Metal Gear : on a classé les jeux de la saga, du pire au meilleur (et plus Solid)

JL Techer | 3 juillet 2022 - MAJ : 03/07/2022 12:06
JL Techer | 3 juillet 2022 - MAJ : 03/07/2022 12:06

Alors que le film Metal Gear Solid avec Oscar Isaac approche, on s'est dit qu'il était temps de classer les jeux de la saga.

Cinématographique, riche, dense, pompeuse, bourrée de philosophie bas de gamme et à la chronologie bordélique... Les descriptifs ne manquent pas pour qualifier la saga Metal Gear. Relevant du pur génie pour les uns, et du simple egotrip d'un créateur surcoté pour d'autres, la série mettant en vedette les Big Boss et Solid Snake ne compte pas moins d'une vingtaine de titres, allant de l'énorme blockbuster hollywoodien au produit d'exploitation low cost pour smartphone.

Née en 1987 sur MSX (un micro-ordinateur dédié au marché nippon), Metal Gear a immédiatement marqué les esprits grâce à un ton décalé, à ses scénarios toujours plus alambiqués et à la tendance de son créateur, Hideo Kojima à s'amuser des codes du jeu vidéo et du cinéma afin de créer des produits qui poussent à la réflexion quant à la nature de leur propre support. La saga semble se demander où s'arrête le cinéma et où commence le jeu vidéo. Ou être le résultat du travail d'un réalisateur de cinéma frustré qui crée des jeux vidéo par dépit, question de point de vue. 

 

Metal Gear Solid V : The Phantom Pain : photoÊtre ou ne pas être un héros charismatique

 

Donnant la part belle à l'infiltration plutôt qu'à l'action pure, et n'hésitant pas à noyer ses joueurs sous des tonnes de cinématiques interminables, la saga Metal Gear divise tout autant qu'elle fascine. Véritable chose ludique protéiforme indissociable du nom de Kojima, MGS devrait revenir bon gré mal gré sur les terres du jeu vidéo dans les années à venir, sans Kojima aux commandes (et ça fait peur). Un film est même en cours de production avec Oscar Isaac dans le rôle de Solid Snake (et ça fait encore plus peur).

En attendant la pseudo-résurrection de la série, que cela soit via le grand écran, ou à grands coups de nécromancie made in Konami, on s'est dit qu'il était grand temps de classer les épisodes de la série, du pire au meilleur. Attention : on ne prendra en compte que les opus majeurs de la série, et non pas les épisodes dispensables produits pour smartphone tels que MGS Mobile ou MGS Touch, ou la bizarrerie Metal Gear Arcade.

 

Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots : photoL'objet de toutes les tentations

 

14 - Metal Gear Acid 1 & 2

De quoi ça parle ? Metal Gear Acid débute alors qu'un mystérieux groupe paramilitaire détourne un avion avec 500 passagers à bord, parmi lesquels se trouve un sénateur très en vue. Ces vilains méchants veulent obtenir le "Pythagoras", pas un mathématicien, mais un projet de recherche secret. Le gouvernement appelle donc Solid Snake à la rescousse pour liquider tous ces facétieux anarchistes, parce qu'on ne négocie pas avec les terroristes. Et surprise : un Metal Gear est coincé dans l'équation.

Dans Metal Gear Acid 2, pendant qu'il rentre aux USA via un jet privé, Snake se fait kidnapper et doit infiltrer la base secrète de SaintLogic pour le compte du Général Wiseman. Snake doit faire équipe avec une dénommée Vénus, et découvre que SaintLogic s'est emparé d'un Metal Gear. Évidemment, il va devoir démonter tout ça, et faire en sorte que personne ne s'empare de l'arme de guerre.

 

Metal Gear Acid : photoMetal Gear Acid 2 opte pour le cel-shading

 

Pourquoi c'est nul ? Ce qui fait le sel de la saga Metal Gear, c'est, entre autres, sa façon d'aborder les scènes d'action de façon nerveuse, et savoir créer une tension permanente autour du fait de devoir rester discret à tout prix. Il faut donc faire preuve d'intelligence, et préparer ses actions en amont pour être efficace. Metal Gear Acid dynamite tout ça en proposant un gameplay bâtard entre le jeu de cartes et le tactical-RPG.

"ACID" renvoie à l'acronyme Active Command Intelligence Duel, en référence au niveau système de jeu créé pour ces deux titres PSP. Le problème principal vient de ce choix de game design, qui laisse une trop grande part au hasard. En fonction des cartes acquises, il sera possible de rouler sur le jeu, ou de rester bloqué pendant des heures dans le même niveau. Des erreurs de game design impardonnables, d'autant plus que les histoires sont très mollement mises en scène et particulièrement tirées par les cheveux, même pour du Metal Gear

Le moment à sauver : Il n'y a malheureusement pas grand-chose à sauver de ces deux opus, mais difficile de laisser échapper un petit sourire de satisfaction lorsque le Metal Gear apparaît dans toute sa splendeur, prêt à out détruire. À part ça ? Rien à signaler.

 

Metal Gear Acid : photoEn plus c'est le bordel à l'écran

 

13 - Metal Gear solid : Portable Ops

Ça parle de quoi ? Metal Gear Solid : Portable Ops se déroule six ans après les événements de MGS 3 : Snake Eater. En plein milieu des années 70, les joueurs y prennent le contrôle du Big Boss originel. Celui-ci croupit dans une cellule, mais grâce à l'aide de Roy Campbell, parvient à se libérer, et file en Amérique du Sud.

