un des films muets de Lubitsch. En désaccord avec ce dernier, Cukor quitte la Paramount. Le film, signé seulement de Lubitsch alors que Cukor en est le directeur effectif, est nominé aux Oscars. Cukor confirme son talent de directeur d’acteurs avec Dinner at eight (1933), adaptation de la pièce de George S. Kaufman dans laquelle il dirige Jean Harlow et Wallace Beery. La même année, il réalise un grand succès commercial : Les Quatre Filles du docteur March. Cette adaptation du best-seller de Louisa May Alcott lance la mode du film romanesque à costumes. Katharine Hepburn, actrice de théâtre déjà révélée par Héritage (1932), s’y distingue en garçon manqué qui se transforme en épouse aimante. Sa réputation de directeur d’actrices lui attire alors des productions de prestige à gros budgets. Après David Copperfield (1935), autre film à costumes, Cukor tourne Sylvia Scarlett (id.). Dans un style très marivaudien, Katharine Hepburn et Cary Grant y brouillent à loisir les cartes de l’amour et du sexe. Greta Garbo est humoristique dans Le Roman de Marguerite Gautier (1937), d’après La Dame aux camélias d’Alexandre Dumas. Après quelques comédies, Cukor s’empare d’Autant en emporte le vent (1939). Mais Clark Gable lui reproche de privilégier les rôles féminins, et le réalisateur est évincé après deux semaines de tournage. Indiscrétions (1940), de nouveau joué par son couple d’acteurs fétiches, Cary Grant et Katharine Hepburn, est un succès. Cette adaptation de la pièce de Philip Barry met en scène les hésitations d’une héritière guindée, partagée entre trois hommes à la veille de son mariage. Durant les années 1940, Cukor se voit confronté à la concurrence de jeunes réalisateurs indépendants tels que Orson Welles, Billy Wilder ou John Huston. Après la Seconde Guerre mondiale, sa carrière retrouve un nouveau souffle grâce aux scénaristes Garson Kanin et Ruth Gordon. Après Hantise (1944), policier très hitchcockien, puis Madame porte la culotte (1949), une comédie avec Katharine Hepburn et Spencer Tracy, Cukor dirige Judy Holliday dans Comment l’esprit vient aux femmes (1950). En 1953, la Warner Bros lui confie le remake d’Une étoile est née réalisé en 1937 par William Wellman. Cukor découvre la couleur et le cinémascope. Dans ce film musical de près de trois heures, livrant l’envers du monde hollywoodien, Judy Garland chante, fait rire et pleurer. James Mason campe un metteur en scène alcoolique et déchu. C’est le chef d’œuvre de Cukor. My fair lady (1964), avec Audrey Hepburn, lui apporte la consécration. Cukor achève sa carrière avec Riches et Célèbres (1981).
Filmographie George Cukor
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