Cependant, il n'est pas question de prendre des vacances, car l'Armée Rouge avait installé des missiles sur place, et une certaine unité FOX en a pris le contrôle, menaçant la paix mondiale. Big Boss prend les choses en main, car la CIA pense qu'il est derrière tout ça et qu'en plus quelqu'un utilise à sa place le nom de l'unité FOX qu'il a lui-même créée. Surprise sur le gâteau : un Metal Gear type RAXA est dans la place, prêt à tout faire sauter.

 

Metal Gear Solid : Portable Ops : photoUn Metal Gear tout en tas de pixels moches

Pourquoi ce n'est pas terrible ? Au départ, Portable Ops était un projet qui n'avait rien à voir avec Metal Gear. Mais Konami, n'étant jamais prêt à renoncer à un coup fourré, décida de faire de ce jeu tactique plutôt orienté vers le multijoueur un rejeton de la saga MGS. Un coup de peinture Snake plus tard, voilà donc MGS : Portable Ops qui débarque sur la PSP de Sony. Mais la blague ne fait rire personne, et les fans ne sont pas dupes. 

Le passage au format portable ne réussit pas du tout à MGS : pas de jauge d'endurance, pas de quoi se soigner, ni manger, ni se camoufler, tous les acquis de MGS3 sortis deux ans plus tôt sur PS2 se sont envolés. Le titre manque clairement d'ambition. Ne parlons même pas de MGS Portable Ops Plus, qui sous couvert d'être une suite n'était en réalité qu'une simple extension toujours plus tournée vers le multijoueur.

La bonne idée à sauver : Le système de recrutement d'officiers supplémentaires pour constituer l'unité FOXHOUND est vraiment bien pensé. À mi-chemin entre Pokémon et La Grande Evasion, chaque personnage a des compétences particulières et une fiche spécifique dédiée. Pour les recruter, il faudra soit les kidnapper dans le mode story, feature qui réapparaîtra dans MGS V, ou vaincre des adversaires en ligne pour hériter des soldats ennemis vaincus.

 

Metal Gear Solid : Portable Ops : photoSnake surpris en plein matage de boule dans Portable Ops plus

 

12 - Metal Gear Solid V : Ground Zeroes

Ça parle de quoi ? Occupé à chapeauter sa Mother Base, Big Boss (Naked) Snake reçoit un appel au secours de Chico, un de ses protégés qui a disparu de la base. Il est retenu prisonnier dans un camp militaire secret à Cuba, appelé Camp Oméga, en compagnie de Paz Ortega, une espionne mêlée à l'incident Peace Walker. Bien entendu c'est un piège, mais Big Boss y va quand même, parce que c'est un héros, un vrai.

N'écoutant que son courage, et son ego surdimensionné, Big Boss s'infiltre dans le Camp Oméga, et exfiltre Chico et Paz à bord d'un hélicoptère. Mais pendant ce temps la Mother Base a été attaquée par un certain SkullFace, et a été rayée de la carte. Le corps de Paz contient une bombe, et pour éviter de tuer tout le monde à bord, elle se jette dans le vide, mais la bombe explose, l'hélico se crashe, et Big Boss sombre dans le coma. Un long sommeil qui dure neuf ans. À son réveil débutera The Phantom Pain.

 

Metal Gear Solid V : Ground Zeroes : photoKojima a vraiment un problème avec les femmes

 

Pourquoi c'est une escroquerie ? À l’instar de la mission d'introduction de MGS2, le but de MGSV : Ground Zeroes était de mettre l'eau à la bouche des fans, en attendant The Phantom Pain. Mais là où l'épisode du Tanker était offert avec Zone of The Enders, cette fois l'éditeur a décidé de taper dans le portefeuille des fans. Trop court pour être considéré comme un jeu à part entière, Konami va quand même le vendre au prix fort.

Même la promesse originale n'est pas tenue : avec une approche en monde ouvert plus libre, à la Assassin's Creed ou Hitman, Ground Zeroes aurait dû permettre aux joueurs d'accomplir leur mission de sauvetage de dizaine de manières différentes. Et pourtant il n'en est rien. Il n'y a qu'un nombre très limité de façons de remplir ses objectifs. Et la mission se complète en à peine une heure... Un scandale.

Le moment cool à garder : À la première approche de la base, l'illusion de liberté est quasi parfaite. Le champ des possibles semble très vaste, le titre laissant la possibilité de s'approcher de Camp Omega comme bon nous semble. Même si l'illusion est de courte durée, elle n'en est pas moins réjouissante, et donnait à voir le potentiel d'un Metal Gear en monde ouvert. Fantasme accompli par The Phantom Pain.

Metal Gear Solid V : Ground Zeroes : photoQuand Snake se prend pour Sam Fisher

 

11 - Metal Gear : Ghost Babel

Ça parle de quoi ? Direction le Centrafrique pour infiltrer la citadelle de Gindra, anciennement Outer Heaven, tombée aux mains d'un groupe révolutionnaire appelé GLF, créé sur les ruines de la Black Chamber. La Black Chamber est en réalité une ancienne unité d'élite secrète du gouvernement américain, que la CIA a voulu éliminer, et qui s'est retournée contre les États-Unis.

Pour couronner le tout, ils auraient mis la main sur un Metal Gear, Snake va donc devoir s'introduire dans la base, neutraliser les membres de la Black Chamber, et libérer Gindra. Au passage, il mettra à jour un complot liant la Black Chamber, le GLF et le gouvernement américain. La routine en somme.

 

Metal Gear Solid : Ghost Babel : photoUne ambiance bien glauque

 

Pourquoi c'est moins naze que ça en a l'air ? Même si Metal Gear Solid : Ghost Babel a des allures de contrat intenable, avec sa promesse de faire tourner un Metal Gear sur Game Boy Color, le fait est que Konami et Kojima ont réalisé un tour de force avec ce titre. Bien que les limitations techniques du Game Boy Color ne permettent pas de retrouver l'habillage graphique du jeu Metal Gear Solid sur PS1, les sensations sont là.

Snake peut ramper, se cacher, profiter des angles des containers pour observer ses ennemis, et même frapper sur des murs pour les distraire. Pour un titre GBC, l'animation des personnages est impressionnante, et tous les gimmicks du jeu PS1 sont là : le Codec, les twists à répétition et des bad guys marquants. Reste que le jeu est non canonique, et que l'aventure est très courte : moins de six heures.

Le moment le plus Metal Gear : Les combats contre les quatre chefs de l'escouade Black Chamber sont mémorables, Black Arts Viper, Slasher Hawk, Marionette Owl et Pyro Bison ont tout ce qu'il faut pour être des vilains dignes d'un MGS 1 ou même d'un MGS 2. Mention spéciale à Marionette Owl, dont la disparition fait écho à celle de Sniper Wolf de MGS 1, un beau moment d'émotion pour une si petite console.


Metal Gear Solid : Ghost Babel : photoRoy Campbell, toujours dans les mauvais coups

 

10 - Metal Gear 2 : snake's Revenge

Ça parle de quoi ? Trois ans après les événements du premier jeu Metal Gear, l'unité FOXHOUND, dont fait partie Snake, découvre qu'une nation du Moyen-Orient a mis les mains sur les plans de la machine Metal Gear. Snake et deux agents du gouvernement américain sont dépêchés sur place, afin de détruire toute trace de ces machines de guerre, et de mater toute rébellion.

Il s'avère en réalité que celui qui a fomenté cette révolte au Moyen-Orient n'est autre que Big Boss, que Snake croyait avoir tué lors des événements du premier Metal Gear. Big Boss a été ramené à la vie grâce à des augmentations cybernétiques, et est bien décidé à produire en masse des Metal Gear Type-2, histoire de provoquer une guerre nucléaire mondiale. Heureusement, Snake finit par éparpiller Big Boss façon puzzle et par détruire les Metal Gear.

 

Metal Gear 2 : Snake's Revenge : photoOn prend les mêmes et on recommence

 

Pourquoi c'est vieux, mais loin d'être nul ? Metal Gear 2 : Snake's Revenge est le premier jeu de la saga Metal Gear développé sans la supervision d'Hideo Kojima, alors occupé à travailler sur SD Snatcher et sur Metal Gear 2 : Solid Snake pour MSX-2. En 1990, Konami avait lancé la production de ce Snake's Revenge uniquement pour surfer sur le succès du premier opus, et à la surprise générale, cette suite a été un carton.

Bien que n'étant qu'un clone à peine déguisé de son illustre prédécesseur, ce Snake's Revenge exclusif à la NES a un charme fou. Avec un accent plus mis sur l'action, la sauce prend quand même, et il est facile de se laisser prendre au jeu. Même s'il offre un feeling plus proche d'une aventure de Rambo que de celle d'un Snake, Snake's Revenge n'a pas à rougir face à ses aînés.

Le moment le plus Kojimesque (alors qu'il n'était même pas là) : Quand le joueur se retrouve face à un Big Boss revenu d'entre les morts, en mode cyborg, la surprise est totale. Le combat opposant Snake à Big Boss est particulièrement épique, surtout lorsque le bad guy adopte sa forme finale, qui le transforme en sorte de RoboCop gonflé aux stéroïdes.

 

Metal Gear 2 : Snake's Revenge : photoSnake ressemble plus à Schwarzy qu'à Kurt Russel

 

9 - Metal Gear 

Ça parle de quoi ? Au milieu des années 90, des mercenaires prennent possession d'une forteresse militaire en Afrique du Sud, qu'ils baptisent Outer Heaven. D'après des sources secrètes de la CIA, ils y développeraient une arme de guerre inarrêtable, répondant au nom de code "Metal Gear". Décision est donc prise d'envoyer la crème de la crème à Outer Heaven pour régler ce léger problème : l'unité FOXHOUND.

Le meilleur agent de FOXHOUND, un dénommé Gray Fox, est envoyé sur place pour infiltrer la base, mais le QG perd rapidement tout contact avec lui, après que celui-ci a envoyé un ultime message "Metal Gear". FOXHOUND envoie alors une nouvelle recrue à son secours : Solid Snake. Rapidement, Snake découvre que tout n'est que faux-semblant et comprend que le grand méchant n'est autre que... le leader de FOXHOUND : Big Boss. Tout finit dans de grandes explosions, et Snake quitte la forteresse de justesse, après avoir détruit le Metal Gear.

 

Metal Gear : photoDes affrontements épiques, même en 8 bits

 

Pourquoi il est toujours aussi bon ? Metal Gear a été une anomalie dans le monde du jeu vidéo à sa sortie en 1987. Le paysage était alors saturé par des jeux d'action, le jeune Hideo Kojima a décidé de prendre le contre-pied du blockbuster facile, et de produire un jeu dans lequel il mettra tout ce qu'il aime dans le cinéma d'action et d'espionnage américain.

Sorti sur MSX-2, NES et PC, le titre a surpris les joueurs du monde entier grâce à son scénario habile, ses personnages complexes et son système de jeu qui incitait à faire preuve de discrétion plutôt de miser sur l'action brute. Metal Gear est un indispensable aujourd'hui encore, car il s'inscrit dans la chronologie officielle des événements de la saga, faisant le lien entre MGS V , Metal Gear 2 : Solid Snake et Metal Gear Solid

Le moment où Kojima commence à jouer avec le quatrième mur : Pour détruire le Metal Gear, Snake doit d'abord sauver le Dr Pettrovich, le concepteur principal du Metal Gear, et sa fille Ellen. Une fois cela fait, il se met en route vers le hangar où est entreposé le monstre de métal, guidé par la voix de Big Boss. Mais celui-ci se met à agir étrangement, et finit par dire à Snake d'abandonner la mission. Big Boss brise alors le quatrième mur, demandant au joueur d'éteindre la console de jeu. Du jamais-vu en 1987, et un moment qui fait toujours son petit effet aujourd'hui.

 

Metal Gear : photoDes tanks, des soldats et des caisses partout, tout y est déjà

 

8 - Metal Gear 2 : solid Snake

Ça parle de quoi ? Suite directe du Metal Gear de 1987, Metal Gear 2 : Solid Snake se déroule quatre ans près les événements d'Outer Heaven. Solid Snake reprend du service pour aller à Zanzibar Land, une zone de non-droit tombée aux mains d'une junte militaire, afin de délivrer le Dr Kio Marv, un brillant chercheur qui a créé l'OILIX, une source d'énergie capable de remplacer les hydrocarbures. Snake découvre rapidement que Big Boss, qu'il croyait mort à Outer Heaven est responsable du bazar à Zanzibar.

Le Dr Pettrovich, le créateur du Metal Gear est de la partie, lui aussi prisonnier de Big Boss, et Snake rencontre même Gray Fox, qu'il pensait mort et enterré, qui s'est rangé du côté de Big Boss, le "Mercenaire Légendaire". Le mercenaire souhaite créer un monde ravagé par les conflits armés, un monde où les soldats comme Snake et lui-même auraient toujours leur place. Snake finit par affronter Gray Fox, détruit le Metal Gear et tue Big Boss (encore).

 

Metal Gear 2 : Solid Snake : photoLe visage de Big Boss ne sera pas inconnu des fans

 

Pourquoi il reste super cool ? Metal Gear 2 : Solid Snake est le véritable acte de naissance de la mythologie autour de Solid Snake et de Big Boss. Gray Fox, Roy Campbell, Big Boss, tous ces personnages iconiques de la saga MGS ont pris leur envol avec MG2 Solid Snake. Les termes "Tactical Espionage Game" apparaissent pour la première fois sur la jaquette du jeu, et deviendront le credo de la saga. Un slogan qui en dit long sur la volonté de son créateur : l'action ne fait pas partie de l'équation, la discrétion et la planification sont les clés de la réussite.

C'est aussi le jeu où les obsessions et le style outrancier de Kojima commencent à se percevoir clairement : les héros sont très bavards, les dialogues via Codec sont parfois sans fin, les références au cinéma omniprésentes, et les twists sont plus nombreux que dans toute la carrière de M. Night Shyamalan. MG2 Solid Snake est une pièce majeure de ludographie de Kojima, et un prologue brillant à Metal Gear Solid.

Le moment qui fait pleurer les fans : La révélation de l'identité de celui qui donnait des tuyaux à Snake via Codec fait toujours son petit effet. Il s'agissait de Gray Fox, ancien meilleur soldat de l'unité FOXHOUND au destin tragique, rangé aux côtés de Big Boss, mais bien décidé à donner un coup de main à son vieux pote Snake. Kojima en plein dans ses grandes œuvres, avec révélation improbable, et résurrection inattendue au passage.

 

Metal Gear 2 : Solid Snake : photoComme une impression de déjà-vu

 

7 - Metal Gear Rising : Revengeance

Ça parle de quoi ? Après les événements de Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots, Raiden fait désormais partie d'un groupe paramilitaire nommé "Maverick Security Consulting" (rien à voir avec Top Gun). Grâce à son nouvel accoutrement de ninja cyborg, il sillonne le globe pour tenter de juguler les coups d'État et autres tentatives de putschs de la part de groupes militarisés équipés de robots en tout genre.

Alors qu'il devait escorter le Premier ministre d'une nation africaine, Raiden se fait botter le train par un cyborg du nom de Sam Rodriguez, qui en profite pour tuer le Premier ministre. Ce qui a le don de rendre Raiden vraiment furax. Du coup, quand il apprend que Rodriguez a pris la tête d'un groupe terroriste qui souhaite renverser le gouvernement d'une nation du Moyen-Orient, Raiden y va avec la lame entre les dents pour obtenir sa vengeance. Spoiler : il découpe tout le monde en rondelles et finit par gagner. 

 

Metal Gear Rising : Revengeance : photoMode Boucherie-Charcuterie enclenché

 

Pourquoi il est aussi bon qu'il est décérébré ? Puisque le public avait adoré détester Raiden dans Metal Gear Solid 2, alors Hideo Kojima a décidé d'en faire le héros de Metal Gear Rising : Revengeance, un spin-off non canon. Si le projet était au départ développé en interne chez Konami, Kojima a préféré faire appel à ses petits amis de Platinum Games (Bayonetta, Vanquish), les spécialistes de la baston nerveuse en 3D.

Une grande idée, car jamais les termes "hack'n'slash" n'auront aussi bien collé à un jeu. La jaquette affiche même fièrement le slogan "Lightning Bolt Action" en lieu et place du traditionnel "Tactical Espionage Action". Le but du titre est on ne peut plus simple : avancer, traquer tous les ennemis, et les débiter en morceaux grâce au sabre laser de Raiden. En résulte un joyeux foutoir d'une exubérance rare, loin des prétentions philosophico-cinématographiques du reste de la saga, mais totalement jubilatoire grâce à son système de découpe libre au sabre.

Le moment le plus badass : Raiden est capable de trancher tout et n'importe quoi avec son sabre, de la pastèque au robot géant. Et les appareils volants font partie de la liste. Aussi quand il subit une attaque de missiles de la part d'un hélicoptère, il se met à bondir de missile en missile pour se rapprocher de l'appareil, qu'il découpe comme du beurre. Aussi débile que jouissif, un grand moment.

 

Metal Gear Rising : Revengeance : photo"Tu l'as vu mon gros argument ?"

 

6 - METAL GEAR SOLID 4 : guns of the patriots

Ça parle de quoi ? Cinq ans après le fameux incident de Manhattan raconté dans MGS 2, les systèmes politiques sont plus fragiles que jamais, et le monde est désormais saturé de SMP (sociétés militaires privées). Les guerres et les bénéfices qui en découlent sont dorénavant gérés par le Système, une intelligence artificielle dérivée des Patriotes, qui contrôle des millions de soldats grâce à des nanotechnologies. À la tête du réseau des cinq plus grosses SMP, Liquid Ocelot tente de prendre le contrôle du Système, ce qui lui permettrait de diriger le monde.

La seule personne capable de l'arrêter est Solid Snake, mais celui-ci est presque mourant et atteint du virus Foxdie, qui fait de lui une arme biologique ambulante. Il part au Moyen-Orient pour mettre un terme à toute cette histoire. Grâce à l'aide de Raiden, Snake parvient à empêcher le lancement d'un missile nucléaire sur les USA. S'en suit un duel contre Ocelot. Snake le tue de justesse. La scène de fin laisse Snake à genoux sur la tombe de Big Boss, un révolver à la main. Un coup de feu retentit, tout est terminé.

 

Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots : photoIl est beaucoup trop vieux pour ces conneries

 

Pourquoi il est mieux que ce qu'on dit ? Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots est un jeu dépassé par ses propres enjeux. Kojima Productions devait mettre un point final à l'histoire de Solid Snake. Comme la mission de Snake dans MGS 4, cette mission était impossible pour Kojima. Tant en termes narratifs que de gameplay, MGS 4 se retrouvait coincé entre l'envie d'aller vers l'avenir, et le poids de l'héritage d'un MGS 3 magistral.

MGS 4 a poussé la PS3 dans ses retranchements, mais a aussi poussé tous les potards du style Kojima à fond. Jamais Metal Gear n'a été aussi bavard et lourd, et paradoxalement, il n'a jamais été aussi grandiose, avec une narration passionnante. Très décrié à sa sortie pour ses partis pris radicaux, il mérite un regard plus compassionnel, car il s'agit là du véritable testament de Solid Snake signé par un Kojima à bout de forces.

Le moment inoubliable : Comment ne pas verser une larme lors de l'ultime adieu de Snake à The Boss ? Lors d'un long monologue très méta, un Snake usé explique pourquoi son destin n'a été bâti que sur la mort, et qu'il est fatigué de tout ça. Sa seule solution pour mettre fin à cela est sa propre disparition. Un discours à mettre en parallèle avec les sentiments partagés de Kojima par rapport à son œuvre, un artiste à bout, qui cherchait désespérément à couper le cordon qui le liait à sa création et à tourner la page MGS.

 

Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots : photoUn second round face à Vamp

 

5 - Metal Gear Solid : Peace Walker

Ça parle de quoi ? Metal Gear Solid : Peace Walker fait suite à Snake Eater, et débute en 1974, alors que Naked Snake, désormais héritier du titre de Big Boss, est à la tête de son unité spéciale baptisée Militaires Sans Frontières (en français dans le texte). Le Costa Rica fait appel à ses services, car un groupuscule d'indépendantistes armés souhaite faire passer des ogives nucléaires sur leur territoire national, et déclencher un incident militaire international majeur.

Snake s'installe sur une base off-shore qui sera la première Mother Base, rencontre Paz Ortega et le jeune Chico. Il révèle l'implication de la CIA dans l'affaire Peace Walker, qui est en réalité une machine de guerre équipée d'une IA calquée sur la conscience de The Boss, l'ancien mentor de Snake. Après une tonne de rebondissements, l'IA de The Boss précipite le Peace Walker au fond d'un lac, Paz tente de s'emparer d'un nouveau Metal Gear, mais échoue, et Snake décide de créer une nouvelle nation baptisée Outer Heaven.

 

Metal Gear Solid : Peace Walker : photoUne bien belle bête

 

Pourquoi il mérite plus de reconnaissance ? Hideo Kojima a longtemps présenté Peace Walker comme étant le véritable MGS 5, et il est essentiel d'avoir joué à cet opus pour comprendre tous les tenants et aboutissants de MGS Ground Zeroes et The Phantom Pain. Après les quelques errances de MGS 4, Peace Walker offre un retour aux sources, tout en réussissant à faire évoluer la formule MGS. Kojima est allé chercher des éléments de game design chez Monster Hunter, pour produire un système multijoueur unique, et a levé le pied sur les cinématiques à outrance.

Il s'agit sans aucun doute de l'épisode qui pose le plus de questions sur la nécessité de la guerre et sur la spirale de violence qu'elle provoque. Grâce à des cinématiques aux allures de comic books, magnifiquement illustrées par Ashley Wood, le titre est porté par un rythme plus posé que ce que propose le reste de la série. Un opus hors norme, avec un Kojima sur la retenue, chose suffisamment rare pour être soulignée. 

Le moment qui rend accro : Calqué sur le modèle de Portable Ops, le recrutement de forces armées est au centre du gameplay. Plus l'armée de Snake s'accroît, et plus la Mother Base s'agrandit. Dès que le premier cap de recrutement est passé, et qu'une zone supplémentaire est débloquée, c'est l'engrenage : il en faut toujours plus. À partir de ce moment, c'est fichu : impossible de lâcher la PSP.

 

Metal Gear Solid : Peace Walker : photoUn mode multi qui réserve de grands moments

 

4 - METAL GEAR SOLID V : the phantom pain

Ça parle de quoi ? Metal Gear Solid V : The Phantom Pain fait directement suite à Ground Zeroes. Big Boss se réveille de neuf ans de coma, en 1984. Tout le monde le pensait mort, et il est bien décidé à rappeler qu'il faut faire avec son retour sur la scène militaire internationale. Et surtout, il est déterminé à imposer au monde sa propre idée de ce que sont l'ordre et la justice. Le héros compte établir une base militaire qui serait une nation à part entière, avec laquelle les autres pays devraient négocier. 

Pour ce faire, il va devoir constituer sa base de A à Z, en faisant gonfler ses effectifs en recrutant des soldats ennemis. De mission en mission, ce n'est pas à la réussite grandiose de Big Boss à laquelle le joueur assiste, mais plutôt à sa descente aux enfers, car pour réaliser son rêve d'unité, le héros va devoir se salir les mains, jusqu'à devenir un monstre aux yeux du monde. Monstre que les USA ordonneront à Solid Snake d'éliminer dans le Metal Gear de 1985...

 

The Phantom PainTout cramer et repartir sur des bases saines

 

Pourquoi il a été une révolution arrivée trop tard ? MGS V The Phantom Pain est le premier jeu en monde ouvert de la série MGS. Un pari risqué, car le modèle historique de la saga, avec une narration assez resserrée, voire en ligne droite, semblait impossible à concilier avec l'idée d'un open-world. Pourtant, le pari a été tenu, et les mécaniques de gameplay, pour beaucoup reprises de l'épisode Peace Walker, fonctionnent à merveille.

MGS V est l'anti-MGS 4. Là où MGS 4 misait beaucoup sur sa narration, The Phantom Pain mise tout sur son gameplay. Ce retour à la matière ludique est réussi : rarement un Metal Gear aura été aussi plaisant à jouer. Mais c'est aussi un jeu cassé, qui dans sa dernière partie bâcle sa fin comme un pied de nez fait au joueur. Et pour cause : Kojima avait alors quitté le navire et les équipes de Konami ont dû terminer le projet sans lui.

Le moment le plus tragique : En plein milieu du jeu, Ocelot avertit Big Boss qu'un virus inconnu se propage sur la Mother Base, qui pourrait toucher tous les soldats recrutés jusqu'alors. La base est à l'arrêt, et il faut impérativement trouver une solution. Pour savoir qui placer en quarantaine, il faudra examiner le dossier de chaque recrue. Un travail exténuant, mais seule solution pour éviter de condamner à mort toute la base. Une mission à l'ambiance lourde, digne d'un Spec-Ops : The Line, qui voit Snake avoir un pouvoir de vie ou de mort sur ses soldats.

 

Metal Gear Solid V : The Phantom Pain : photoSnake's Anatomy, bientôt sur vos écrans

 

3 - METAL GEAR SOLID 2 : sons of liberty

Ça parle de quoi ? Solid Snake a réussi à se débarrasser du Metal Gear de Shadow Moses, mais ce n'était que le début des ennuis. Otacon et lui continuent à traquer Ocelot et à lutter contre la prolifération des Metal Gear. Snake apprend qu'un nouveau Metal Gear est transporté en direction des USA via un tanker et décide d'aller s'en mêler. Il parvient à couler le tanker, mais Ocelot prend la fuit avec un Metal Gear amphibie, et Snake est laissé pour mort. Le naufrage du bateau aurait provoqué une catastrophe écologique, dont Snake est tenu pour responsable.

Deux ans plus tard, l'usine de décontamination des eaux Big Shell est prise d'assaut par des terroristes connus sous le nom de "Sons of Liberty", dont le leader est Solidus Snake, le troisième clone de Big Boss (après Solid et Liquid Snake). Raiden, membre de FOXHOUND, est envoyé sur place pour les éliminer. Solid Snake est sur place et s'associe à Raiden pour venir à bout des mercenaires. Rien ne se passe comme prévu, et Liquid Snake parvient à faire se crasher l'Arsenal Gear sur Manhattan, provoquant un gigantesque chaos mondial.


Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty : photoQuel poseur ce Raiden

 

Pourquoi il est l'un des meilleurs ? Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty est le jeu pour lequel Kojima a eu les coudées franches de A à Z, et ça se sent. Le titre est totalement outrancier, le créateur s'amuse à briser allègrement le quatrième mur, joue avec les envies et les attentes des joueurs, se moque même des clichés du jeu vidéo, en particulier de ce besoin d'hyper-virilisme pour les héros masculins.

Que cela soit en faisant disparaître Snake au profit de l'androgyne Raiden, ou la mise en abyme des missions VR de Raiden, qui font écho à l'entraînement du joueur qui apprend à tuer virtuellement pour obtenir satisfaction dans un jeu vidéo... Tout est méta, tout est réflexion sur le média vidéoludique. MGS2 est un jeu profond, mais qui est aussi le symptôme d'un auteur qui a du mal à se poser des limites. Un très grand jeu, qui n'est supplanté que par deux chefs-d’œuvre plus grands encore.

La meilleure intro du monde : Le premier chapitre de l'aventure sur le tanker transportant le Metal Gear RAY est une masterclass absolue. Kojima y montre tout son savoir-faire en termes de mise en scène, de narration, et de création de personnages iconiques. Snake n'aura jamais été aussi charismatique, Olga Gurlukovich crève l'écran, et que dire de l'apparition d'Ocelot ? Un des plus grands moments de la série et une leçon de JV.

 

Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty : photoOverdose de charisme

 

2 - METAL GEAR SOLID 3 : Snake eater

Ça parle de quoi ? En pleine Guerre froide, en 1964, Naked Snake se retrouve avec pour mission de libérer le scientifique Sokolov, prisonnier dans une geôle en URSS. Mais Snake est trahi par son mentor The Boss, passée à l'Est. Celle-ci a créé l'unité Cobra, composée de soldats aux pouvoirs paranormaux. Sokolov est enlevé par l'unité Cobra, Snake combat The Boss, mais perd le duel et est laissé pour mort au fond d'une rivière.

À peine convalescent, Snake doit reprendre du service, et repartir en Russie pour extraire Sokolov. Il est secondé par Eva, un agent du gouvernement américain. Après des combats contre les sbires de The Boss, Snake retrouve Sokolov, qui explique avoir fabriqué un Shagohod, un tank capable de lancer des ogives nucléaires. Snake combat The Boss, puis Ocelot, et parvient à s'enfuir.

Mais Eva se révèle être un agent double pour la Chine, et lui révèle la vérité : The Boss n'était pas une traîtresse. Elle devait infiltrer les forces russes pour détruire le Shagohod. Pour maintenir sa couverture, elle est allée jusqu'à se faire tuer par son élève. Elle passe pour un monstre aux yeux des Russes, pour une traîtresse aux USA. Snake est promu au rang de Big Boss pour avoir surpassé son ancien mentor, mais est dégoûté par le système.

 

Metal Gear Solid 3 : Snake Eater : photoIls ont changé les Jones père et fils

 

Pourquoi c'est un chef-d’œuvre ? Comment Kojima allait pouvoir faire mieux que MGS 2. Aller vers toujours plus de futurisme ? Faire de Raiden la star du prochain Metal Gear ? Le créateur a pris tout son public à contre-pied en revenant aux origines mêmes de sa saga phare. Bien qu'effectuant un retour dans le temps sur la ligne chronologique, Metal Gear Solid 3 : Snake Eater est aussi un bond en avant pour ce qui est du gameplay.

Le système de camouflage de MGS3 tient du génie, le CQC révolutionne l'approche du combat au corps à corps de la série, la question de la survie est au cœur du titre, et rarement un jeu aura offert autant de possibilités d'infiltration. Il s'agit du jeu à l'histoire la plus touchante de toute la franchise, la relation entre The Boss et Snake étant particulièrement bien menée, jusqu'à un final doux-amer mémorable.

Le moment le plus perché : Tout au long de l'aventure, The Sorrow intervient auprès de Snake pour lui donner des indices sur la marche à suivre pour progresser vers son destin. Puis vient le moment de "l'affrontement", un duel qui n'en est pas un, puisque The Sorrow, médium de son état, joue sur la psyché. Il force Snake à avancer dans une rivière où apparaissent les âmes de toutes les personnes qu'il a assassinées, une torture psychologique pour Snake, et qui renvoie le joueur à ses actes in-game, tout assassin virtuel qu'il est.

 

Metal Gear Solid 3 : Snake Eater : photoSéquence émotion

 

1 - METAL GEAR SOLID

Ça parle de quoi ? Solid Snake est dépêché sur l'île de Shadow Moses, car un groupe de mercenaires génétiquement modifiés, se revendiquant de l'unité FOXHOUND, ont pris le contrôle de la base militaire américaine secrète située sur place. Celle-ci renferme un Metal Gear, une machine de guerre équipée d'ogives nucléaires. Le leader du groupe FOXHOUND, Liquid Snake, exige un milliard de dollars et qu'on lui remette les restes de Big Boss, le plus grand soldat que la Terre ait jamais connu, sans quoi il lancera une tête nucléaire sur le territoire américain.

Sur place, Snake rencontre un cyborg ninja répondant au nom de Gray Fox, découvre qu'il a été manipulé par le gouvernement américain, qu'il est le porteur du virus FoxDie, et que personne n'est censé sortir vivant de Shadow Moses. Après avoir fait exploser le Metal Gear, Liquid Snake lui révèle la vérité : ils ne sont que les clones de Big Boss. Liquid meurt, et Campbell promet d'aider Snake à disparaître. Dans une scène post-générique, Ocelot échange avec le troisième clone de Big Boss, Solidus Snake, disant que le plan s'est déroulé à merveille. Solidus est en réalité le président des USA.

 

Metal Gear Solid : photoNinjaaaaaaaaaa !!!

 

Pourquoi c'est lui le plus Solid ? À sa sortie sur PS1 en 1998, Metal Gear Solid a fait l'effet d'une bombe dans le monde du jeu vidéo. Graphiquement au top, le jeu a surtout impressionné par sa proposition de gameplay quasi révolutionnaire, privilégiant l'infiltration et la discrétion à la confrontation armée. Mais il a aussi bouleversé le public et la critique en brouillant les limites entre jeu vidéo et cinéma, utilisant les codes des deux sphères pour produire un jeu unique en son genre. Sony peut lui dire merci, car MGS a été l'un des meilleurs system-sellers de la PlayStation 1.

Son équilibre parfait entre phases d'actions mémorables, séquences d'infiltration et combat de boss épiques et le tout porté par une histoire menée de main de maître en font un momentum dans l'histoire du jeu vidéo. Peu de titres peuvent se targuer d'avoir cumulé les scènes cultes comme l'a fait Metal Gear Solid : l'apparition de Gray Fox, les discussions avec Otacon via Codec, les révélations de Liquid Snake, la séquence de torture pour sauver Meryl... Malgré son âge vénérable, MGS est toujours aussi passionnant, et un indispensable pour tout joueur qui se respecte.

 

Metal Gear Solid : photoLa crampe, version Kojima

 

Le moment le plus culte : Difficile de ne choisir qu'un seul instant à retenir de MGS1, tant le titre regorge de scènes inoubliables. Cependant, s'il ne devait rester qu'un seul moment à garder, ce serait le duel opposant Snake à Psycho Mantis. Le bad guy a des pouvoirs de médium, et peut lire dans l'esprit de Snake, mais aussi de celui qui tient la manette. Après avoir explosé le quatrième mur en lisant le contenu de la carte mémoire connectée à la console, faisant la liste des jeux Konami sauvegardés sur le support, Psycho Mantis déclenche même les vibrations de la manette.

Le vilain amateur de BDSM esquive tous les tirs et semble invulnérable, mais un moyen de l'arrêter simplement existe : brancher son joypad sur le second port manette de la PS1. Psycho Mantis ne peut alors plus deviner les mouvements de Snake, qui vient à bout de lui sans effort. Du pur Kojima, qui aura marqué toute une génération de joueurs.

Tout savoir sur Metal Gear Solid V : The Phantom Pain

Newsletter Ecranlarge
Recevez chaque jour les news, critiques et dossiers essentiels d'Écran Large.
Vous aimerez aussi
commentaires
Buli
29/12/2022 à 01:52

Pour ma part c’est MGS3, MGS1 pour la nostalgie et MGS5 sachant que chacun des opus a son propre défaut. Je me lasse vite des jeux qui vieillissent rapidement et c’est pour ça que dans le classement gameplay je pense que MGS5 et MGS3 se valent. MGS4 était pas mal non plus, bon y avait un peu de fan service mais le retour à Shadow Moses m’avait bien plu, et les retrouvailles avec Big Boss !

RobinDesBois
04/07/2022 à 15:05

@Kerneckk C'est Metal Gear Solid (sans le snake à la fin qui correspond à un autre épisode)

C'est aussi et de très loin mon préféré pour les même raisons. On a pas fait mieux côté perso. Tous les boss qui ont une histoire très particulière, une personnalité bien écrites, et les conversations codecs tellement passionnantes qu'on se surprend à réinterroger plusieurs fois d'affilée les même personnages en espérant qu'ils aient de nouvelles choses à nous dire.

C'est aussi en parti pour ça que je place MGS2 devant le 3. Les perso sont pas aussi intéressants et charismatiques ceux d'MGS1 mais ils sont largement plus développés que ceux d'MGS 3. Et j'ai trouvé la partie Raiden vraiment très bonne. C'est vrai qu'on aurait tous préféré jouer avec Snake mais c'est vraiment bien traité, c'est une véritable expérience, on a presque l'impression de devenir schizo avec Raiden vers la fin du jeu. En comparaison j'ai trouvé le Big Boss d'MGS3 assez insipide.

Kerneckk
04/07/2022 à 13:47

J'avais peur que Metal Gear : Solid Snake (c'est à dire l'épisode de 1998) ne soit pas the first. Je suis rassuré.
La galerie de personnages est exceptionnelle (Manthis mon préféré de tous, Liquid, Raven, Wolf, etc.), les retournements de situation, et le scénario en béton armé. Il a vieilli niveau jouabilité, mais quel chef d'oeuvre, et quelle claque monumentale pour ceux qui l'ont découvert à sa sortie.
Sinon MGS3 est à mon sens le meilleur des autres, devant MGS2 (le regret de ne pas jouer avec Snake y fait beaucoup) et enfin MGS 5.
MGS4, pffff...

RobinDesBois
04/07/2022 à 04:26

Vous avez oublié Missions Spéciales sur ps1 qui permettait de jouer avec Gray Fox

RobinDesBois
04/07/2022 à 04:15

J'avais peur qu'MGS 3 soit premier. Pour moi c'est le plus surcôté de la saga. Le scenario est naze de chez naze. Toute l'intelligence de MGS 1 et 2 a disparu pour une autoparodie. Les personnages sont beaucoup moins intéressants que la galerie de perso charismatiques et bien écrits des deux opus précédents. Quand au gameplay je l'ai trouvé fastidieux et beaucoup moins fun et divertissant que celui de MGS 1 et 2.

C'était l'opus de trop, Kojima aurait du s'arrêter après MGS2.

Foxxyz60
03/07/2022 à 22:32

Sons of liberty est mal foutu, le meilleur est le V à mes yeux

Sunderstate
03/07/2022 à 22:21

Merci pour cet article !
Pour moi MGS4 est le PIRE Metal Gear. J'ai cessé de jouer aux JV pendant 10ans à cause de ce jeu.

L'indien Zarbi.
03/07/2022 à 22:05

Snake Eater, quel joyau.
Le duel avec the End, phénoménal.
Je l'avais rejoué sans faire de victimes pour passer une rivière des âmes déserte.
Quel souvenir.

tryclo999
03/07/2022 à 20:18

C'est sur le 5 que je me suis le plus amusé... Jusqu'à l'overdose ! J'aime son côté Free2play avec sa durée de vie quasi infini. J'attend un remaster du 2 3 4 pour pouvoir m'y mettre.

Sigi
03/07/2022 à 16:53

Snake Eater en numéro 1, étant donné qu'il est potentiellement le meilleur jeu vidéo de tous les temps.

Plus